La course d'obstacles des roses équatoriennes pour arriver sur les étals du monde

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Publié le Vendredi 15 juillet 2022

La course d'obstacles des roses équatoriennes pour arriver sur les étals du monde

  • Quatrième source de revenus du pays sud-américain, les roses ont rapporté 927 millions de dollars en 2021, un record historique
  • Dans ce secteur très concurrentiel, les producteurs équatoriens ont notamment exploré de nouveaux marchés, en profitant de l'excellente réputation de leur production

CAYAMBE: D'abord la pandémie, puis les conséquences de la guerre en Ukraine, sans compter les semaines de blocages dans le pays contre la vie chère: en Equateur, les producteurs de fleurs surmontent les obstacles les uns après les autres pour continuer à exporter leurs roses dans le monde entier.

"Nous avons vécu de nombreuses crises locales et internationales. Nous vivons en crise, mais nous savons comment gérer", assure Eduardo Letort, à la tête de l'entreprise Hoja Verde, qui produit chaque année 35 millions de roses de 120 variétés différentes.

Quatrième source de revenus du pays sud-américain, les roses ont rapporté 927 millions de dollars en 2021, un record historique. L'Équateur, où quelque 600 entreprises font pousser 450 variétés de roses, est le troisième producteur mondial après les Pays-Bas et la Colombie.

"Ca a été des années très dures, mais nous les producteurs de fleurs nous sommes très résistants. Nous avons réussi à nous adapter, nous sommes devenus plus efficaces", explique M. Letort à l'AFP dans sa pépinière à Cayambe, une localité andine proche de Quito.

Dans ce secteur très concurrentiel, les producteurs équatoriens ont notamment exploré de nouveaux marchés, en profitant de l'excellente réputation de leur production.

Ils ont aussi rationalisé l'utilisation des engrais face à la hausse des prix, d'abord en raison de la pandémie, puis à cause de la guerre en Ukraine, la Russie étant un des principaux fournisseurs de fertilisants.

En juin, alors que la mobilisation des indigènes contre le coût de la vie et le prix des carburants se durcissait, les manifestants s'en sont pris parfois à des cargaisons de roses.

Des fleurs ont aussi dû être jetées car elles pourrissaient sur place, faute de pouvoir être exportées en raison des blocages de route.

Avantage sur le marché

Les producteurs de fleurs sont concentrés sur 5 800 hectares dans la région d'altitude de la Sierra.

En 2020, malgré la pandémie de Covid-19, les ventes ont représenté 827 millions de dollars, une baisse moins forte qu'attendue par rapport à 2019 (880 millions).

"Nous avons constaté que les fleurs, malgré la pandémie, sont devenues un produit nécessaire. Les gens voulaient de la couleur, des senteurs dans leur maison, c'est vraiment devenu un produit de première nécessité", souligne M. Letort, qui envoie 5% de sa production en France.

Sans compter les demandes pour les enterrements en hausse en raison de Covid-19.

Début 2022, les exportations avaient déjà bien rebondi. Entre janvier et mai, elle ont généré 432 millions de dollars, contre 417 sur la même période en 2021.

De haute taille, jusqu'à 90 cm de haut, arborant des boutons aux pétales abondants et colorés, des feuilles d'un vert brillant, les roses équatoriennes sont considérées comme les plus belles du monde.

"En raison de la qualité, de la couleur, de la taille, nous avons toujours un avantage sur le marché", explique Socorro Martinez, à la tête de l'entreprise néerlandaise Dümmen Orange, située à Guachala.

Mais la grève de 18 jours lancée par les mouvements indigènes contre la vie chère a terni un peu cet optimisme.

Pour le président de l'Association des producteurs et exportateurs Expoflores, Alejandro Martinez, l'année 2022 "s'annonçait très bonne malgré la question de la Russie, avec des baisses, mais avec une potentielle reprise en fin d'année".

"Avec la grève (indigène), cela va être beaucoup plus compliqué" de maintenir les résultats espérés, prédit-il.

En 2021, la Russie était le deuxième plus grand marché pour les fleurs équatoriennes (20%), derrière les États-Unis (40%). Après l'invasion de l'Ukraine, les achats russes sont tombés à 10%, selon M. Letort, qui est aussi représentant local d'Expoflores.

"Le commerce des fleurs est difficile en soi, il ne faut pas de grève, ni de pandémie, ni de guerre pour être déjà compliqué", estime Marco Peñaherrera, un intermédiaire qui assure la vente de 120 000 roses par semaine aux Etats-Unis. Mais il reconnaît, sans la divulguer, que sa marge est suffisante pour considérer que "c'est un bon business".


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".