Libye: le bilan des affrontements entre milices monte à 16 morts

Les précédents affrontements entre milices dataient du 10 juin (Photo, AFP).
Les précédents affrontements entre milices dataient du 10 juin (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 23 juillet 2022

Libye: le bilan des affrontements entre milices monte à 16 morts

  • Des échanges de tirs nourris étaient en cours vers 13H00 GMT dans l'est de la ville, près du campus de l'université de Tripoli et du Centre Médical de Tripoli
  • Semant la panique dans les rues et jardins très fréquentés pendant les nuits d'été caniculaires, les combats ont éclaté peu après minuit jeudi

TRIPOLI: Les affrontements entre deux milices vendredi dans la capitale libyenne Tripoli ont fait 16 morts et une cinquantaine de blessés, selon un nouveau bilan publié samedi par le ministère de la Santé.

Seize personnes ont été tuées et 52 blessées, a indiqué le ministère dans un communiqué.

"Tous les blessés reçoivent des soins médicaux dans les hôpitaux" de la ville, a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de civils parmi les morts et les blessés.

Le Service des ambulances et de secours à Tripoli avait fait état vendredi de trois civils tués.

Les combats se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi et n'ont cessé qu'en fin d'après-midi vendredi. Ils ont opposé deux groupes armés influents: la Force al-Radaa (dissuasion) et la Brigade des Révolutionnaires de Tripoli, tous deux rattachées au pouvoir exécutif.

Selon des sources locales, la détention par un groupe armé d'un combattant appartenant à l'autre camp serait l'élément déclencheur des affrontements qui ont touché plusieurs quartiers de la ville.

A la suite de ces incidents, le Premier ministre du gouvernement de Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, a suspendu le ministre de l'Intérieur, Khaled Mazen, et chargé Bader Eddine al-Toumi, ministre de la Gouvernance locale, d'assurer l'intérim "jusqu'à nouvel ordre".

Ces affrontements sont symptomatiques du chaos dans lequel est plongée la Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 et dont elle ne parvient pas à s'extirper.

Deux gouvernements se disputent par ailleurs le pouvoir depuis mars. Celui de Tripoli, mis sur orbite début 2021 sous l'égide de l'ONU pour mener la transition jusqu'à des élections qui n'ont pas encore eu lieu, et un gouvernement formé en mars et soutenu par le Parlement, qui a élu provisoirement domicile à Syrte (centre), faute de pouvoir prendre ses fonctions dans la capitale.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.