Le prince héritier de Bahreïn salue les efforts saoudiens pour servir les pèlerins du Hajj

Des pèlerins du Hajj priant à la Grande Mosquée de La Mecque. (Dossier/@HajMinistry)
Des pèlerins du Hajj priant à la Grande Mosquée de La Mecque. (Dossier/@HajMinistry)
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Publié le Dimanche 24 juillet 2022

Le prince héritier de Bahreïn salue les efforts saoudiens pour servir les pèlerins du Hajj

  • Le prince héritier de Bahreïn : l'Arabie saoudite s'engage à fournir les meilleurs services aux pèlerins
  • Cela se traduit par le succès continu du pèlerinage annuel du Hajj

RIYAD : Le prince héritier de Bahreïn a fait l’éloge des installations fournies par l'Arabie saoudite aux pèlerins du Hajj et des grands efforts qu'elle a déployés pour leur permettre d'accomplir le pèlerinage confortablement et en toute sécurité cette année.

Lors d'une réunion au Palais de Riffa avec le chef de la mission bahreïnienne du Hajj et les membres du Comité suprême des affaires du Hajj et de la Omra, le prince Salmane ben Hamad Al-Khalifa a déclaré que le Royaume s'est engagé à fournir les plus hauts niveaux de services et d'installations aux pèlerins ce qui se traduit par le succès continu du pèlerinage annuel du Hajj, a déclaré le Prince Salmane.

Le Hajj de cette année est le premier auquel les musulmans de l'extérieur du Royaume ont pu participer depuis le début de la pandémie de COVID-19.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Turquie: plus de 500 000 réfugiés sont rentrés en Syrie, affirme Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan prononce un discours après une réunion du cabinet à Ankara, le 26 septembre 2022. (AFP).
Le président turc Recep Tayyip Erdogan prononce un discours après une réunion du cabinet à Ankara, le 26 septembre 2022. (AFP).
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  • «Depuis le début de nos opérations transfrontalières en Syrie [en 2016], environ 526 000 volontaires sont retournés dans les zones de sécurité que nous avons établies [dans le nord du pays]», a déclaré le chef de l'Etat
  • M. Erdogan a ces derniers mois dit «préparer» le retour - sur la base du volontariat - d'un million de réfugiés syriens, sur les 3,7 officiellement enregistrés dans le pays

ISTANBUL : Plus d'un demi-million de Syriens qui avaient fui vers la Turquie sont rentrés dans leur pays depuis 2016, a affirmé samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan.

"Depuis le début de nos opérations transfrontalières en Syrie [en 2016], environ 526 000 volontaires sont retournés dans les zones de sécurité que nous avons établies [dans le nord du pays]", a déclaré le chef de l'Etat devant l'Assemblée nationale turque.

M. Erdogan a ces derniers mois dit "préparer" le retour - sur la base du volontariat - d'un million de réfugiés syriens, sur les 3,7 officiellement enregistrés dans le pays.

Il souhaite poursuivre le financement, avec l'appui de l'aide internationale, de logements et d'infrastructures dans le nord-ouest de la Syrie, dernière zone rebelle échappant au pouvoir de Damas et où Ankara déploie ses troupes.

La question de l'accueil des réfugiés syriens est devenu un sujet brûlant en Turquie, à huit mois et demi de la prochaine élection présidentielle et alors que le pays est confronté à une crise économique et monétaire d'ampleur.

Des partis d'opposition appellent régulièrement les autorités à renvoyer des millions de Syriens.

Le conflit en Syrie, démarré en mars 2011, a fait environ un demi-million de morts et des millions de déplacés et de réfugiés.


Les États arabes condamnent l'attaque terroriste contre un centre éducatif à Kaboul

Une vue du centre éducatif qui a été attaqué par un kamikaze, à Kaboul, en Afghanistan, le vendredi 30 septembre 2022. (AP)
Une vue du centre éducatif qui a été attaqué par un kamikaze, à Kaboul, en Afghanistan, le vendredi 30 septembre 2022. (AP)
Des combattants talibans montent la garde devant un centre éducatif qui a été attaqué par un kamikaze, à Kaboul, en Afghanistan, le vendredi 30 septembre 2022. (AP)
Des combattants talibans montent la garde devant un centre éducatif qui a été attaqué par un kamikaze, à Kaboul, en Afghanistan, le vendredi 30 septembre 2022. (AP)
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  • L'attentat s'est produit dans le quartier de Dasht-e-Barchi, dans l'ouest de Kaboul
  • La responsabilité de l'attentat n'a pas été revendiquée

DUBAΪ : Les États arabes ont condamné l'attaque terroriste de vendredi qui a visé un centre éducatif dans la capitale afghane, Kaboul, et qui a tué des adolescents, la plupart des filles.

L'attentat s'est produit dans le quartier de Dasht-e-Barchi, dans l'ouest de Kaboul, une zone à prédominance musulmane chiite où vit la communauté minoritaire hazara, cible de certaines des attaques les plus meurtrières en Afghanistan.

Selon des rapports antérieurs, le kamikaze a abattu deux agents de sécurité avant de pénétrer dans la salle où les étudiants séparés selon leur sexe devaient passer un examen pratique de collège.

La responsabilité de l'attentat n'a pas été revendiquée.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés a condamné, dans un communiqué, l'attentat qui a fait des dizaines de tués et blessés parmi des innocents.

Le ministère a exprimé son rejet de toutes les formes de violence et de terrorisme.

Bahreïn a également condamné l'attentat suicide et, dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères, a adressé les « profondes condoléances et la sympathie du royaume aux familles des victimes. »

Il a également souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Le Koweït a également dénoncé l'attentat, l'État du Golfe renouvelant sa « position ferme et de principe contre toutes les formes de violence et de terrorisme. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Des milliers d'Irakiens commémorent le soulèvement anti-pouvoir de 2019

Des manifestants antigouvernementaux irakiens assistent à une manifestation sur la place Tahrir, au centre de Bagdad, la capitale irakienne, le 1er octobre 2022 (Photo, AFP).
Des manifestants antigouvernementaux irakiens assistent à une manifestation sur la place Tahrir, au centre de Bagdad, la capitale irakienne, le 1er octobre 2022 (Photo, AFP).
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  • Le mouvement s'était essoufflé sous le coup d'une répression qui avait fait près de 600 morts et 30 000 blessés mais aussi le confinement lié au coronavirus
  • Trois ans plus tard, rien -ou presque- n'a changé

BAGDAD: Dans un Irak en pleine impasse politique, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Bagdad pour marquer le troisième anniversaire d'un soulèvement anti-pouvoir, lancé contre la corruption des élites et la gabegie des services publics.

La contestation inédite, déclenchée en octobre 2019, s'était propagée jusqu'au sud pauvre majoritairement chiite. Dans cet Irak riche en pétrole, des mois durant des centaines de milliers de manifestants avaient battu le pavé, dénonçant chômage des jeunes, infrastructures en déliquescence et absence de démocratie.

Le mouvement s'était essoufflé avec une répression qui avait fait près de 600 morts et 30.000 blessés, mais aussi le confinement lié au coronavirus.

Trois ans plus tard, la situation n'a pas changé. Les mêmes partis monopolisent la vie politique et, un an après les législatives d'octobre 2021, ils ne peuvent s'accorder sur le choix d'un Premier ministre et d'un président.

"Le peuple exige la chute du régime", ont scandé samedi des milliers de manifestants, très jeunes pour la plupart. Brandissant drapeaux irakiens et portraits des "martyrs" de 2019, ils se sont rassemblés sur la place Tahrir, selon une correspondante de l'AFP.

Les forces de l'ordre ont tiré plusieurs salves de gaz lacrymogènes pour empêcher les contestataires de franchir un pont où des murs en béton barraient l'accès à la Zone verte, quartier abritant ambassades occidentales et institutions étatiques.

Les deux camps ont échangé des jets de pierre. Torse nu, des jeunes portaient un camarade blessé pour l'évacuer des premières lignes.

Les accrochages ont fait 28 blessés chez les manifestants, principalement des cas de suffocation, et 18 dans les rangs des forces anti-émeute, selon un responsable au ministère de l'Intérieur.

«Echec depuis 2003»

"Il faut changer ce régime politique qui sert les intérêts des partis", fustige Ahmed Jomaa, avocat venu de la province de Wassit (centre).

"Le régime a prouvé son échec depuis 2003", ajoute-t-il, allusion à l'ordre politique construit après l'invasion américaine et la chute de Saddam Hussein.

Les commémorations interviennent dans un contexte tendu, les deux grands pôles du chiisme politique s'affrontant sur la nomination d'un Premier ministre et des législatives anticipées.

L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement. En face, le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes, veut la mise en place d'un gouvernement avant tout scrutin.

Mercredi, des tirs de roquettes avaient visé la Zone verte pendant une séance du Parlement.

Le 29 août, les tensions avaient culminé lorsque des partisans de Sadr avaient affronté l'armée et des hommes du Hachd al-Chaabi, d'ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, et qui sont politiquement opposés aux sadristes.

Plus de 30 partisans sadristes sont morts dans ces affrontements.

«Partager le gâteau»

"Aujourd'hui, il est indispensable d'affronter le pouvoir", assène le militant Ali al-Habib. "Tous les ponts et les routes sont bloqués car les autorités ont peur des manifestants".

Les législatives permettent surtout "à la classe politique de se partager le pouvoir, se partager le gâteau", accuse le trentenaire. "Il y a eu désaccord, ils sont descendus dans la rue avec les armes", poursuit-il, évoquant les violences d'août.

Bien trop absorbés par les querelles intestines, les politiciens se montrent impuissants face aux crises multiples qui font vaciller l'Irak.

Parmi elles, les tensions géopolitiques: l'Iran ou la Turquie, deux grands voisins, bombardent épisodiquement le Kurdistan d'Irak pour y affaiblir des mouvements d'opposition kurdes armés --iraniens ou turcs. Mercredi, des frappes revendiquées par Téhéran ont ainsi fait 14 morts et 58 blessés.

Après des décennies de conflits, en l'absence de réformes économiques et de grands projets d'infrastructures dans un pays frappé par une corruption endémique, le chômage touche par ailleurs quatre jeunes sur dix.

Et la vie des 42 millions d'Irakiens est impactée par les conséquences du changement climatique, sécheresses et pénuries d'eau ne faisant qu'empirer dans ce qui était autrefois la fertile Mésopotamie.

Drame du quotidien, un immeuble de quatre étages abritant des cliniques privées s'est effondré samedi à Bagdad, la défense civile extirpant 13 personnes vivantes des décombres.

Un accident qui pour le Premier ministre souligne l'importance "d'avoir suspendu la délivrance arbitraire des permis de construire" et donc de poursuivre, à tous les échelons, "la lutte anticorruption".