Banque du Japon: politique monétaire inchangée mais prévisions d'inflation relevées

La BoJ mise désormais sur une hausse des prix à la consommation hors produits frais de 2,3% sur l'exercice 2022/23 entamé le 1er avril (Photo, AFP).
La BoJ mise désormais sur une hausse des prix à la consommation hors produits frais de 2,3% sur l'exercice 2022/23 entamé le 1er avril (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 21 juillet 2022

Banque du Japon: politique monétaire inchangée mais prévisions d'inflation relevées

  • Parallèlement à ses nouveaux pronostics sur l'inflation, la BoJ a abaissé jeudi à 2,4% sa prévision de croissance du PIB nippon en 2022/23
  • Pour 2024/25, elle prédit une croissance de 1,3%, contre 1,1% jusqu'alors

TOKYO: La Banque du Japon a laissé jeudi inchangée sa politique monétaire ultra-accommodante, conformément aux attentes, tout en relevant sensiblement ses prévisions d'inflation pour le pays sur fond de la flambée des prix de l'énergie et d'autres matières premières.

La BoJ mise désormais sur une hausse des prix à la consommation hors produits frais de 2,3% sur l'exercice 2022/23 entamé le 1er avril (en valeur médiane, contre une prévision précédente de 1,9%).

Son objectif d'une inflation hors produits frais de 2% devrait donc être atteint sur l'exercice en cours, une cible que la BoJ poursuivait en vain depuis près d'une décennie.

Mais l'institution a déjà maintes fois expliqué ces derniers mois qu'elle ne durcirait pas sa politique monétaire pour autant, car l'inflation actuelle au Japon est surtout tirée par l'explosion des prix de l'énergie, un facteur exogène et temporaire d'après la BoJ.

Elle voit ainsi l'inflation retomber à 1,4% en 2023/24 (contre 1,1% précédemment) et à 1,3% en 2024/25.

En outre, en excluant à la fois les produits frais et l'énergie, l'inflation nippone devrait se limiter à 1,3% sur l'exercice actuel et à 1,4% en 2023/24, toujours selon l'institution.

"Il n'y a pas de signes d'une accélération significative des hausses de salaires (au Japon, NDLR), ce qui serait nécessaire pour une croissance durable des prix", a rappelé l'économiste Ryutaro Kono dans une note de BNP Paribas.

«Une question de crédibilité»

Parallèlement à ses nouveaux pronostics sur l'inflation, la BoJ a abaissé jeudi à 2,4% sa prévision de croissance du PIB nippon en 2022/23, contre 2,9% lors de sa dernière anticipation en avril, mais a relevé de 0,1 point sa perspective de croissance pour 2023/24, à 2%.

Pour 2024/25, elle prédit une croissance de 1,3%, contre 1,1% jusqu'alors.

De nombreux vents contraires pèsent actuellement sur l'économie japonaise, dont l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix, les risques de récession aux États-Unis et en Europe, la vive résurgence du Covid-19 dans l'archipel ou encore les perturbations persistantes des chaînes d'approvisionnement industrielles.

Le yen est par ailleurs en chute libre face au dollar depuis mars, un phénomène lié notamment au décalage grandissant entre les politiques monétaires au Japon et aux États-Unis, et qui renchérit encore les importations nippones.

D'un autre côté, cette tendance de change est généralement positive pour les grandes entreprises japonaises, en gonflant leurs profits générés à l'étranger une fois convertis en yen.

La BoJ s'est d'ailleurs contentée jeudi de mentionner dans son communiqué qu'il était "nécessaire d'accorder une attention particulière" aux fluctuations sur le marché des changes, comme à l'issue de sa précédente réunion en juin.

La Banque centrale va continuer d'appliquer son taux négatif de 0,1% sur les dépôts des banques auprès d'elle et acheter autant d'obligations publiques japonaises (JGB) que nécessaire pour plafonner leurs rendements à dix ans à 0,25%.

Elle a procédé ces derniers temps à des achats record sur le marché obligataire nippon pour défendre cette ligne rouge coûte que coûte, si bien qu'elle détient désormais plus de la moitié de tous les JGB en circulation.

Plus la BoJ est sous pression, plus elle est réticente à changer de cap "parce que cela devient une question de crédibilité", souligne Kowei Iwahara, économiste de Natixis interrogé par l'AFP. Pour une banque centrale, "si vous perdez votre crédibilité, cela peut entraîner le pire".


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.