Nominations aux Emmy Awards: 5 choses à retenir

Un Emmy Award (Photo, AFP).
Un Emmy Award (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 13 juillet 2022

Nominations aux Emmy Awards: 5 choses à retenir

  • Les dernières nominations aux Emmy Awards enregistrent de nets progrès pour les femmes
  • Près de la moitié des réalisateurs sélectionnés cette année sont des femmes

LOS ANGELES: La série "Succession" part en tête des Emmy Awards avec 25 nominations pour la 74e édition, marquée par un nombre record de candidatures après la fin des restrictions sanitaires liées à la pandémie.

Voici cinq choses à retenir des nominations dévoilées mardi à Los Angeles:

Nomination posthume pour Chadwick Boseman 

Chadwick Boseman, incarnation à l'écran du super-héros "Black Panther" de la saga Marvel, est mort en août 2020 d'un cancer du colon, une maladie qu'il n'avait jamais publiquement évoquée.

L'an dernier, il avait manqué de peu de décrocher un Oscar à titre posthume pour "Le blues de Ma Rainey" mais Anthony Hopkins l'avait finalement emporté.

Les Emmy Awards 2022 sont vraisemblablement la dernière chance d'Hollywood de décerner une récompense à cet artiste, qui a prêté sa voix à une version animée de Black Panther pour un épisode de la série "What If...?" diffusée sur Disney+.

L'actrice Jessica Walter ("Arrested Development"), décédée en mars 2021 à l'âge de 80 ans, est elle aussi sélectionnée cette année à titre posthume pour avoir prêté sa voix à un personnage de la série animée "Archer".

Progrès pour les femmes 

Les dernières nominations aux Emmy Awards pour la réalisation, le scénario et les catégories techniques enregistrent de nets progrès pour les femmes, traditionnellement sous-représentées dans les prix décernés par l'industrie du divertissement dans ces domaines.

Près de la moitié des réalisateurs sélectionnés cette année sont des femmes, à l'instar d'Amy Poehler pour son documentaire "Lucy and Desi" et Lorene Scafaria, en lice dans la catégorie phare de la série dramatique pour "Succession".

On compte également environ 40% de femmes dans les nominations pour les scénarios.

Obama contre Kareem Abdul-Jabbar ? 

Les prix hollywoodiens font toujours preuve d'une grande inventivité quand il s'agit d'aligner des noms prestigieux dans les nominations, et cette fournée des Emmy Awards ne fait pas exception.

On trouve parmi les candidats retenus dans la catégorie "narration" la légende des documentaires animaliers, le Britannique David Attenborough, et l'actrice oscarisée Lupita Nyong'o.

Plus surprenant, la 74e édition met en présence dans la même catégorie l'ex-star du basketball Kareem Abdul-Jabbar, pour un documentaire sur les héros noirs de la guerre civile américaine, et l'ancien président Barack Obama, qui commente une série documentaire consacrée aux parcs nationaux.

Barack Obama devra attendre la cérémonie du 12 septembre prochain pour savoir s'il peut ajouter un Emmy à côté du prix Nobel de la paix et des deux Grammy Awards qui trônent déjà sur sa cheminée.

Dave Chappelle sélectionné malgré la polémique

L'humoriste Dave Chappelle a suscité une vive controverse aux Etats-Unis pour des plaisanteries considérées par certains comme méprisantes à l'égard des personnes transgenres, notamment dans son show "The Closer" diffusé l'an dernier sur Netflix.

Des manifestants s'étaient notamment rassemblés devant le siège du géant de la vidéo à la demande, à Los Angeles, pour dénoncer les propos du comédien.

Dans ce spectacle, la star du stand-up affirmait notamment que "l'existence du genre est un fait" et que ses détracteurs sont "trop sensibles".

"Dans notre pays, vous pouvez tirer et tuer" un homme noir, "mais ne vous avisez pas de froisser une personne gay", y disait encore Dave Chappelle, lui-même noir.

Les votants de l'Académie des Emmy Awards n'ont visiblement pas été dissuadés par cette polémique et ont sélectionné Dave Chappelle pour "The Closer".

«Yellowstone» snobée

La série "Yellowstone", qui mêle western moderne et soap-opera, a pour vedette Kevin Costner et a rassemblé 11 millions de spectateurs pour le lancement de sa quatrième saison. Elle est pourtant repartie bredouille des nominations aux Emmy Awards mardi.

Depuis sa création, la série n'a en réalité obtenu qu'une maigre nomination, dans une catégorie technique mineure.

Les votants ont pu être rebutés par les accents ouvertement conservateurs de la série ou sa diffusion sur le réseau Paramount, relativement modeste. La popularité de "Yellowstone" n'a pourtant cessé de grandir, notamment chez les élites aux penchants progressistes.


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com