Les États-Unis veulent être «le partenaire no1 de Saudi Vision 2030»

(BANDAR AL-JALOUD / SAUDI ROYAL PALACE / AFP)
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Publié le Jeudi 29 octobre 2020

Les États-Unis veulent être «le partenaire no1 de Saudi Vision 2030»

  • Un partenariat saoudien durable est essentiel pour dissuader la «menace iranienne malveillante»
  • La décision du G20 de tenir son sommet virtuellement, plutôt que de l’annuler, «est un hommage exceptionnel à la conviction de tous que nous pourrions nous sortir d’une situation difficile

RIYAD: Les États-Unis veulent être le «partenaire no1» de l’Arabie saoudite dans la réalisation de son plan de réforme Vision 2030, selon l’envoyé américain John Abizaid.

« Nous reconnaissons que le Royaume diversifie son économie, crée de nouvelles opportunités d'emploi pour les jeunes, autonomise les femmes et les encourage à participer à l'économie et à la société, et nous sommes très intéressés par un partenariat stratégique avec vous dans toutes ces développements », a déclaré John Abizaid mercredi aux journalistes lors d'une table ronde à Riyad. 

Faisant référence au dialogue stratégique américano-saoudien à Washington le 14 octobre, l'ambassadeur américain a déclaré: « Nous avons beaucoup parlé des progrès réalisés par l'Arabie saoudite.»

John Abizaid explique que les discussions à Washington se sont concentrées sur la coopération en matière de défense, de sécurité et de renseignement, et de protection des infrastructures critiques, ainsi que sur la promotion de marchés énergétiques résilients, « en particulier à la lumière des conséquences économiques à de la pandémie de Covid-19.»

« Bien sûr, nous avons également parlé de l'importance de faire appel uniquement à des fournisseurs de confiance et d’utiliser des technologies de l'information et de communication critiques pour explorer, entre autres, de nouveaux domaines de coopération et de cybersécurité », ajoute-t-il.

L'Iran demeure la menace commune dans la région.

« L’Arabie saoudite et les États-Unis sont partenaires pour dissuader les actions de l’Iran dans la région. Nous espérons toujours que l’Iran trouvera le chemin de la paix.»

« Mais à chaque fois que nous pensons qu'il existe un chemin vers la paix, ils parviennent à trouver des moyens de le contourner », poursuit-il.

« En collaboration avec vous et nos autres partenaires du Golfe, nous travaillons dur pour dissuader les actions malveillantes de l’Iran dans la région. Notre secrétaire a déclaré que les États-Unis ne permettraient jamais à l’Iran, le plus grand État parrain du terrorisme au monde, d’acheter et de vendre librement des avions, des chars, des missiles ou tout autre type d’armes classiques. Il a ajouté que nous n'allions pas leur permettre d'obtenir des armes nucléaires et de menacer la région.»

Alors que le monde attend les résultats de la prochaine élection américaine, John Abizaid a expliqué qu'il ne voyait aucun changement dans les relations futures entre les deux pays. « Les choses dont nous avons parlé dans le dialogue stratégique continueront d'être importantes pour nous, quoi qu'il arrive.»

« Ce qui est important, ce sont nos intérêts communs. Et je ne vois pas cela changer », poursuit-il.

« Nous mettrons peut-être l'accent sur différents domaines qui pourront changer, mais je ne pense pas que cette relation, qui est la base de la stabilité dans la région, sera différente de celle qui existe depuis soixante-quinze ans.»

Au cours d’un large débat, l'ambassadeur a également abordé la façon dont la Turquie « utilise sa force d'une manière que nous n'avions jamais vue auparavant ».

Les États-Unis entretiennent des relations « d'allié à allié » avec la Turquie, mais « il existe une série de problèmes entre les Turcs et les Grecs dans la région de la Méditerranée orientale qui nous préoccupent ».

« La Turquie est un allié des États-Unis par traité, un partenaire dans l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), et elle entretient des relations très étroites avec tous les pays d'Europe. La Turquie essaie de créer un avenir meilleur pour son propre peuple », explique-t-il.

Cependant, «il existe des activités turques dont nous ne sommes pas satisfaits dans divers endroits où ils parrainent des forces par procuration qui n’ont pas contribué à la paix et à la sécurité.»

« Cela dit, notre relation avec les Turcs est une relation entre alliés. Nous pouvons parler avec eux. Nous pouvons discuter avec eux. Notre relation est très solide et efficace. Je sais qu'il existe des problèmes qui semblent devenir un peu plus graves dans la région de la Méditerranée orientale et que tout le monde dans la région doit travailler pour essayer d’y remédier.»

« Nous apprécions vraiment ce que l'Arabie saoudite a fait en essayant de travailler avec les Turcs pour leur demander de garder leur calme et de ne pas aggraver la situation dans la région. C’est une période intéressante. Ils utilisent leur force d'une façon que nous n'avions jamais vue auparavant. Mais à long terme, je pense que la Turquie sera un membre bon et compétent de la communauté pacifique des nations de la région.»

Pour John Abizaid, la décision du Groupe des vingt (G20) de tenir son sommet virtuellement, plutôt que de l’annuler, « est un hommage exceptionnel à la conviction de tous que nous pourrions nous frayer un chemin à travers une situation difficile».

« Les dirigeants mondiaux ont eu l'occasion d’échanger sur la voie à suivre, celle qui nous permettra non seulement de lutter contre le virus, mais aussi de lutter contre ses effets néfastes sur l'économie mondiale et sur les économies spécifiques des 20 premières nations du monde. Je parle ici d’une réussite qui nous permettra de continuer à avancer. Je suis très fier de la façon dont cela a été géré.»

Selon l'ambassadeur, le secrétaire d’État, Mike Pompeo, a félicité le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhan, pour « la gestion de la situation par le Royaume, permettant au G20 d'avancer de manière significative ».

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 

 


Guerre au Moyen-Orient: Trump menace d'«anéantir» des infrastructures énergétiques iraniennes

Donald Trump a haussé le ton vis-à-vis de l'Iran lundi, en menaçant d'"anéantir" ses centrales électriques, ses puits de pétrole ainsi que l'île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière, si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement". (AFP)
Donald Trump a haussé le ton vis-à-vis de l'Iran lundi, en menaçant d'"anéantir" ses centrales électriques, ses puits de pétrole ainsi que l'île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière, si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement". (AFP)
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  • Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l'Iran, continue par ailleurs de souffler le chaud et le froid sur les marchés financiers
  • Le G7 Finances-Energie, réuni par la France lundi en visioconférence, s'est dit prêt "à prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie

WASHINGTON: Donald Trump a haussé le ton vis-à-vis de l'Iran lundi, en menaçant d'"anéantir" ses centrales électriques, ses puits de pétrole ainsi que l'île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière, si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement".

Le président américain avait déjà évoqué dimanche une possible opération terrestre pour s'emparer du terminal de Kharg, qui assure environ 90% des exportations de brut du pays, et "prendre le pétrole" iranien.

Dans un message sur son réseau Truth Social lundi, il a durci le ton vis-à-vis de l'Iran, affirmant que sans réouverture du détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux, les Etats-Unis feraient "exploser" et anéantiraient "toutes leurs centrales électriques, leurs puits de pétrole et l'île de Kharg".

Cela pourrait aussi concerner "toutes les usines de dessalement", a affirmé le président américain.

Samedi, le commandement militaire américain avait annoncé l'arrivée la veille au Moyen-Orient d'un navire d'assaut amphibie, à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

"Discussions sérieuses" 

Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l'Iran, continue par ailleurs de souffler le chaud et le froid sur les marchés financiers.

Le G7 Finances-Energie, réuni par la France lundi en visioconférence, s'est dit prêt "à prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie.

Vers 14H50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord montait de 2,55% à 115,44 dollars.

La poursuite des bombardements ce weekend et lundi en Iran, dans le Golfe et au Liban, et les déclarations inflexibles des belligérants alimentent la flambée des cours du pétrole, qui ont grimpé de plus de 50% depuis le début de la guerre.

La Bourse de New York évoluait elle en petite hausse lundi, les investisseurs voulant croire aux propos de Donald Trump qui a aussi évoqué dans son message "d'énormes progrès" réalisés lors de "discussions sérieuses" avec "un régime nouveau et plus raisonnable" en Iran -- sans toutefois préciser de quels interlocuteurs il s'agit.

"Le marché attend désespérément une issue à cette guerre", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé lundi Donald Trump à "stopper la guerre", et souligné lors d'un discours au Caire les "conséquences graves" d'une poursuite du conflit.

Au Liban, trois membres du Hezbollah ont été tués et trois autres gravement blessés dans une frappe israélienne qui a visé lundi un immeuble résidentiel près de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du groupe pro-iranien, a indiqué une source de sécurité à l'AFP.

Plusieurs Casques bleus ont par ailleurs été blessés lors d'un "incident" dans une ville frontalière du sud du Liban, où des affrontements opposent le Hezbollah à l'armée israélienne, a annoncé lundi à l'AFP la porte-parole de la Finul, Kandice Ardiel.

Ces derniers jours, le Pakistan, voisin de l'Iran, s'est proposé pour "accueillir et faciliter" des "pourparlers significatifs" entre les deux pays.

De son côté l'armée israélienne a annoncé lundi avoir bombardé une université de Téhéran dirigée par les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, affirmant que "des activités de recherche et développement sur des armes de pointe" y étaient menées.

Elle avait indiqué un peu plus tôt avoir de nouveau frappé des sites militaires à Téhéran, en réponse à une attaque de missiles venus d'Iran.

"Vie d'avant-guerre" 

Après une accalmie la semaine dernière, les bombardements semblent s'être intensifiées ce weekend sur la capitale iranienne, provoquant notamment des coupures temporaires d'électricité, selon des journalistes de l'AFP sur place.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dénombré au moins 360 attaques en 24 heures dans 18 provinces du pays ce weekend.

Pour des habitants de Téhéran, joints par l'AFP depuis Paris, plus rien n'est normal.

"Les jours ordinaires me manquent. Une vie où je n'avais pas à penser constamment aux explosions et à la mort", raconte Shahrzad, 39 ans, femme au foyer, qui dit "ne sortir que si c'est absolument nécessaire". "La seule chose qui me reste de ma vie d'avant-guerre et qui m'aide à garder le moral, c'est la cuisine" mais "parfois, je me surprends à pleurer en plein milieu", poursuit-elle.

L'ONG Acled, qui compile les données sur les conflits, a fait état lors du premier mois de guerre de près de 2.300 bombardements américains et israéliens, et de 1.160 frappes iraniennes en représailles.

Au total depuis le début du conflit, l'organisation HRANA a recensé près de 3.500 morts en Iran.

 


Interdiction d'accès au Saint-Sépulcre à Jérusalem: l'Espagne convoque la chargée d'affaires israélienne

L'Espagne a convoqué lundi la chargée d'affaires israélienne à Madrid après que la police israélienne a interdit la veille l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin de Jérusalem pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, a annoncé son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
L'Espagne a convoqué lundi la chargée d'affaires israélienne à Madrid après que la police israélienne a interdit la veille l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin de Jérusalem pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, a annoncé son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • Pour justifier cette interdiction dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué des raisons de sécurité, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient
  • Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, avait de son côté dénoncé dimanche soir "une attaque injustifiée contre la liberté religieuse" et une action menée "sans raisons ni motifs"

MADRID: L'Espagne a convoqué lundi la chargée d'affaires israélienne à Madrid après que la police israélienne a interdit la veille l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin de Jérusalem pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, a annoncé son ministre des Affaires étrangères.

"Ce matin, nous avons convoqué la chargée d'affaires d'Israël au ministère des Affaires étrangères pour lui faire part de notre protestation, pour lui indiquer que cela ne peut pas se reproduire", a déclaré José Manuel Albares dans un entretien à la radio RAC1.

"C'est une mesure très préoccupante, car la liberté religieuse, la liberté de culte est une liberté fondamentale", a-t-il appuyé, disant "s'opposer" à la décision prise dimanche par la police israélienne, qui a provoqué des réactions indignées à l'étranger.

Pour justifier cette interdiction dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué des raisons de sécurité, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, avait de son côté dénoncé dimanche soir "une attaque injustifiée contre la liberté religieuse" et une action menée "sans raisons ni motifs".

"Sans tolérance, il est impossible de coexister", avait appuyé sur le réseau social X le chef du gouvernement espagnol, fermement opposé à la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran depuis plus d'un mois.

Lundi, Benjamin Netanyahu a annoncé que le patriarche latin de Jérusalem allait retrouver un accès "total et immédiat" à l'église du Saint-Sépulcre.

Israël a rappelé son ambassadrice basée à Madrid en 2024 après la reconnaissance par l'Espagne de l'État palestinien, et est depuis seulement représenté par une chargée d'affaires.

 


Trump vante un «changement de régime» en Iran, annonce le passage de 20 pétroliers à Ormuz

Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique. (Reuters)
Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique. (Reuters)
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  • Les objectifs de la guerre déclenchée par le milliardaire républicain sont toujours flous, et des milliers de soldats américains ont été envoyés dans la région ces derniers jours
  • Malgré ce déploiement de militaires autour de l'Iran, M. Trump agite toujours la possibilité d'un accord de paix imminent

WASHINGTON: Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique.

Ces annonces du président américain interviennent alors que les inquiétudes grandissent aux Etats-Unis sur un possible enlisement américain au Moyen-Orient. Les prix du pétrole ont repris leur flambée et Wall Street a accusé un repli marqué la semaine dernière.

Les objectifs de la guerre déclenchée par le milliardaire républicain sont toujours flous, et des milliers de soldats américains ont été envoyés dans la région ces derniers jours.

Malgré ce déploiement de militaires autour de l'Iran, M. Trump agite toujours la possibilité d'un accord de paix imminent.

"Je pense que nous allons conclure un accord avec eux, j'en suis presque sûr", a-t-il affirmé lors d'un point presse à bord d'Air Force One.

Le président a également tenté de rassurer, en estimant avoir déjà obtenu un changement de la nature du pouvoir à Téhéran, grâce aux frappes qui ont tué le Guide suprême Ali Khamenei et de nombreux hauts responsables de la République islamique.

"Nous avons eu un changement de régime, on le voit déjà, parce que le premier régime a été décimé, détruit, ils sont tous morts", a estimé le président américain lors d'un point presse. "Le régime suivant", nommé dans la foulée de la mort de l'ayatollah Khamenei "est en grande partie mort" également, a-t-il remarqué.

Désigné pour lui succéder, son fils Mojtaba Khamenei n'a pas été aperçu depuis qu'il est censé être à la tête du pays. Les autorités iraniennes ne diffusent que des messages écrits de sa part.

"Personne n'a entendu parler de lui. Il est peut-être vivant, mais il est de toute évidence dans une situation très, très grave", a estimé M. Trump.

Cette situation a conduit de facto à la mise en place d'un "troisième régime" en Iran, selon le président américain.

"Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles quiconque a eu affaire auparavant", a-t-il résumé. "C'est tout un autre groupe de personnes, donc je considérerais que c'est un changement de régime."

Le locataire de la Maison Blanche a également annoncé que ces responsables iraniens ont accepté de desserrer légèrement l'étau autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale par laquelle transite habituellement 20% du pétrole mondial et qui est paralysée depuis le début de la guerre.

"Ils nous ont donné, par respect je pense, 20 bateaux de pétrole de grands, grands bateaux de pétrole qui vont passer par le détroit d'Ormuz, et ça commence demain matin, pour les prochains jours", a-t-il assuré.