Les Républicains repoussent l'élection de leur président en décembre

Sur cette photo d'archive prise le 20 juillet 2021, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, arrive pour une réunion du parti de droite français Les Républicains, en préparation de l'élection présidentielle française de 2022, à Paris. (AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 20 juillet 2021, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, arrive pour une réunion du parti de droite français Les Républicains, en préparation de l'élection présidentielle française de 2022, à Paris. (AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 20 juillet 2022

Les Républicains repoussent l'élection de leur président en décembre

  • Le prochain président de LR devra quoi qu'il en soit être en mesure de «rassembler», a prévenu Annie Genevard, et avoir de surcroît «l'énergie pour se tourner vers l’avenir»
  • Les candidats potentiels ont jusqu’au 3 octobre à 18H00 pour déposer les parrainages requis auprès de la Haute Autorité du mouvement qui publiera la liste des prétendants le 18 octobre

PARIS : Les Républicains ont reporté l'élection de leur prochain président à début décembre, au lieu de la fin novembre, en l'absence de "candidat naturel" après le renoncement de Laurent Wauquiez à briguer la succession de Christian Jacob.

Le premier tour de l’élection aura lieu par voie électronique du 3 décembre 18H00 au 4 décembre 18H00 et, si aucun candidat n'obtient la majorité des suffrages exprimés, un second tour sera organisé les 10 et 11 décembre, a précisé dans un communiqué Annie Genevard, présidente par intérim du parti, à l'issue de la réunion d'un bureau politique au siège à Paris.

Évoquant les nombreux "travaux de coordination parlementaire" et le "contexte politique général", Mme Genevard a insisté sur le fait que "pour la première fois, la présidence du parti n’est pas sollicitée par de possibles candidats à l’élection présidentielle". Ce qui a poussé le parti à revoir son calendrier électoral.

“Pour la refondation (du parti) et tout le travail qu’il nous reste à faire, on n’est pas à deux semaines près!”, a plaisanté le vice-président LR de la région Île-de-France Othman Nasrou.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, seul candidat pressenti, et favori de Christian Jacob - qui a quitté ses fonctions le 1er juillet - a annoncé dimanche qu'il renonçait à briguer la présidence.

Tout comme Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, ou Julien Aubert, battu aux législatives.

Mme Genevard n'exclut pas être candidate mais n'a pas pris de décision. Parmi les autres noms qui circulent figurent ceux des députés Aurélien Pradié et Eric Ciotti, de l'ancienne ministre et maire du VIIe arrondissement de Paris Rachida Dati, ou encore du maire de Cannes et président de l'Association des maires de France David Lisnard.

L'ancien commissaire européen Michel Barnier a fait savoir mardi soir au Figaro qu'il n'écartait pas l'idée de se présenter. "Mais avant de m’engager, je veux être sûr que notre objectif sera collectif", a-t-il fait valoir.

"Je veux être utile à ma famille politique et je suis prêt à participer à la reconstruction du parti. Qu’on ne sous-estime pas ma propre capacité à relever ce défi", a ajouté celui qui fut le négociateur du Brexit.

M. Barnier, qui avait participé à la primaire de LR pour la présidentielle de 2022, a également promis qu'il n'avait "pas de plan de carrière" et ne serait donc "pas candidat à la présidentielle" en 2027.

Le prochain président de LR devra quoi qu'il en soit être en mesure de "rassembler", a prévenu Annie Genevard, et avoir de surcroît "l'énergie pour se tourner vers l’avenir".

Dans Le Parisien paru mardi, elle a dit "abandonner l'idée que le président de LR soit le candidat naturel de la présidentielle" et jugé nécessaire de "repenser" le rôle de son parti, notamment après l'échec cuisant de la dernière présidentielle.

Les candidats potentiels ont jusqu’au 3 octobre à 18H00 pour déposer les parrainages requis auprès de la Haute Autorité du mouvement qui publiera la liste des prétendants le 18 octobre.

Un guide électoral sera rendu public et adressé aux militants à jour de cotisation le 22 juillet.


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.