Quand la scène à Avignon soigne les traumatismes du Bataclan

Fanny Chasseloup, rescapée de l'attentat du 13 novembre 2015 au music-hall du Bataclan à Paris et auteur d'une pièce "Les Vivants", pose lors du festival de théâtre d'Avignon, dans le sud de la France, le 14 juillet 2022. (AFP)
Fanny Chasseloup, rescapée de l'attentat du 13 novembre 2015 au music-hall du Bataclan à Paris et auteur d'une pièce "Les Vivants", pose lors du festival de théâtre d'Avignon, dans le sud de la France, le 14 juillet 2022. (AFP)
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Publié le Jeudi 14 juillet 2022

Quand la scène à Avignon soigne les traumatismes du Bataclan

  • Au Festival d'Avignon, deux pièces fondées sur des histoires de rescapés de l'attaque terroriste contre le Bataclan sont une véritable ode au pouvoir guérisseur de l'écriture et de l'amour
  • «J'avais trop de blocages et trop peur que les familles pensent que j'instrumentalisais mon récit», affirme a comédienne Fanny Chasseloup

AVIGNON: "Les morts vivent un peu en toi": au Festival d'Avignon, deux pièces fondées sur des histoires de rescapés de l'attaque terroriste contre le Bataclan sont une véritable ode au pouvoir guérisseur de l'écriture et de l'amour.

La comédienne Fanny Chasseloup et son mari étaient dans la salle de concert le soir du 13 novembre 2015. Un an plus tard, cette rescapée noircissait des pages pour soulager son coeur, mais hésite à les rendre publiques.

"J'avais trop de blocages et trop peur que les familles pensent que j'instrumentalisais mon récit", affirme la comédienne aujourd'hui âgée de 38 ans et dont le mari a survécu à ses blessures.

"J'ai ensuite rencontré (la metteuse en scène et réalisatrice, NDLR) Ariane Mnouchkine. Je lui ai dit que je n'avais pas le droit d'écrire tout ça. Elle m'a répondu: +Tu n'as pas le droit, tu as le devoir+. Ca m'a complètement débloquée", se rappelle-t-elle.

S'éloigner du simple témoignage 

Le résultat est "Les Vivants", pièce qu'elle a créée dans le "off" d'Avignon en 2021 et reprise cette année dans le même festival.

Un spectacle coup de poing où l'on suit Mousse (Julie Cavanna) et Léo (Benjamin Brénière), un couple insouciant, amoureux et fan de rock'n'roll, qui décide d'aller au fatidique concert des Eagles of Death Metal.

On voit Mousse danser, comme en transe, lorsqu'on entend le son des tirs: Léo est grièvement blessé, elle se réfugie dans les toilettes avec d'autres.

Alors qu'elle résistait jusqu'à présent à l'idée de tomber enceinte, c'est là où elle a un désir violent d'enfant, "un désir qui était enfoui", explique l'autrice.

Le metteur en scène Jean-Philippe Daguerre, lauréat de plusieurs Molières qui a monté le spectacle, l'encourage à développer la partie de "l'avant-Bataclan" pour mettre en avant la force de l'amour face à la brutalité de la mort.

Mais c'est surtout quand elle introduit dans la pièce un personnage masqué, qui incarne son traumatisme, qu'elle comprend qu'elle a pris assez de recul pour pouvoir en faire une pièce.

"J'ai pu jouer avec mes sentiments et m'éloigner du simple témoignage", explique Fanny Chasseloup, qui alterne humour et émotion lors de ses visites à l'hôpital où Léo sombre dans un coma ou encore chez son psychanalyste.

"Il y a des spectateurs qui ont vécu des traumas difficiles dans leur vie mais qui m'ont dit: +J'ai l'impression qu'on me parlait+. Il n'y a que le théâtre qui peut transcender les choses comme ça", ajoute la comédienne, aujourd'hui mère de deux enfants.

«Se raccrocher à la vie»

Avoir été "au mauvais endroit au mauvais moment", c'est ce qu'a connu également Erwan Larher. Il est l'auteur de "Le livre que je ne voulais pas écrire", adapté par Pierre Azéma et Alex Metzinger, qui joue le rôle principal, également dans le "off".

La pièce, appelée "13", raconte le processus de reconstruction d'Erwan par l'écriture, après avoir été blessé au Bataclan.

Le personnage, accompagné en live par de la musique rock jouée par Pauline Gardel, est hanté par la posture dans laquelle il s'est trouvé, en chien de fusil, quand il a été touché aux fesses.

"Faire le mort ou il va t'achever d'une balle dans la tête. Suspension du temps. Tu es calme. Tu dois faire le mort. Inerte. Caillou. Survivre. Inerte comme un caillou", répète-t-il.

Hanté également par cette personne qui l'agrippe par le mollet pendant longtemps. "Tu le ressens d'instinct comme un geste de fraternité désespérée. (...) Cette personne se raccroche à toi. A la vie".

Hanté enfin par des questions pragmatiques: "vais-je rebander un jour?".

Ses amis le pressent d'écrire ("Tu dois raconter!") et le bombardent de questions: "As-tu eu peur pendant ces moments passés au sol dans cette putain de salle de concert ? Peur de quoi ? Peur pour qui ? As-tu un seul instant pensé à la mort"?

La salvation vient grâce à l'écriture, à son osthéopathe qui lui recommande de lâcher prise et à son retour, enfin, dans une salle de concert.


«Wakanda» toujours maître du box-office nord-américain

L'acteur tobagonien Winston Duke et l'actrice guyanaise Letitia Wright arrivent pour la première mondiale de "Black Panther: Wakanda Forever" des studios Marvel (Photo, AFP).
L'acteur tobagonien Winston Duke et l'actrice guyanaise Letitia Wright arrivent pour la première mondiale de "Black Panther: Wakanda Forever" des studios Marvel (Photo, AFP).
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  • Après le décès de T'Challa, le Wakanda se trouve aux prises avec les puissances mondiales, dont un royaume sous-marin
  • «Wakanda Forever», la suite du film afro-futuriste qui avait cartonné en 2018, rend un hommage appuyé à Chadwick Boseman

LOS ANGELES: "Black Panther: Wakanda Forever" a continué à régner en tête du box-office nord-américain, amassant plus de 64 millions de recettes pour le long week-end de Thanksgiving, selon les chiffres dimanche du cabinet spécialisé Exhibitor Relations.

"Wakanda Forever", la suite du film afro-futuriste qui avait cartonné en 2018, rend un hommage appuyé à Chadwick Boseman, la star du premier "Black Panther", décédé en 2020 d'un cancer du côlon à 43 ans. L'acteur y fait des apparitions sous la forme de flashbacks en tant que T'Challa, le souverain du royaume africain fictif de Wakanda.

Après le décès de T'Challa, le Wakanda se trouve aux prises avec les puissances mondiales, dont un royaume sous-marin, et lutte pour conserver son autonomie.

Les spectateurs des salles obscures des États-Unis et du Canada ont largement préféré ce Marvel au film d'animation de Disney "Avalonia, l'étrange voyage", qui ne récolte que 18,6 millions de dollars au cours du week-end prolongé.

En troisième place du podium, "Devotion", l'histoire de deux pilotes de chasse de la marine américaine, enregistre 9 millions de dollars de recettes.

Arrive juste derrière "Le Menu", un film qui emprunte à la fois au cinéma d'horreur, au film noir et à la comédie grinçante, avec 7,3 millions de dollars.

Les super-héros de "Black Adam" sont en cinquième place avec un peu moins de 5 millions de dollars.

Voici le reste du classement:

6. "The Fabelmans" (3 millions de recettes)

7. "Bones and All" (3,6 millions)

8. "Ticket to Paradise" (2,6 millions)

9. "The Chosen Saison 3: Épisodes 1 et 2" (2,1 millions)

10. "She Said" (1,5 million)


Mondial: L'Allemagne tient tête à l'Espagne (1-1) et garde espoir

Niclas Fullkrug marque le but égalisateur pour l'Allemagne contre l'Espagne au stade Al Bayt, Al Khor, Qatar, le 27 novembre 2022 (Photo, Reuters).
Niclas Fullkrug marque le but égalisateur pour l'Allemagne contre l'Espagne au stade Al Bayt, Al Khor, Qatar, le 27 novembre 2022 (Photo, Reuters).
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  • L'Espagne de son côté n'aura pas le droit à l'erreur face aux imprévisibles japonais
  • «On a assisté à un match d'égal à égal et c'est le plus important»

DOHA: Grâce à une égalisation dans les dix dernières minutes de son joker Niklas Füllkrug, l'Allemagne a arraché le match nul contre l'Espagne (1-1) dimanche soir et conserve ses chances de qualification pour les huitièmes du Mondial-2022.

Pour éviter une nouvelle piteuse sortie avant même la phase à élimination directe comme en 2018 en Russie, les joueurs de Hansi Flick devront absolument s'imposer jeudi soir (22h00 locales), toujours au stade Al Bayt d'Al Khor, contre le Costa Rica, et compter sur une victoire ou un match nul de l'Espagne contre le Japon.

L'Espagne de son côté n'aura pas le droit à l'erreur face aux imprévisibles japonais, capables de renverser l'Allemagne lors de leur premier match (2-1) puis de céder contre le Costa Rica dimanche après-midi

"On a assisté à un match d'égal à égal et c'est le plus important. C'est gigantesque ce que l'équipe a réalisé, je suis fier", s'est réjoui le sélectionneur allemand Hansi Flick, qui retient la réaction d'orgueil de ses joueurs.

En mal d'avant-centre de qualité, elle qui a compté dans ses rangs par le passé parmi les meilleurs de la planète, de Gerd Müller à Miroslav Klose en passant par Jürgen Klinsmann, l'Allemagne s'en est remise dimanche soir à un quasi trentenaire qui n'avait pas une seule sélection à la mi-novembre au moment de l'annonce des 26 joueurs retenus par Flick.

A 29 ans, Niklas Füllkrug a bénéficié de son excellent début de saison avec son club, le Werder Brême (deuxième meilleur buteur de Bundesliga derrière le Français de Leipzig Christopher Nkunku), et de la blessure de l'attaquant de Leipzig Timo Werner à deux semaines du Mondial, pour pousser les portes de la Nationalmannschaft.

Et le voilà avec déjà deux buts en trois matches disputés avec la sélection, puisque pour sa première apparition, il avait marqué en amical contre Oman (1-0) juste avant la compétition au Qatar.

"Nous souhaitions impérativement renverser ce match, c'était important pour les sensations. On a encore une marge de progression. Il ne faut pas s'emballer maintenant, mais on peut espérer que tout se passe bien dans le dernier match", a commenté Lücke, surnom du sauveur providentiel de la Mannschaft, en raison de ses "dents du bonheur".

Kehrer en difficulté 

Dimanche soir, dans l'imposant stade Al Bayt, Füllkrug est entré en jeu à la 70e minute, juste après l'ouverture du score pour l'Espagne d'Alvaro Morata.

Et moins d'un quart d'heure après, sur une accélération de Leroy Sané et un service de Jamal Musiala, il n'a pas laissé passer sa chance sur une puissante frappe pour sortir ses coéquipiers d'une seconde défaite qui aurait grandement compliqué la suite de leur tournoi.

"Ça a été un match très compliqué contre une équipe d'Espagne bien en place. On a accepté ce combat et on a peu concédé durant les 90 minutes", s'est félicité le capitaine et gardien allemand Manuel Neuer.

"Le plus important, c'est que l'on est encore en vie. Les Espagnols ont débuté le match en bombant le torse, nous, on sortait d'une tout autre rencontre. On ne l'a pas tellement vu sur le terrain", a ajouté Neuer, en référence à la démonstration espagnole contre le Costa Rica (7-0) mercredi, quelques heures après la défaite allemande contre le Japon (2-1).

Face à l'Espagne, comme face au Japon, le côté droit de la défense allemande a encore été en grande difficulté. Thilo Kehrer a été titularisé à la place de Niklas Süle mais il a subi chaque accélération espagnole de Dani Olmo ou Ferran Torres.

Et c'est de ce côté qu'est arrivée l'ouverture du score de la Roja, Jordi Alba prenant de vitesse Kehrer et servant idéalement Alvaro Morata, plus rapide que Süle pour reprendre la balle.

Pour l'Espagne de Luis Enrique, dominatrice avec la possession du ballon, ce résultat nul ouvre les portes des huitièmes de finale, puisqu'un match nul dans quatre jours contre le Japon sera suffisant, mais une victoire assurerait la première place du groupe.


Retour de la «Star Ac»: TF1 satisfaite des audiences

Star Academy. (Photo, Twitter, @StarAcademyTF1)
Star Academy. (Photo, Twitter, @StarAcademyTF1)
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  • «Large leader», la finale de cette dixième saison a été suivie en moyenne par 3,8 millions de téléspectateurs, un «véritable succès» qui se décline sur toutes les cibles, a souligné la chaine
  • Par tranches d'âge, la part d'audience a été de 58% pour les 15-34 ans, 42% pour les 25-49 ans et 61% pour les 25-34 ans

PARIS: TF1 s'est félicitée dimanche des audiences de la saison de la "Star Academy", l'émission de télé-crochet vedette des années 2000 revenue à l'antenne cet automne et remportée samedi par la jeune chanteuse Anisha. 

"Large leader", la finale de cette dixième saison a été suivie en moyenne par 3,8 millions de téléspectateurs, un "véritable succès" qui se décline sur toutes les cibles, a souligné la chaine dans un communiqué. 

L'émission a ainsi rassemblé 44% du public sur la cible reine des "femmes responsables principales des achats de moins de 50 ans", selon les chiffres présentés par TF1. 

Par tranches d'âge, la part d'audience a été de 58% pour les 15-34 ans, 42% pour les 25-49 ans et 61% pour les 25-34 ans. 

Pour la chaîne, les bons résultats de la finale confirment ceux enregistrés tout au long de la saison. 

Hors finale et demi-finale, le programme a réuni "en moyenne 4,2 millions de téléspectateurs" en prime time, un "bilan exceptionnel", a insisté TF1. 

De son côté, "La Quotidienne" a fait un "carton d'audience", avec 1,9 million de téléspectateurs en moyenne, a-t-elle ajouté. 

Lancée en 2001 par la société de production Endemol, la "Star Academy" a initialement été diffusée pendant huit saisons sur TF1, avec une dernière finale en décembre 2008. 

Elle a aussi été diffusée durant une unique saison sur la chaine NRJ 12, en 2012-2013.