L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans le classement international du commerce et du tourisme

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Publié le Jeudi 21 juillet 2022

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans le classement international du commerce et du tourisme

  • En Asie, l’Arabie saoudite gagne une place et se retrouve au douzième rang, tandis que les Émirats arabes unis en perdent cinq et se placent en treizième position
  • L’amélioration du sultanat d’Oman dans le classement met en lumière «l’incidence de l’élaboration des politiques sur le rendement d’un pays»

DUBAÏ: L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis font partie des pays du Golfe figurant dans un classement international en matière de commerce et de tourisme.

Bloom Consulting, une société spécialisée en stratégies de marque pour les régions, les pays et les villes, a publié l’édition 2022-2023 de son classement des pays pour le commerce et le tourisme.

Le classement en termes de commerce révèle que le Royaume-Uni est numéro 1 malgré le Brexit, alors que les États-Unis occupent la deuxième place.

L’Inde poursuit son ascension et se hisse au troisième rang. La France et l’Allemagne occupent les quatrième et cinquième places.

«Le classement de cette année montre que des actions ciblées ont des retombées spectaculaires sur le long terme», déclare à Arab News Jose Filipe Torres, PDG et directeur international de l’image de marque des pays chez Bloom Consulting.

En Asie, l’Arabie saoudite gagne une place et se retrouve au douzième rang, tandis que les Émirats arabes unis en perdent cinq et se placent en treizième position.

Quant aux autres pays du Golfe, la Jordanie est 22e, Oman 25e, le Qatar 27e, le royaume de Bahreïn 29e et le Koweït 36e.

M. Torres affirme que l’Arabie saoudite poursuit la mise en œuvre de son initiative Vision 2030 qui a pour objectif de diversifier son économie et de réduire sa dépendance au pétrole.

L’amélioration du sultanat d’Oman dans le classement met en lumière «l’incidence de l’élaboration des politiques sur le rendement d’un pays», dit-il, en faisant allusion au lancement par le pays de lois sur les sociétés commerciales et les investissements en capitaux étrangers.

Pour ce qui est du tourisme, l’Espagne a pris la tête du classement pour la première fois, détrônant les États-Unis.

Bien qu’elles aient subi les pires répercussions de la pandémie, l’Espagne et l’Italie sont les leaders de cette année, repoussant les États-Unis à la troisième place. L’Europe domine le top 5. L’Allemagne se place en quatrième position, renvoyant le Royaume-Uni au cinquième rang.

Les pays du Golfe ont une présence importante dans le classement au niveau du continent asiatique. L’Arabie saoudite est 17e, le Qatar 18e, la Jordanie 19e, les Émirats arabes unis 21e, Oman 22e et Bahreïn 24e.

Bahreïn a grimpé de quatre places sur la liste, principalement grâce à la stratégie touristique que le pays a lancée en 2015. Cette dernière a été revue et mise à jour en 2021, soutient M. Torres.

Le classement des Émirats arabes unis devrait s’améliorer lors de la prochaine édition.

«En tant qu’hôte de l’Expo 2020, les Émirats arabes unis ont bénéficié d’une couverture médiatique mondiale et de l’arrivée de visiteurs internationaux pendant la période de reprise après la pandémie de Covid-19. Cela devrait apporter, en plus de la reprise des vols aériens, de bonnes nouvelles pour le pays dans la prochaine édition du classement», ajoute-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com