Deux études concluent que la pandémie a commencé sur le marché de Wuhan

Des résidents font la queue pour être testés pour le COVID-19 à Wuhan, dans la province centrale du Hubei en Chine (Photo, AP).
Des résidents font la queue pour être testés pour le COVID-19 à Wuhan, dans la province centrale du Hubei en Chine (Photo, AP).
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Publié le Mercredi 27 juillet 2022

Deux études concluent que la pandémie a commencé sur le marché de Wuhan

  • Le débat fait rage entre les experts, qui cherchent encore à élucider le mystère de l'origine du virus
  • L'animal qui aurait servi d'intermédiaire entre les chauves-souris, porteuses de coronavirus, et l'humain n'a pas été identifié

WASHINGTON: Deux études publiées mardi dans la prestigieuse revue Science concluent que la pandémie de Covid-19 a commencé sur le marché de la ville de Wuhan, en Chine, pointant ainsi vers une très probable origine animale du virus.

La première étude est une analyse géographique montrant que les premiers cas détectés en décembre 2019 se concentraient autour du marché. La seconde est une analyse génomique du virus des premiers cas, montrant qu'il est très peu probable que le virus ait largement circulé chez les humains avant novembre 2019.

Le débat fait rage depuis le début de la pandémie entre les experts, qui cherchent encore quasiment trois ans plus tard à élucider le mystère de l'origine du virus.

L'un des auteurs de ces études lui-même, Michael Worobey, virologue à l'université d'Arizona, avait signé une lettre en 2021 appelant à considérer sérieusement l'hypothèse d'une fuite d'un laboratoire de Wuhan.

Mais les données analysées depuis "m'ont fait évoluer, jusqu'au point qu'aujourd'hui, je pense aussi qu'il n'est simplement pas plausible que le virus ait été introduit d'une autre manière qu'à travers le commerce d'animaux au marché de Wuhan", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Kristian Andersen, de l'institut de recherche Scripps et lui aussi co-auteur de ces études, a de son côté déclaré : "Avons-nous réfuté la théorie de la fuite de laboratoire ? Non. Pourrons-nous le faire un jour ? Non. Mais je pense qu'il est important de comprendre qu'il y a des scénarios possibles, et d'autres probables. Et que possible ne signifie pas tout aussi probable."

Concentration autour du marché

La première étude a analysé les lieux de résidence de 155 premiers cas identifiés en décembre 2019. Les chercheurs ont montré que ces cas étaient concentrés autour du marché de Wuhan, contrairement à ceux enregistrés les mois suivants, qui eux coïncidaient avec les quartiers à forte densité, montrant la propagation du virus.

De plus, parmi les cas étudiés, les personnes n'étant pas directement liées au marché résidaient plus près de celui-ci que celles y travaillant ou s'y étant rendues récemment. Cela indique qu'elles ont probablement été infectées du fait de leur proximité avec ce lieu.

Les chercheurs ont également analysé des échantillons prélevés sur le marché en janvier 2020, par exemple sur une cage ou des charriots.

Leurs analyses montrent que les échantillons positifs au Sars-Cov-2 étaient concentrés dans le sud-ouest du marché, précisément là où des animaux vivants étaient vendus (dont des chiens viverrins, une espèce de blaireau, des renards...).

L'animal qui aurait servi d'intermédiaire entre les chauves-souris, porteuses de coronavirus, et l'humain n'a pas été identifié.

Empêcher d'autres pandémies 

La seconde étude est fondée sur l'analyse du génome du virus ayant infecté ces tout premiers cas. Elle conclut que deux lignées du virus, A et B existaient avant février 2020. Et que ces deux lignées ont probablement résulté de deux événements séparés de transmission aux humains, tous deux au marché de Wuhan.

De précédentes études avaient elles suggéré que la lignée B avait évolué à partir de la lignée A ?

A l'avenir, les scientifiques soulignent qu'il est important de comprendre d'où venaient les animaux vendus sur le marché de Wuhan, afin de minimiser les risques futurs.

Si des zones d'ombre subsistent donc, les chercheurs ont souligné que les informations disponibles sur les débuts de cette pandémie étaient en réalité très détaillées.

"Il y a ce sentiment général qu'il n'y a aucune information qui puisse nous dire quoi que ce soit sur l'origine de la pandémie de Covid-19", a commenté Kristian Andersen. "C'est simplement faux."

La Chine a régulièrement été accusée de dissimuler des informations ou de ne pas coopérer pleinement avec les enquêtes internationales. Or, comprendre comment cette pandémie a commencé est crucial pour aider à empêcher de futurs événements similaires, et potentiellement sauver des millions de vies.

"Les pandémies n'exigent pas que l'on désigne un responsable, mais elles réclament qu'on les comprenne", a conclu Kristian Andersen.


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.

 


Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de trois semaines

L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
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  • La prolongation du cessez-le-feu fait suite à des frappes israéliennes meurtrières et à la poursuite des affrontements dans le sud du Liban
  • M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun

WASHINGTON/BEIRUT/JERUSALEM : Le Liban et Israël ont prolongé leur cessez-le-feu de trois semaines après une réunion de haut niveau à la Maison Blanche, a déclaré jeudi le président américain Donald Trump. M. Trump a accueilli l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, et l'ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, Nada Moawad, dans le bureau ovale pour une deuxième série de discussions facilitées par les Etats-Unis, un jour après que des frappes israéliennes aient tué au moins cinq personnes, dont un journaliste.

"La réunion s'est très bien passée ! Les États-Unis vont travailler avec le Liban pour l'aider à se protéger du Hezbollah", a écrit M. Trump sur Truth Social. Le Hezbollah, le groupe armé allié à l'Iran qui combat Israël, n'était pas présent aux pourparlers. Il affirme avoir "le droit de résister" aux forces d'occupation.

M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

M. Trump s'est également adressé aux journalistes dans le bureau ovale, aux côtés des participants à la réunion, et a déclaré qu'il espérait que les dirigeants se rencontreraient pendant les trois semaines de cessation des hostilités. Il a ajouté qu'il y avait "une grande chance" que les deux pays parviennent à un accord de paix cette année.

Le vice-président JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ambassadeur des États-Unis en Israël Mike Huckabee et l'ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa ont également participé à la réunion.

Le cessez-le-feu, conclu à l'issue de discussions entre les ambassadeurs des deux pays à Washington la semaine dernière, devait expirer dimanche. Il a permis une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont poursuivies dans le sud du Liban, où les troupes israéliennes se sont emparées d'une zone tampon autoproclamée.

Rendre au Liban sa grandeur

L'ambassadeur Moawad, qui avait demandé une prolongation du cessez-le-feu lors de la réunion, a remercié M. Trump d'avoir accueilli les pourparlers. "Je pense qu'avec votre aide et votre soutien, nous pouvons rendre au Liban sa grandeur", a-t-elle déclaré.

Un responsable libanais avait auparavant déclaré que Beyrouth ferait pression pour un retrait israélien, le retour des Libanais détenus en Israël et la délimitation de la frontière terrestre lors d'une prochaine phase de négociations.

Israël a cherché à faire cause commune avec le gouvernement libanais au sujet du Hezbollah, que Beyrouth s'efforce de désarmer pacifiquement depuis un an.

Interrogé sur la manière dont les États-Unis aideraient le Liban à lutter contre le Hezbollah, M. Trump n'a pas donné de détails, mais a déclaré que les États-Unis entretenaient "une excellente relation avec le Liban". M. Trump a déclaré qu'Israël devait être en mesure de se défendre contre les attaques du Hezbollah.

M. Trump a également appelé le Liban à abolir les lois interdisant tout engagement avec Israël. "C'est un crime de parler avec Israël ?", a-t-il répondu lorsqu'on l'a interrogé sur les lois connues sous le nom de lois anti-normalisation, qu'il ne semblait pas connaître. "Je suis certain qu'il y sera mis fin très rapidement. J'y veillerai", a déclaré M. Trump.