Grèce: les pompiers combattent le feu pour le cinquième jour

La protection civile grecque a appelé à l'évacuation de six villages et banlieues au pied du Mont Penteli, au nord d'Athènes, menacés par un important feu. (Photo, AFP)
La protection civile grecque a appelé à l'évacuation de six villages et banlieues au pied du Mont Penteli, au nord d'Athènes, menacés par un important feu. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 25 juillet 2022

Grèce: les pompiers combattent le feu pour le cinquième jour

La protection civile grecque a appelé à l'évacuation de six villages et banlieues au pied du Mont Penteli, au nord d'Athènes, menacés par un important feu. (Photo, AFP)
  • Lundi, 320 pompiers, deux bombardiers d'eau et quatre hélicoptères poursuivaient leurs efforts pour circonscrire le feu
  • La Grèce est frappée par une vague de chaleur depuis samedi et les températures doivent atteindre 40 degrés Celsius lundi dans certaines régions selon la météo

ATHÈNES: Pour la cinquième journée consécutive, les pompiers combattaient lundi un violent feu de forêt dans le département d'Evros, dans le nord-est de la Grèce, où se trouve le parc national de Dadia, « une lutte difficile », selon le ministre de la Crise climatique et de la Protection civile. 

La Grèce est frappée par une vague de chaleur depuis samedi et les températures doivent atteindre 40 degrés Celsius lundi dans certaines régions selon la météo. 

L'incendie qui s'est déclaré jeudi dernier dans le nord-est a entraîné l'évacuation de certains villages par précaution. 

Lundi, 320 pompiers, deux bombardiers d'eau et quatre hélicoptères poursuivaient leurs efforts pour circonscrire le feu. 

« C'est une lutte difficile, une lutte pour assurer la survie de cet écosystème exceptionnel » de Dadia, l'un des plus importants parcs nationaux du pays, a déclaré lundi le ministre, Christos Stylianidis, qui s'est rendu ce week-end sur place pour coordonner la lutte contre le feu. 

Protégé par le réseau européen Natura 2000 et connu pour sa colonie de vautours et la richesse de sa faune et de sa flore, le parc national de Dadia abrite trois des quatre espèces de vautours européens, dont le Vautour moine, ainsi que 36 des 38 espèces de rapaces d'Europe, selon des experts. 

Des averses tombées dans la région lundi matin « ont aidé un peu » à lutter contre l'incendie mais « le feu n'a pas été encore circonscrit », a indiqué un responsable du bureau de presse des pompiers. 

Risque « très élevé »  

La Grèce lutte également contre deux autres importants incendies déclenchés durant le week-end: l'un sur l'île de Lesbos, dans le nord-est de la mer Egée et l'autre à Krestena en Elide dans le Péloponnèse (sud). Dans ces deux régions, habitants et touristes ont dû également être évacués par précaution. 

En Elide, « une personne a été arrêtée, accusée d'incendie volontaire », a indiqué le ministre de la Protection du citoyen Takis Théodorikakos. Il a ajouté que « 15 feux s'étaient déclenchés au cours des vingt derniers jours dans cette région ». 

La Protection civile a prévenu que le risque d'incendies de forêt restait « très élevé » lundi en raison de la canicule et des vents forts. 

La multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes est une conséquence directe du réchauffement climatique selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence. 

La Grèce est chaque été la proie de violents feux de forêt et des températures caniculaires sont fréquentes dans ce pays du sud-est de l'Europe. 

L'été dernier, les incendies avaient ravagé 103 000 hectares et fait trois morts. L'île d'Eubée, près d'Athènes, avait été particulièrement touchée. 

Depuis le début de cet été, de nombreux feux ont éclaté à travers le pays. Comme l'année dernière, le gouvernement grec a attribué la multiplication de feux de forêt en Europe à « la crise climatique ». 

« Ces dernières 24 heures, les pompiers ont fait face à 73 incendies de forêt dont la majorité ont été circonscrits immédiatement (...), la preuve de l'effort immense (des préparatifs ndrl) fait en hiver pour limiter les dommages de la crise climatique », a souligné lors de son point de presse régulier lundi, le porte-parole du gouvernement, Yannis Economou. 

 


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."