La voiture autonome d'Apple encore loin de se passer du volant

Une vue de l'Apple store sur la Cinquième Avenue à New York, le 28 septembre 2020. (Photo, AFP)
Une vue de l'Apple store sur la Cinquième Avenue à New York, le 28 septembre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 12 juillet 2022

La voiture autonome d'Apple encore loin de se passer du volant

  • Le fabricant de l'iPhone n'a jamais admis publiquement travailler au développement d'un véhicule autonome sans volant, malgré différentes fuites dans la presse depuis plusieurs années
  • D'après The Information, un millier de personnes travaillent actuellement sur le projet Titan, qui coûte plus d'un milliard de dollars par an, sur les 22 milliards qu'Apple dépense en recherche et développement

SAN FRANCISCO : Le très secret projet de voiture autonome d'Apple est encore très loin d'aboutir après huit ans de grandes ambitions et changements de direction, d'après une enquête du site spécialisé The Information parue lundi.

Le fabricant de l'iPhone n'a jamais admis publiquement travailler au développement d'un véhicule autonome sans volant, malgré différentes fuites dans la presse depuis plusieurs années.

Selon The Information, qui dit avoir parlé à une vingtaine de personnes ayant fait partie du projet, le géant des technologies a péché dans plusieurs domaines, mais surtout le logiciel d'autonomie, censé détecter les potentiels obstacles et ajuster la conduite en conséquence.

Contrairement à Tesla, qui teste et ajoute progressivement des fonctions autonomes au logiciel de ses véhicules, ou Waymo (Google) et Cruise, qui ont commencé à tester leurs flottes de robotaxis avec des passagers, Apple entend commercialiser des voitures déjà entièrement autonomes aux consommateurs, un pari plus risqué financièrement et techniquement, note l'article.

Il détaille comment le projet, baptisé Titan, a souffert de trop grandes ambitions, comme d'essayer de construire une voiture complètement nouvelle, et de nombreux départs de cadres expérimentés, notamment à cause du manque de soutien des dirigeants.

Surtout, "les ingénieurs ont perdu un temps précieux à mettre en scène des démonstrations sur des trajets spécifiques en utilisant une technologie qui marche à cet endroit mais quasiment nulle part ailleurs", assure le journaliste.

Apple teste ses prototypes avec un chauffeur de secours à Los Angeles, San Diego et autour du Lac Tahoe.

Mais en début d'année, l'un d'entre eux a failli renverser un piéton à 25 km/h, et une enquête interne a déterminé que l'incident aurait eu lieu sans l'intervention in extremis de l'employé au volant, indique l'article.

Les rares fuites dans la presse sur une potentielle "Apple Car" sont suivies de près dans le monde de la tech où la marque à la pomme s'est taillée la réputation de produire des appareils électroniques sophistiqués, performants, intuitifs et innovants.

Mais depuis le départ et la mort en 2011 de Steve Jobs, le cofondateur emblématique du groupe californien, l'entreprise n'a pas réalisé de percée remarquée au-delà de sa montre connectée, l'Apple Watch, et de sa diversification dans les services.

A chaque nouvelle présentation de produits, le marché guette donc avidement une voiture autonome ou un casque de réalité virtuelle, aussi en projet.

D'après The Information, un millier de personnes travaillent actuellement sur le projet Titan, qui coûte plus d'un milliard de dollars par an, sur les 22 milliards qu'Apple dépense en recherche et développement.


Un grand défi pour les ministres américains de l'Economie? Signer lisiblement les billets verts

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen le 8 décembre 2022 à Fort Worth au Texas (Photo, AFP).
La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen le 8 décembre 2022 à Fort Worth au Texas (Photo, AFP).
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  • Janet Yellen, elle, a reconnu avoir "passé du temps à s'entraîner" avant d'envoyer la signature qui figurera sur les billets verts nouvellement imprimés
  • Janet Yellen s'y est pliée jeudi mais, comme ses prédécesseurs, a eu bien du mal à signer de manière lisible

FORTH WORTH: C'est un rituel immuable pour le ministre de l'Economie et des Finances aux Etats-Unis: apposer sa signature sur les billets. Janet Yellen s'y est pliée jeudi mais, comme ses prédécesseurs, a eu bien du mal à signer de manière lisible.

"Vous pourriez penser que c'est une formalité", a-t-elle lancé depuis l'imprimerie de billets de Fort Worth (Texas), l'une des deux du pays avec celle de la capitale, Washington.

Mais, s'"il est de coutume que les secrétaires au Trésor fournissent leur signature pour figurer sur la monnaie de notre pays, (...) les Pères fondateurs (des Etats-Unis, ndlr) n'ont pas tenu compte de ce qui semble être un attribut commun des secrétaires au Trésor: une horrible écriture", a plaisanté la ministre de l'Economie et des Finances de Joe Biden.

Ses prédécesseurs de l'administration de Barack Obama, Timothy Geithner puis Jack Lew, avaient tracé des signatures "si illisibles que les gens se moquaient d'eux", a récemment raconté Janet Yellen dans le célèbre "Late Show" de Stephen Colbert.

Tim Geithner avait dû changer de signature, "pour la rendre lisible".

Quant à son successeur Jack Lew, Barack Obama ne l'avait certainement pas choisi pour sa calligraphie. Le président avait même plaisanté lors de sa cérémonie de nomination, lui disant qu'il devrait essayer de rendre "au moins une lettre lisible" dans sa signature, a relaté Janet Yellen.

Ladite signature ressemblait "à la manière dont un enfant pourrait dessiner la fumée qui sort d'une cheminée", a ironisé Stephen Colbert.

S'entraîner


Janet Yellen, elle, a reconnu avoir "passé du temps à s'entraîner" avant d'envoyer la signature qui figurera sur les billets verts nouvellement imprimés, et ce jusqu'à la nomination d'un nouveau secrétaire au Trésor.

Les coupures de 1 et 5 dollars portant son nom commencent à être imprimées à Fort Worth, et arriveront dans les porte-monnaie des Américains en début d'année. Les plus gros montants suivront.

Jeudi, devant les immenses machines de ce site, qui imprime plus de la moitié des dollars mis en circulation, Janet Yellen a pu mettre à profit ce sévère entraînement et signer, pour de vrai, quelques nouveaux billets verts.

Le nom de la première femme secrétaire au Trésor figure désormais à droite des visages des anciens présidents George Washington sur les billets de 1 dollar, ou Abraham Lincoln sur les coupures de 5 dollars.

De l'autre côté, est traditionnellement apposée la signature du Trésorier des Etats-Unis. En l'occurrence, de la Trésorière: Marilynn Malerba, première femme d'origine amérindienne à ce poste, et par ailleurs cheffe de la tribu Mohegan. Elle a pris ses fonctions en septembre.

Autre première: ce sont donc deux signatures féminines qui figurent sur les billets, aux côtés des visages des Pères fondateurs du pays.

"C'est historique", a salué Charlene Williams, la responsable des opérations du "Bureau of Engraving and Printing", qui imprime les billets depuis 1862. Les pièces sortent elles du "Mint".

Et le billet de 20 dollars changera prochainement de visage. La première femme sur un billet sera Harriet Tubman, qui au XIXe siècle a fui l'esclavage et fait passer des dizaines d'esclaves vers le nord des Etats-Unis et le Canada avant et pendant la guerre de Sécession, avant de participer à la lutte pour le droit de vote des femmes.


Le gouvernement promet 435 millions d'euros pour verdir le transport aérien

L'Etat français va consacrer 435 millions d'euros à partir de 2023 à la décarbonation du secteur du transport aérien, a annoncé le ministre délégué aux Transports Clément Beaune vendredi à l'occasion d'une réunion des acteurs de la filière sur le site d'Airbus à Toulouse ( Photo d'illustration, AFP)
L'Etat français va consacrer 435 millions d'euros à partir de 2023 à la décarbonation du secteur du transport aérien, a annoncé le ministre délégué aux Transports Clément Beaune vendredi à l'occasion d'une réunion des acteurs de la filière sur le site d'Airbus à Toulouse ( Photo d'illustration, AFP)
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  • Parmi les projets qui seront financés par cette dotation: la production du premier avion bas carbone d'ici 2030
  • L'aviation représente entre 2 et 3% des émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU

PARIS: L'Etat français va consacrer 435 millions d'euros à partir de 2023 à la décarbonation du secteur du transport aérien, a annoncé le ministre délégué aux Transports Clément Beaune vendredi à l'occasion d'une réunion des acteurs de la filière sur le site d'Airbus à Toulouse.

"La décarbonation de l’aviation n’est pas une option, c’est une obligation", a déclaré le ministre dans un communiqué, s'engageant ainsi à "accompagner le secteur dans cette transition indispensable à son avenir".

Parmi les projets qui seront financés par cette dotation: la production du premier avion bas carbone d'ici 2030.

Interrogé par l'AFP sur les projets à l'étude et la répartition de ce budget de près d'un demi-milliard d'euros, le ministère a répondu que "la programmation est en cours de définition avec la filière".

Les acteurs de l'aéronautique planchent déjà sur des innovations technologiques pour réduire les émissions de CO2 des avions.

Airbus, qui s'est engagé à ce que ses avions volent à 100% avec des carburants verts d'ici 2030, développe un avion à hydrogène. De son côté, Safran travaille sur des équipements électriques.

L'aviation représente entre 2 et 3% des émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU.

Bien qu'anémié par la pandémie, le trafic aérien mondial devrait, lui, atteindre 10 milliards de passagers en 2050, plus du double de son niveau de 2019. Soit autant d'émissions en plus si rien n'est fait.

L'Association internationale du transport aérien (Iata), qui fédère la grande majorité des compagnies aériennes, ainsi que l'industrie aéronautique se sont engagées à réduire à zéro les émissions nettes de CO2 d'ici 2050, en incluant des mécanismes controversés de compensations carbone.


Comment les entreprises saoudiennes peuvent-elles profiter de la dynamique créée par la visite de Xi Jinping?

Près de trente-cinq accords initiaux entre les deux pays ont été signés. (SPA)
Près de trente-cinq accords initiaux entre les deux pays ont été signés. (SPA)
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  • Le président du Conseil des chambres saoudiennes salue le rôle de la Chine dans les mégaprojets du Royaume
  • Le commerce bilatéral entre l'Arabie saoudite et la Chine s'est établi à 95,46 milliards de dollars entre janvier et octobre 2022

RIYAD: Ajlan ben Abdelaziz al-Ajlan, président du Conseil des chambres de commerce saoudiennes, a transmis les salutations de la communauté des affaires du pays au président chinois, Xi Jinping, qui est arrivé au Royaume mercredi pour une visite de trois jours.
M. Al-Ajlan a salué l'amélioration constante des liens entre l'Arabie saoudite et la Chine, à la lumière de la forte volonté politique et du partenariat stratégique entre les deux pays amis, notamment sur le plan économique.
S'adressant à Arab News, Ajlan ben Abdelaziz al-Ajlan déclare que les deux pays ont des relations historiques et économiques solides, la Chine étant le premier partenaire commercial du Royaume.
Il exhorte la communauté des affaires à profiter de la dynamique créée par la visite de Xi Jinping pour faire avancer les accords commerciaux et les investissements en Arabie saoudite et en Chine.
Xi Jinping doit rencontrer des dirigeants saoudiens et arabes au cours de sa visite dans le Royaume. Trois sommets auront lieu pendant son séjour: le sommet saoudo-chinois, le sommet Golfe-Chine de Riyad pour la coopération et le développement, et le sommet arabe-Chine de Riyad pour la coopération et le développement.

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Xi Jinping, qui a été reçu jeudi par les dirigeants saoudiens, doit également rencontrer des dirigeants arabes au cours de sa visite dans le Royaume. (SPA)

Cette visite reflète le désir des dirigeants de l'Arabie saoudite et de la Chine de renforcer les liens, d'améliorer les partenariats stratégiques et de réaliser le potentiel politique et économique dans les domaines d'intérêt commun.
Près de trente-cinq accords initiaux entre les deux pays, pour un montant de plus de 110 milliards de riyals saoudiens (29,3 milliards de dollars: 1 dollar = 0,95 euro), ont été signés au cours de la visite présidentielle, ainsi qu'un accord de partenariat stratégique et un plan visant à harmoniser la mise en œuvre de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite avec l'initiative chinoise «Belt and Road» («Nouvelle Route de la soie»).
Le volume du commerce bilatéral a augmenté de 37 % en 2021 pour atteindre 81,14 milliards de dollars, l'Arabie saoudite représentant près de 26 % du commerce extérieur total de la Chine avec les pays arabes.

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Le volume du commerce bilatéral a augmenté de 37 % en 2021 pour atteindre 81,14 milliards de dollars. (SPA)

Le président du Conseil des chambres de commerce saoudiennes souligne que le Royaume est le plus grand partenaire commercial de la Chine en Asie occidentale et en Afrique du Nord, l'importation et l'exportation de marchandises entre les deux pays de janvier à octobre 2022 s'élevant à 95,46 milliards de dollars, ce qui reflète la force et la diversité du commerce entre les deux pays.
M. Al-Ajlan salue le rôle joué par les entreprises chinoises dans le Royaume et leur implication dans plusieurs mégaprojets saoudiens qui ajoutent de la valeur à l'économie du Royaume.
Il indique que l'harmonisation de l'initiative chinoise «Belt and Road» avec la Vision 2030 de l'Arabie saoudite permettra d'exploiter la situation stratégique du Royaume pour en faire un centre logistique mondial.

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Ajlan ben Abdelaziz Al-Ajlan, président du Conseil des chambres de commerce saoudiennes. (Fourni)

Ajlan ben Abdelaziz Al-Ajlan affirme qu'il existe d’importantes possibilités d'investissement dans le Royaume pour la Chine, notamment dans les projets d'infrastructure, ainsi que dans le renforcement de la coopération économique par le biais de blocs régionaux et internationaux tels que le Conseil de coopération du Golfe (CCG), le Groupe des vingt (G20) et d'autres.
Il déclare que l'optimisation de cette relation ferait des deux nations une puissante force économique combinée, basée sur des cadres institutionnels solides.
M. Al-Ajlan souligne que les accords de coopération en matière d'investissement conclus dans le cadre du Comité mixte saoudo-chinois et du Conseil des affaires saoudo-chinois, qui travaille sous l'égide du Conseil des chambres de commerce saoudiennes, jouent un rôle important dans le développement des investissements et du commerce entre les secteurs commerciaux des deux nations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com