Le président algérien transféré en Allemagne pour des «examens médicaux»

Mardi, la présidence avait affirmé que M. Tebboune, gros fumeur, avait été admis dans une unité de soins spécialisés (Photo, AFP)
Mardi, la présidence avait affirmé que M. Tebboune, gros fumeur, avait été admis dans une unité de soins spécialisés (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 octobre 2020

Le président algérien transféré en Allemagne pour des «examens médicaux»

  • « Le président de la République a été transféré en Allemagne pour des examens médicaux approfondis sur recommandation du staff médical »
  • Plus de 57 000 cas ont été officiellement recensés dans ce pays de 44 millions d'habitants depuis février

ALGER : Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, a été transféré mercredi soir en Allemagne pour des « examens médicaux approfondis », a indiqué la présidence à Alger après l'annonce de cas suspects du nouveau coronavirus dans l'entourage du chef de l'État.

La veille, la présidence avait affirmé que M. Tebboune, gros fumeur, avait été admis dans une unité de soins spécialisés de l’hôpital central de l’armée à Alger, mais que son état de santé n'inspirait « aucune inquiétude ».

Elle n'a pas précisé les causes exactes de son hospitalisation à Alger ni celles de son transfert en Allemagne. Mais samedi elle a fait savoir que M. Tebboune s'était mis « volontairement » à l'isolement pour cinq jours après la possible contamination par le nouveau coronavirus de plusieurs hauts responsables de la présidence et du gouvernement.

« Le président de la République a été transféré en Allemagne pour des examens médicaux approfondis sur recommandation du staff médical », a précisé la présidence dans un communiqué.

Cette annonce survient à quatre jours d'un référendum sur la révision de la Constitution présentée par le président algérien pour fonder une « nouvelle République ».

M. Tebboune était censé inaugurer mercredi soir la salle de prière de la grande mosquée d'Alger, la troisième plus grande au monde, à la veille de la fête du Mawlid, la naissance du prophète de l'islam Mahomet. C'est le Premier ministre, Abdelmadjid Djerad, qui l'a inaugurée à sa place. 

Après plusieurs semaines de lente décrue, l'Algérie, dont les frontières restent fermées, connaît une recrudescence des contaminations à la Covid-19 depuis deux semaines. Plus de 57 000 cas ont été officiellement recensés dans ce pays de 44 millions d'habitants depuis février, dont plus de 1 940 décès.

Abdelaziz Djerad a déploré dimanche le « relâchement » de la population dans le respect des mesures de prévention contre la pandémie.

M. Tebboune a été élu le 12 décembre 2019 avec 58,13% des suffrages au 1er tour, scrutin qui a connu la plus faible participation de toutes les présidentielles pluralistes en Algérie : 39,38%.

Il a succédé à Abdelaziz Bouteflika, chassé en avril 2019 par un mouvement de contestation populaire pacifique inédit qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an avant sa suspension il y a plusieurs mois en raison du nouveau coronavirus.  

Le mouvement de contestation réclame un changement du « système » en place depuis l'indépendance du pays en 1962. En vain jusqu'à présent, même s'il a obtenu le départ de M. Bouteflika après vingt ans de règne, synonyme d'autoritarisme, de corruption et de népotisme.

M. Tebboune, qui a fait carrière au sein de l'appareil d'État, notamment au côté d'Abdelaziz Bouteflika qui en fera très brièvement son Premier ministre, est le premier président de l'Algérie à ne pas être issu des rangs des anciens combattants de la guerre d'indépendance contre le pouvoir colonial français (1954-1962).


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.