Algérie: fin d'une campagne à sens unique pour le référendum constitutionnel

Les trois semaines de campagne se sont quasiment déroulées à sens unique: seuls les partisans du « oui » ont pu largement s'exprimer dans les médias officiels. (AFP)
Les trois semaines de campagne se sont quasiment déroulées à sens unique: seuls les partisans du « oui » ont pu largement s'exprimer dans les médias officiels. (AFP)
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Publié le Mercredi 28 octobre 2020

Algérie: fin d'une campagne à sens unique pour le référendum constitutionnel

  • Près de 25 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer dimanche sur une révision constitutionnelle censée fonder une « Nouvelle République » et répondre aux aspirations du mouvement de protestation populaire « Hirak »
  • Dans certains quartiers d'Alger, nombre de panneaux électoraux sont restés vides, sur d'autres les affiches ont été arrachées

ALGER : La campagne en vue du référendum sur la révision de la Constitution en Algérie s'achève mercredi sans avoir suscité l'engouement des Algériens durant ces trois dernières semaines.

Près de 25 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer dimanche sur une révision constitutionnelle censée fonder une « Nouvelle République » et répondre aux aspirations du mouvement de protestation populaire « Hirak ».

La réforme a été proposée par le président Abdelmadjid Tebboune, dont elle était une promesse électorale et qui l'a qualifiée de « pierre angulaire de la Nouvelle Algérie ». M. Tebboune, 74 ans, est aujourd'hui hospitalisé dans un établissement militaire d'Alger après des cas suspects de Covid-19 dans son entourage.  

Dans certains quartiers d'Alger, nombre de panneaux électoraux sont restés vides, sur d'autres les affiches ont été arrachées, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les trois semaines de campagne se sont quasiment déroulées à sens unique: seuls les partisans du « oui » ont pu largement s'exprimer dans les médias officiels.

Ces derniers jours, le gouvernement, avec à sa tête le Premier ministre Abdelaziz Djerad, a mis les bouchées doubles en organisant des meetings et autres « rencontres avec la société civile » pour défendre l'amendement constitutionnel. 

La nouvelle Loi fondamentale, tout en mettant l’accent sur une série de droits et libertés - entendant ainsi satisfaire les revendications du « Hirak » - maintient un régime présidentialiste et autorise d'éventuelles missions de l’armée à l'étranger.

Soulèvement inédit, pacifique et sans véritable leadership, le « Hirak » est né en février 2019 d'un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un profond changement du « système » en place depuis 1962. En vain jusqu'à présent, même s'il a arraché le départ du président Abdelaziz Bouteflika.

La date du référendum, le 1er novembre, est hautement symbolique. Elle marque l'anniversaire du début de la Guerre d'indépendance contre la puissance coloniale française (1954-1962).

« Novembre 1954: la libération, novembre 2020: le changement », promettait le slogan officiel de la campagne qui s'achève mercredi à minuit.

Dans un climat de répression, les opposants - des islamistes à l'extrême-gauche en passant par les défenseurs des droits humains - dénoncent un projet visant à enterrer le « Hirak » pour les uns et à constitutionnaliser la laïcité pour les autres.

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.