Somalie: cinq morts dans un attentat à la voiture piégée dans le centre

Cinq personnes ont été tuées dimanche dans un attentat à la voiture piégée visant un hôtel réputé du centre de la Somalie (Photo, AFP).
Cinq personnes ont été tuées dimanche dans un attentat à la voiture piégée visant un hôtel réputé du centre de la Somalie (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 17 juillet 2022

Somalie: cinq morts dans un attentat à la voiture piégée dans le centre

  • Les shebab, un groupe affilié à Al-Qaïda qui mène une insurrection contre l'Etat somalien depuis plus de dix ans, ont revendiqué l'attaque dans un communiqué publié sur un site de propagande islamiste
  • Les insurgés, chassés des principales villes du pays, dont la capitale Mogadiscio en 2011 grâce à l'intervention d'une force de l'Union africaine, l'Amison, restent implantés dans de vastes zones rurales et conservent une importante capacité de nuisance

MOGADISCIO: Cinq personnes ont été tuées dimanche dans un attentat à la voiture piégée visant un hôtel réputé du centre de la Somalie, et revendiqué par les islamistes radicaux shebab, selon la police et des témoins.

L'explosion a également blessé 14 personnes et détruit l'hôtel mais aussi des bâtiments adjacents dans la ville de Jowhar, à environ 90 kilomètres au nord de Mogadiscio, la capitale somalienne.

La police a déclaré que les assaillants ont foncé avec un véhicule bourré d'explosifs dans le mur extérieur de l'hôtel Nur-doob, très fréquenté par les responsables politiques locaux.

"Ils ont tué cinq civils, dont des femmes travaillant à l'hôtel et des agents de sécurité", a déclaré à l'AFP un officier de police de Jowhar, Mohamed Ali.

"Quatorze autres personnes ont été blessées, certaines à l'intérieur de bâtiments qui ne sont même pas proches de l'hôtel", a-t-il ajouté.

Les shebab, un groupe affilié à Al-Qaïda qui mène une insurrection contre l'Etat somalien depuis plus de dix ans, ont revendiqué l'attaque dans un communiqué publié sur un site de propagande islamiste.

Les insurgés, chassés des principales villes du pays, dont la capitale Mogadiscio en 2011 grâce à l'intervention d'une force de l'Union africaine, l'Amison, restent implantés dans de vastes zones rurales et conservent une importante capacité de nuisance.

Le nouveau Premier ministre Hamza Abdi Barre, désigné en juin après des élections générales dans le pays, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et a promis d'aider les blessés.

Selon l'officier de police Mohamed Ali, cette explosion "était la plus importante jamais vue à Jowhar".

Mahad Ibrahim, un habitant de Jowhar, a raconté à l'AFP avoir vu des éclats d'obus et des nuages de fumée et de poussière dans le ciel.

"Je n'ai jamais vu une telle dévastation. J'ai vu des cadavres récupérés sous les débris de la partie de l'hôtel qui s'est effondrée", a-t-il ajouté, précisant que la force de l'onde de choc avait arraché le toit de sa maison.

Selon un autre témoin, Abdirahman Shabelow, des passants ont été blessés par les débris de l'explosion.

"J'ai vu deux civils touchés par des éclats d'obus à une certaine distance de l'hôtel (...) l'explosion a envoyé une puissante onde de choc ressentie dans toutes les maisons de la ville" , a-t-il dit.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.