Des dizaines de tortues protégées poignardées à mort au Japon

Selon des médias locaux, les pêcheurs de la région estiment que le nombre de tortues augmente, et que celles-ci peuvent entrer en collision avec leurs bateaux, risquant de les endommager et de se blesser. (Photo, AFP)
Selon des médias locaux, les pêcheurs de la région estiment que le nombre de tortues augmente, et que celles-ci peuvent entrer en collision avec leurs bateaux, risquant de les endommager et de se blesser. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 19 juillet 2022

Des dizaines de tortues protégées poignardées à mort au Japon

  • Entre 30 et 50 tortues vertes ont été retrouvées mortes ou mourantes jeudi dernier, avec des traces de couteau notamment au cou, sur une plage de l'île de Kumejima
  • Le pêcheur, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a assuré avoir relâché beaucoup des tortues prises dans ses filets, mais a ensuite commencé à les poignarder pour tenter de les affaiblir et de les dégager plus facilement

TOKYO : Un pêcheur a reconnu avoir poignardé à mort plusieurs dizaines de tortues vertes, une espèce protégée, alors qu'elles étaient coincées dans son filet près d'une île du Sud du Japon, a-t-on appris de sources officielles.

Entre 30 et 50 tortues vertes ont été retrouvées mortes ou mourantes jeudi dernier, avec des traces de couteau notamment au cou, sur une plage de l'île de Kumejima, à 1600 kilomètres au sud-ouest de Tokyo.

"C'était une scène atroce", a déclaré à l'AFP Yoshimitsu Tsukakoshi, membre d'une organisation de protection des tortues de mer à Kumejima.

"Les tortues de mer sont de douces créatures et elles s'enfuient lorsque les humains s'approchent trop près", a-t-il ajouté. "Je n'arrive pas à croire qu'une chose pareille puisse se produire à notre époque".

Yuji Tabata, à la tête de la coopérative locale de pêche, a déclaré mardi à l'AFP qu'un pêcheur avait avoué avoir poignardé les tortues.

Selon M. Tabata, le pêcheur, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a assuré avoir relâché beaucoup des tortues prises dans ses filets, mais a ensuite commencé à les poignarder pour tenter de les affaiblir et de les dégager plus facilement.

"Il a dit qu'il n'avait jamais vu autant de tortues dans ses filets. Maintenant il regrette" son acte, a déclaré M. Tabata. Le pêcheur a affirmé s'être senti en danger, a-t-il ajouté.

La ville et la police ont ouvert une enquête, a déclaré un responsable municipal à l'AFP, refusant de préciser si le pêcheur encourait des sanctions.

Un éditorial du quotidien local Okinawa Times a condamné l'acte mardi, ainsi que la manière dont on avait laissé mourir les tortues sur la plage, appelant aussi les responsables locaux à prendre en compte les griefs des pêcheurs, selon lesquels les tortues causent des dégâts économiques.

Selon des médias locaux, les pêcheurs de la région estiment que le nombre de tortues augmente, et que celles-ci peuvent entrer en collision avec leurs bateaux, risquant de les endommager et de se blesser.

Selon M. Tabata, les pêcheurs sont également inquiets car les tortues mangent les herbes marines qui servent d'habitat aux poissons.

Il a affirmé que ce type d'incident était rare et que les pêcheurs dégageaient régulièrement des tortues prises dans leurs filets.

"Nous sommes en train de réfléchir à la manière d'éviter que cela se reproduise", a-t-il dit.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.