Les fans de Game of Thrones et de Tolkien sur le pied de guerre pour le retour du Comic-Con

Sur cette photo d'archive prise le 18 juillet 2019, des cosplayers représentant des personnages de "Mortal Kombat" assistent au Comic-Con International 2019 à San Diego, en Californie. (AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 18 juillet 2019, des cosplayers représentant des personnages de "Mortal Kombat" assistent au Comic-Con International 2019 à San Diego, en Californie. (AFP).
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Publié le Mardi 19 juillet 2022

Les fans de Game of Thrones et de Tolkien sur le pied de guerre pour le retour du Comic-Con

  • Disney et sa kyrielle de super-héros Marvel seront aussi de la partie pour cette célébration annuelle de la pop culture, d'autant plus attendue qu'elle n'a pas pu être organisée depuis trois ans en raison de la pandémie de coronavirus
  • Ce long-métrage est la première adaptation à gros budget de l'univers médiéval-fantastique de Donjons & Dragons, le plus populaire des jeux de rôles mis ces dernières années sur le devant de la scène par les adolescents de «Stranger Things»

SAN DIEGO : La grande fête du Comic-Con est de retour cette semaine à San Diego où des séries dérivées de "Game of Thrones" et du "Seigneur des Anneaux" seront présentées à des milliers de fans costumés comme leurs héros préférés.

Disney et sa kyrielle de super-héros Marvel seront aussi de la partie pour cette célébration annuelle de la pop culture, d'autant plus attendue qu'elle n'a pas pu être organisée depuis trois ans en raison de la pandémie de coronavirus.

"Je pense que ça ressemblera au Comic-Con de 2019", dit David Glanzer, le responsable de la communication du festival. A une différence près: les visiteurs devront ajouter un masque sanitaire à leur déguisement de hobbit, de princesse ou d'extra-terrestre.

"Nous avons traversé la tempête. Et maintenant que nous sommes de retour, on va peut-être verser des larmes de joie... c'est très émouvant", assure M. Glanzer à l'AFP.

Outre les quelque 135 000 fans déchaînés attendus pour cette édition, la fête dédiée aux comics, à la science-fiction et au fantastique sous toutes ses formes attire aussi traditionnellement de nombreuses célébrités d'Hollywood venant faire la promotion de leurs oeuvres.

Cette année, le Comic-Con s'ouvre avec "Donjons & Dragons: L'Honneur des Voleurs", un film Paramount alignant Chris Pine, Hugh Grant et la star de la série "Bridgerton" Regé-Jean Page.

Ce long-métrage est la première adaptation à gros budget de l'univers médiéval-fantastique de Donjons & Dragons, le plus populaire des jeux de rôles mis ces dernières années sur le devant de la scène par les adolescents de "Stranger Things".

Mais ce sont deux séries qui devraient faire sensation à San Diego: "Le Seigneur des Anneaux: Les Anneaux de Pouvoir" d'Amazon Prime et "House of the Dragon", issue du succès planétaire "Game of Thrones".

"Les Anneaux de Pouvoir" est un ambitieux projet se déroulant dans l'univers créé par J.R.R. Tolkien, bien avant les événements décrits par Peter Jackson dans sa trilogie.

La série - prévue pour cinq saisons et dont la première sera diffusée à partir du 2 septembre - aurait coûté plus d'un milliard de dollars. Il s'agirait d'une obsession personnelle de Jeff Bezos, le multi-milliardaire fondateur d'Amazon.

Une grande partie de cet argent a été consacrée à l'achat des droits de l'univers de Tolkien, mais une somme non négligeable a également été mise de côté pour organiser des événements promotionnels et autres expériences immersives à destination des fans, notamment ceux du Comic-Con.

Amazon devrait ainsi venir en force vendredi avec hobbits, elfes et nains dans le cyclopéen Hall H du Centre des congrès de San Diego où les passionnés vont faire la queue des heures, sinon des jours, pour voir les premiers détails exclusifs de cette série.

Rivalité fantastique ?

Le lendemain, le Comic-Con verra débarquer les dragons de la première série dérivée de Game of Thrones, qui sort à compter du 21 août sur HBO.

Le créateur de cet univers, George RR Martin, a réfuté toute idée de rivalité entre les deux séries fantastiques. "Je veux que les deux séries rencontrent un public averti et leur donnent un grand moment de télévision", a-t-il écrit sur son blog.

"Plus nous avons de succès dans des univers fantastiques, plus nous avons de chances d'avoir de grandes oeuvres fantastiques", poursuit l'auteur, qui n'a toujours pas achevé l'écriture de ses romans consacrés à l'univers de Game of Thrones alors que la version télévisée de la saga s'est achevée en 2019.

Succès planétaires, les huit saisons de cette série ont remporté au total 59 Emmy Awards, un record pour l'équivalent des Oscars de la télévision américaine, et ouvert la voie à de nombreuses séries similaires.

Avec en vedettes Matt Smith, Rhys Ifans et Emma D'Arcy, "House of the Dragon" conte l'histoire pleine de bruit et de fureur de la famille Targaryen, quelque 300 ans avant les événements dépeints dans "Game of Thrones".

Les acteurs feront une apparition dans le Hall H juste après la présentation du film de super-héros "Black Adam", tiré des comics DC, un rôle taillé sur mesure pour l'imposant Dwayne Johnson.

Du côté de Disney et de sa filiale Marvel, le programme reste encore confidentiel mais de nombreuses rumeurs circulent sur la présentation du second volet de "Black Panther", attendu avec une grande impatience par les fans.

Le festival californien fera ses adieux à la fameuse série AMC "The Walking Dead", dont les derniers épisodes seront prochainement diffusés, mais marquera aussi le lancement d'une série dérivée, "Tales of the Walking Dead".


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.