Ukraine: six morts dans une frappe russe dans l'est, l'UE prépare plus de sanctions contre Moscou

Une femme se tient devant sa maison détruite à la suite d'une frappe aérienne russe dans la ville de Toretsk, dans la région de Donetsk, le 17 juillet 2022. (Photo, AFP)
Une femme se tient devant sa maison détruite à la suite d'une frappe aérienne russe dans la ville de Toretsk, dans la région de Donetsk, le 17 juillet 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 18 juillet 2022

Ukraine: six morts dans une frappe russe dans l'est, l'UE prépare plus de sanctions contre Moscou

Une femme se tient devant sa maison détruite à la suite d'une frappe aérienne russe dans la ville de Toretsk, dans la région de Donetsk, le 17 juillet 2022. (Photo, AFP)
  • Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a appelé ses homologues de l'UE à ne pas «reculer et se plier aux exigences» de Vladimir Poutine
  • Un militaire qui interdisait l'accès au bâtiment a confirmé le bilan de six morts mais refusé de préciser s'il s'agissait de soldats

TORETSK: Six personnes ont été tuées lors d'un bombardement lundi sur Toretsk, dans l'est de l'Ukraine, où Moscou semble intensifier ses opérations alors que l'Union européenne prépare le terrain à de nouvelles sanctions. 

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a appelé ses homologues de l'UE à ne pas « reculer et se plier aux exigences » de Vladimir Poutine, affirmant que le président russe voulait « plonger l'ensemble de l'Europe dans la crise ». 

Sur le terrain, six personnes, selon des responsables locaux, ont été tuées lors de la chute d'un obus sur un immeuble d'habitation à Toretsk, une ville d'environ 30 000 habitants dans la région de Donetsk, l'une des deux provinces du Donbass que Moscou cherche à conquérir en totalité. 

La frappe a touché une grande maison située un peu à l'écart du centre-ville, « la maison de prière » qui abritait avant la guerre les témoins de Jéhovah, selon une voisine habitant à une trentaine de mètres, Nadiejda, sous le choc. 

« Enorme explosion » 

« J'avais ma fenêtre ouverte, il y a eu une énorme explosion vers 5h du matin, des pierres, de la poussière », dit-elle en tremblant. 

Un militaire qui interdisait l'accès au bâtiment a confirmé le bilan de six morts mais refusé de préciser s'il s'agissait de soldats. 

Deux personnes ont en outre péri en 24 heures dans des bombardements russes dans la région de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine proche de la frontière russe, selon le gouverneur de la région Oleg Sinegoubov. 

Des bombardements ont également été signalés lundi à Mykolaïv et dans la région d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, ainsi que sur la ville de Nikopol, dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est). 

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a de son côté affirmé lundi que 250 « mercenaires étrangers » avaient été tués dans une frappe aérienne russe sur le village de Konstantinovka, dans la région de Donetsk, sans autres précisions. 

La Russie avait annoncé samedi avoir officiellement mis fin à la « pause opérationnelle » de son armée décrétée il y a huit jours, et les bombardements ont repris avec plus d'intensité dans le Donbass, une région industrielle déjà contrôlée en partie depuis 2014 par des séparatistes prorusses. 

Vladimir Poutine a affirmé au début du mois que l'armée russe n'avait « pas encore commencé les choses sérieuses ». 

Son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, s'est rendu dans un centre de commandement de l'armée où il s’est entretenu avec des officiers participant à l’offensive en Ukraine. 

Il y a « donné pour instruction de fixer comme priorité la destruction, avec des armes de haute précision, de l'artillerie et des missiles de longue portée ennemis », a indiqué lundi le ministère russe de la Défense. 

Alors que la Russie poursuit son offensive lancée le 24 février, le président ukrainien Volodymyr Zelenksy a relevé dimanche de leurs fonctions la procureure générale Iryna Venediktova et le chef des services de sécurité (SBU), Ivan Bakanov. 

Il s'agit d'une suspension et non d'un limogeage, a précisé lundi Andriy Smirnov, chef adjoint de la présidence ukrainienne, expliquant que l'objectif de cette mesure est d'éviter toute influence de ces deux responsables sur les enquêtes criminelles contre des membres des services de sécurité et du parquet suspectés de coopération avec la Russie. 

Les autorités ukrainiennes enquêtent sur plus de 650 cas de soupçons de trahison de responsables locaux, dont 60 dans les zones occupées par les forces russes et prorusses. 

Un adjoint de M. Bakanov a été nommé par interim à la tête du SBU. 

« Tenir le coup » 

A Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE étaient réunis lundi et ils ont réaffirmé leur volonté d'accroître la pression sur Moscou avec de nouvelles mesures, dont un embargo sur les achats d'or de la Russie, malgré la menace d'une rupture des livraisons de gaz russe. 

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé les Européens à « tenir le coup ». « Les sociétés européennes ne peuvent pas se permettre d'être fatiguées », a-t-il dit, en évoquant l'inflation frappant durement aux portefeuilles les ménages européens, qu'il s'agisse des prix de l'énergie et ceux des produits alimentaires. 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban avait estimé vendredi que les sanctions européennes imposées à la Russie étaient « une erreur », car elles n'ont « pas atteint leur but » et asphyxient l'économie européenne. 

Vladimir Poutine a reconnu lundi de son côté les graves difficultés posées par le « blocage » d'accès « presque total » de la Russie à de hautes technologies occidentales dont elle est dépendante : « (...) nous allons chercher intensivement et intelligemment de nouvelles solutions », a-t-il dit. 

Pourparlers Poutine-Erdogan pour les céréales 

M. Borrell a par ailleurs indiqué que la reprise des exportations de céréales depuis l'Ukraine était une « question de vie ou de mort » et qu'il avait « espoir » qu'un accord soit trouvé cette semaine pour débloquer le port d'Odessa. 

Des négociations impliquant Moscou, Kiev, Ankara et l'ONU doivent avoir lieu dans les jours à venir en Turquie, et dès mardi, M. Poutine et son homologue turc Recep Tayyp Erdogan doivent se parler à Téhéran. 

« Cette thématique va être discutée par les présidents », a indiqué un conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov, selon les agences russes. 

L'accord négocié par l'intermédiaire de l'ONU vise à faire sortir par la mer Noire quelque 20 millions de tonnes de céréales bloquées dans des silos ukrainiens. 

Les mesures successives adoptées jusqu'à présent ont isolé et durement frappé économiquement la Russie, sans la faire reculer. 

La guerre en Ukraine entrera le 24 juillet dans son sixième mois et il n'existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit jusqu'à présent. 


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.