Un artiste numérique saoudo-émirati revisite des chansons populaires saoudiennes et arabes

L'une des créations de l'artiste Moath ben Hafez (Photo fournie).
L'une des créations de l'artiste Moath ben Hafez (Photo fournie).
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Publié le Lundi 18 juillet 2022

Un artiste numérique saoudo-émirati revisite des chansons populaires saoudiennes et arabes

  • L'idée de travailler avec des outils limités pour stimuler sa créativité résonne beaucoup en moi, confie Moath ben Hafez
  • Selon lui, la musique a toujours constitué la partie la plus mémorable des vieux jeux vidéo

DJEDDAH: Avez-vous déjà voulu savoir à quoi ressembleraient les chansons d'Abdulmajeed Abdullah, Dalida, Amr Diyab, Fairouz ou d'autres artistes arabes si elles étaient jouées dans des jeux vidéos?

La réponse: découvrez les créations de l'artiste numérique et producteur de musique saoudien Moath ben Hafez, qui réimagine des chansons populaires arabes dans des décors de jeux vidéo.

À l’occasion de la 50e fête nationale des Émirats arabes unis, Hafez a eu l'idée de réaliser une version chiptune 8-bits de l'hymne national émirati, qui a constitué son projet pilote.

«Comme Instagram est avant tout une plateforme visuelle, j'ai réalisé une animation simple du drapeau des Émirats arabes unis hissé dans l'univers de Super Mario», a-t-il expliqué à Arab News.

«À ma grande surprise, le jeu vidéo a suscité beaucoup d'attention et est devenu en quelques jours ma vidéo la plus visionnée», a-t-il ajouté.

Face à ce succès, il a décidé de se concentrer sur la réalisation de remixes chiptune de musique pop arabe, car le public était manifestement «friand» de ce type de contenu.

 

EN BREF

- À l’occasion de la 50e fête nationale des Émirats arabes unis, Hafez a eu l'idée de réaliser une version chiptune 8-bits de l'hymne national émirati, qui a constitué son projet pilote

- Pour l'une de ses œuvres sur le jeu télévisé des années 2000 «Man Sayarbah Al-Malyoun» (Qui veut gagner des millions), il a utilisé la célèbre scène de Las Vegas tirée du jeu vidéo Street Fighter II.

- Il a adapté la chanson de Fairouz «Habaytak Bisayf» (Je t’ai aimé en été), qui évoque la solitude et la nostalgie, sur des images de paysages vides correspondant au sens des paroles.
 

«Grâce à des logiciels modernes, vous pouvez émuler la façon dont ces vieilles puces sonnaient, sans avoir à apprendre quoi que ce soit sur la programmation, donc vous vous concentrez uniquement sur le côté créatif comme l'instrumentation, l'arrangement et autres», a-t-il indiqué.

«Je suis un enfant des années 80, j'ai donc beaucoup joué sur mon ordinateur Sakhr (MSX) et ma console NES. Pour moi, la musique a toujours été la partie la plus mémorable de ces vieux jeux.»

Selon lui, les puces sonores de ces vieilles consoles étant très primitives, les compositeurs ont su contourner ces limites en faisant preuve d'une grande créativité dans la composition et les techniques utilisées.

«L'idée de travailler avec des outils limités pour alimenter sa créativité résonne beaucoup en moi», a-t-il confié.

En termes de musique, Hafez affirme principalement s'inspirer des groupes électroniques Daft Punk et Justice.

Bien que les jeux vidéo aient changé avec le temps, ses préférés restent «Donkey Kong Country 2» parmi les classiques et «Fallout Series» parmi les plus modernes.

«J'ai juxtaposé les chanteurs avec des arrière-plans tirés de jeux de combat tels que Street Fighter II et la série King of Fighters. Ils sont très vivants et ont souvent des personnages animés qui les observent», a-t-il déclaré.

«J'essaie de faire correspondre l'arrière-plan à la façon dont la musique sonne et à la façon dont le chanteur se manifeste à mes yeux», a-t-il ajouté.

Il explique que pour l'une de ses œuvres sur le jeu télévisé des années 2000 «Man Sayarbah Al-Malyoun»  (Qui veut gagner des millions), il a utilisé la célèbre scène de Las Vegas tirée de Street Fighter II.

«C'est un niveau complètement fou et spectaculaire, où figurent des danseurs et des spectateurs qui parient, car j'ai l'impression que cela correspond à la grandeur de ce que ce programme a été dans le monde arabe», a-t-il précisé.

Pour ce qui est de son travail sur la chanteuse libanaise Fairouz, il affirme avoir adapté en chiptuning sa chanson «Habaytak Bisayf» (Je t'ai aimé en été), sur le thème de la solitude et de la nostalgie.

«Il était logique de faire défiler Fairouz sur des paysages vides au fil des saisons pour correspondre aux paroles et accentuer la solitude et l'isolement», a-t-il conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com