Avec l'inflation, destockeurs et discounters continuent sur leur lancée

Par ailleurs actionnaire de l'enseigne de surgelés Picard - située du côté «premium» du sablier -, Moez-Alexandre Zouari dit avoir «investi dans le bazar pour en faire un espace anti-frustration, où on peut se faire plaisir sans que l'état des magasins rappelle aux clients qu'ils n'ont pas de gros moyens». (AFP)
Par ailleurs actionnaire de l'enseigne de surgelés Picard - située du côté «premium» du sablier -, Moez-Alexandre Zouari dit avoir «investi dans le bazar pour en faire un espace anti-frustration, où on peut se faire plaisir sans que l'état des magasins rappelle aux clients qu'ils n'ont pas de gros moyens». (AFP)
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Publié le Mercredi 13 juillet 2022

Avec l'inflation, destockeurs et discounters continuent sur leur lancée

  • Les enseignes spécialistes du petit prix sont en plein boom en France, dopées par les inquiétudes de nombreux Français pour leur pouvoir d'achat
  • Mais aussi par une évolution de la consommation qui favorise le haut de gamme et les produits bon marché, au détriment du milieu.

PARIS: Dans le sillage de la chaîne néerlandaise Action, les enseignes spécialistes du petit prix sont en plein boom en France, dopées par les inquiétudes de nombreux Français pour leur pouvoir d'achat, mais aussi par une évolution de la consommation qui favorise le haut de gamme et les produits bon marché, au détriment du milieu.

La Voix du Nord, L'Aisne Nouvelle, Le Télégramme... Pour suivre l'actualité des magasins Action en France, il n'y a qu'à consulter la presse locale: l'ambitieux groupe néerlandais, qui fête cette année ses dix ans d'implantation en France, y a ouvert ces dernières années entre 80 et 90 magasins par an.

L'Hexagone est son premier marché, Action y compte environ 670 magasins, sur plus de 2 000 au total dans dix pays d'Europe (dont les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne ou la Pologne). En 2020, malgré une année perturbée par les confinements et les fermetures de magasins "non-essentiels", Action y avait réalisé un peu plus de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, sur 5,6 milliards au total.

Ses ventes ont fortement progressé l'an dernier, à 6,8 milliards d'euros. Pour expliquer son succès, l'enseigne met en avant la simplicité de son concept, avec 6.000 références dans 14 catégories telles que la décoration, le bricolage, le multimédia ou le sport.

«Effet sablier»

Le tout, à des "prix qui sont souvent bien plus intéressants qu'en grandes surfaces", explique Matthieu Cueto, traducteur interprète de 35 ans résidant à Metz, et qui fréquente Action et le français Stokomani "depuis 2015". "Je me rends dans ces magasins pour des produits du quotidien (lessive, déodorant…), donc au minimum une fois par mois", détaille-t-il à l'AFP.

"Je peux y aller jusqu'à quatre fois, car on peut y trouver des cadeaux sympas pour les anniversaires, et il m'arrive aussi de m'y rendre sans forcement avoir besoin de quelque chose, juste pour me faire plaisir".

S'il est sans doute le plus dynamique, Action n'est pas le seul spécialiste du bazar en France. GiFi, fondé en 1981 par Philippe Ginestet, revendiquait en mars 2021 un chiffre d'affaires annuel de 1,4 milliard d'euros TTC.

Centrakor, Stokomani, Maxi Bazar ou B&M, repreneur anglais de Babou, profitent eux aussi de ce qu'un grand connaisseur de la distribution, Moez-Alexandre Zouari, appelle l'"effet sablier". Cet important franchisé du groupe Casino a racheté coup sur coup Maxi Bazar, 180 millions d'euros de ventes en 2021 avec 90 magasins, puis Stokomani, avec ses 130 magasins et 650 millions d'euros de ventes.

La victime, les hypermarchés 

A l'occasion de la visite d'un Maxi Bazar dans les Yvelines, fin avril, l'entrepreneur expliquait que la consommation en France était en pleine polarisation, avec d'un côté le haut du sablier, un commerce premium marqué par "l'excellence opérationnelle", et de l'autre une offre à petit prix.

La victime de ce grand écart est le format hypermarché, en recul depuis des années en France, d'autant que la même concurrence du "soft discount" existe dans l'alimentaire, avec deux enseignes d'origine allemande, Lidl et Aldi, dont la première surtout est très dynamique en terme de parts de marchés.

Par ailleurs actionnaire de l'enseigne de surgelés Picard - située du côté "premium" du sablier -, Moez-Alexandre Zouari dit avoir "investi dans le bazar pour en faire un espace anti-frustration, où on peut se faire plaisir sans que l'état des magasins rappelle aux clients qu'ils n'ont pas de gros moyens".

La quête de petits prix se traduit également dans le secteur de l'habillement: l'Alliance du commerce, fédération professionnelle de grands magasins et de spécialistes de l'habillement et de la chaussure, notait début juillet que tous les types d'emplacements de magasins étaient "en souffrance", à l'exception notable des "outlets" (magasins de déstockage).


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.