Le Portugal en proie à la canicule et aux feux de forêt

Un pompier dans la forêt lors d'un incendie de forêt à Casais do Vento à Alvaiazere, le 10 juillet 2022 (Photo, AFP).
Un pompier dans la forêt lors d'un incendie de forêt à Casais do Vento à Alvaiazere, le 10 juillet 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 11 juillet 2022

Le Portugal en proie à la canicule et aux feux de forêt

  • Les thermomètres ont déjà atteint les 44 degrés Celsius par endroits
  • Le foyer le plus important faisait rage depuis jeudi mobilisait à lui seul près de 700 pompiers

OURÈM, Portugal: Jusqu'à 2 800 pompiers se sont mobilisés dimanche pour tenter de venir à bout d'une série de feux de forêt qui ravageaient le Portugal, où des températures caniculaires ont poussé le gouvernement à renforcer la mobilisation des secours en décrétant l'"état de contingence".

Le foyer le plus important faisait rage depuis jeudi dans la région d'Ourém (centre) et mobilisait à lui seul près de 700 pompiers.

"Le feu est arrivé à 50 mètres de la dernière maison du village (...). Là haut tout a brûlé", a témoigné Donzilia Marques en désignant les collines situées entre son hameau de Travessa de Almogadel et la bourgade de Freixianda.

Evacuée de son domicile la veille au soir, cette retraitée de 76 ans a pu le regagner dimanche matin, soulagée de découvrir qu'aucune maison n'y avait été endommagée.

L'incendie, qui aurait ravagé au moins 1 500 hectares de végétation selon une première estimation, a toutefois détruit au moins deux habitations, selon les services de secours, qui ont fait état d'autres évacuations temporaires de villages menacés par les flammes.

Un autre brasier mobilisant 450 pompiers faisait rage depuis vendredi à quelques kilomètres de là, après s'être déclaré dans la commune de Pombal, située elle aussi au confluent des districts de Leiria et Santarém.

Les incendies des derniers jours ont fait une quarantaine de blessés légers parmi les pompiers et la population, mais la plupart des victimes ont été soignées sur place pour des symptômes d'intoxication ou épuisement, d'après un bilan fourni dimanche soir par le commandant national de la protection civile, André Fernandes.

«Pic de météo extrême»

Pour la troisième journée consécutive, les soldats de la paix ont dû faire face à plus d'une centaine de départs d'incendie à travers le pays, alors que "le pic de météo extrême" est encore à venir, a souligné M. Fernandes.

Les thermomètres ont déjà atteint les 44 degrés Celsius par endroits, et l'institut météorologique portugais prévoit que les températures continuent d'augmenter jusqu'en milieu de semaine prochaine.

Après ce week-end "à haut risque", selon le Premier ministre Antonio Costa, qui a annulé un déplacement au Mozambique pour accompagner la situation au plus près, le gouvernement portugais a ainsi décidé de décréter l'"état de contingence" entre lundi et vendredi, pour élever d'un cran le niveau de mobilisation des services de secours et des restrictions qu'il peuvent imposer.

Lisbonne a par ailleurs demandé à l'Union européenne d'activer son mécanisme de protection civile commune, obtenant l'envoi de deux avions bombardiers d'eau stationnés en Espagne.

Si le ministre de l'Intérieur, José Luis Carneiro, a affirmé que le Portugal était confronté à la "pire conjonction de facteurs" depuis les incendies de juin et octobre 2017, qui avaient fait plus d'une centaine de morts, le président Marcelo Rebelo de Sousa a fait valoir que le niveau de préparation des secours n'était "pas comparable".

Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète. L'augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroits est une combinaison idéale pour le développement des feux.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.