Fenerbahçe-Dynamo Kiev: L'ambassadeur d'Ukraine en Turquie condamne les slogans pro-Poutine

Des supporters de Fenerbahçe en Turquie, le 21 octobre 2021 (Photo, AP).
Des supporters de Fenerbahçe en Turquie, le 21 octobre 2021 (Photo, AP).
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Publié le Vendredi 29 juillet 2022

Fenerbahçe-Dynamo Kiev: L'ambassadeur d'Ukraine en Turquie condamne les slogans pro-Poutine

  • Après la défaite, les supporters de Fenerbahçe ont commencé à chanter le nom du chef de l'Etat russe
  • Après avoir condamné les supporters de Fenerbahçe dans la matinée, l'ambassadeur d'Ukraine en Turquie a remercié Baykar, le fabricant turc des drones

ANKARA: L'ambassadeur d'Ukraine en Turquie, Vasyl Bodnar, a condamné jeudi les slogans chantés par les supporters turcs en faveur du chef de l'Etat russe Vladimir Poutine lors du match entre le Dynamo Kiev et Fenerbahçe mercredi soir à Istanbul.

"Le football est un jeu juste. Le Dynamo Kiev était plus fort hier soir. Il est très triste d'entendre de la part des supporters de Fenerbahçe des mots qui soutiennent l'assassin et l'agresseur qui bombarde notre pays", a réagi en turc Vasyl Bodnar sur Twitter.

"Je suis reconnaissant au peuple ami turc pour son soutien à l'Ukraine et ses commentaires sur les actions inappropriées des supporters", a-t-il ajouté.

Le Dynamo Kiev a battu Fenerbahçe 2 à 1 au 2e tour de qualification pour la Ligue des champions, progressant au tour suivant.

Selon la presse turque, l'atmosphère s'est tendue après le premier but marqué par l'Ukrainien Vitaliy Buyalski (57e).

"Buyalski a montré sa joie de manière provocante. Il a été hué et a reçu un carton jaune", a écrit le journal turc Sozcu.

Les supporters de Fenerbahçe ont par la suite commencé à chanter le nom du chef de l'Etat russe, selon les vidéos partagées par les réseaux sociaux.

Selon les médias turcs, l'entraineur du Dynamo Kiev Mircea Lucescu a refusé de participer à la conférence de presse d'après match.

"Tout a fonctionné selon nos plans et nous avons gagné. Mais nous n'avions pas pris en compte les supporters. Je n'attendais pas de tels slogans. Quel dommage", a-t-il réagi lors d'une interview télévisée.

L'UEFA a annoncé jeudi soir l'ouverture d'une enquête disciplinaire sur les "supposés mauvais comportements" des supporters turcs.

Fenerbahçe a condamné les slogans pro-Poutine jeudi après-midi dans un communiqué.

"Qu'elles qu'en soient les raisons, nous rejetons fermément la réaction d'une partie des tribunes", a affirmé le club stambouliote.

"Il n'est pas juste d'attribuer à notre club et à l'ensemble de nos supporters ce discours qui ne représente absolument pas notre position et nos valeurs", a-t-il ajouté.

Les slogans des supporters de Fenerbahçe ont aussi provoqué un tollé sur les réseaux sociaux turcs où de nombreux internautes les ont qualifiés de "honteux".

"J'ai eu honte de ces supporters de Fenerbahçe. Honte à eux. Le Dynamo Kiev voulait cette victoire pour la dédier à leurs soldats qui protègent leur pays. Je les félicite", a écrit sur Twitter le journaliste Cengiz Candar.

Neutralité turque

Après avoir condamné les supporters de Fenerbahçe dans la matinée, l'ambassadeur d'Ukraine en Turquie a remercié Baykar, le fabricant turc des drones de combat Bayraktar, pour le don d'un de ses appareils à l'armée ukrainienne.

Co-dirigé par le gendre du président Recep Tayyip Erdogan, Baykar a proposé d'offrir un de ses appareils gratuitement en réponse à une levée de fonds organisée en Pologne, demandant que l'argent collecté puisse être consacré à l'aide humanitaire.

C'est le cinquième drone offert par l'entreprise à l'Ukraine à la suite des collectes de fonds organisées dans différents pays.

Selon les médias turcs, la Russie s'intéresse aussi de près aux drones de combat turcs et a proposé à Ankara d'ouvrir un site de production sur son sol.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n'a pas nié l'offre mercredi devant la presse.

Tout en condamnant rapidement l'offensive russe en Ukraine, la Turquie a opté pour la neutralité entre les deux pays et ne s'est pas jointe aux sanctions occidentales contre Moscou.


Le chef de l'ONU appelle «tous les acteurs» à respecter le cessez-le-feu au Liban

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
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  • "Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations"
  • "Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international"

NATIONS-UNIES: Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué.

"Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations", a déclaré Stéphane Dujarric dans un communiqué.

"Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international", a-t-il ajouté, une formulation qui peut viser Israël et le Liban, mais aussi le Hezbollah.

 

 

 


Trump estime les Etats-Unis et l'Iran «très proches» d'un accord

Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
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  • "Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait
  • "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté

WASHINGTON: Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

"Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait.

"Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté.

"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", a assuré Donald Trump sans plus de détail, utilisant le terme qu'il emploie pour désigner les stocks d'uranium enrichi, une des demandes américaines clés pour parvenir à un accord.

La République islamique n'a pas confirmé cet élément dans l'immédiat.

Donald Trump a en outre annoncé jeudi un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT. Cette trêve, dont sont convenus le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président du Liban Joseph Aoun, inclut le Hezbollah libanais, mouvement chiite pro-iranien, a dit le président américain.

"Pas de date"

Entre l'Iran et les Etats-Unis, les tractations se poursuivent sous l'égide du Pakistan afin d'organiser une deuxième session de négociations, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier, pour mettre durablement fin à la guerre.

L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir était en Iran jeudi pour y rencontrer le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, considéré comme le principal interlocuteur du côté de Téhéran.

Face à un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, depuis l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février, et qui secoue l'économie mondiale, le monde espère a minima une prolongation du cessez-le-feu de deux semaines, en vigueur depuis le 8 avril.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

"Si l'Iran fait le mauvais choix, alors il y aura un blocus et des bombes qui tomberont sur ses infrastructures électriques et énergétiques", a menacé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth.

L'Iran menace lui de bloquer également la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier.

L'ambassadeur iranien à l'ONU a qualifié Téhéran de "prudemment optimiste" quant à ces pourparlers et a exprimé son espoir d'un "résultat significatif".

Première historique ? 

Israël a de son côté menacé l'Iran de frappes "encore plus douloureuses" s'il refusait de se plier aux demandes des Etats-Unis, notamment sur l'armement nucléaire.

A Washington, la Chambre des représentants a rejeté à nouveau jeudi une initiative des députés démocrates qui souhaitaient forcer Donald Trump à obtenir l'aval du Congrès pour éventuellement poursuivre les hostilités contre l'Iran.

La France a annoncé jeudi soir qu'une "trentaine de participants" assisteraient vendredi à une visoconférence coprésidée par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer visant à mettre en place une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz quand les conditions le permettront.

Au Liban, "les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a commenté Donald Trump, avant d'inviter les dirigeants israélien et libanais à se rencontrer à la Maison Blanche "au cours des quatre ou cinq prochains jours" - une première à un tel niveau de représentation entre les deux pays depuis 1993.

Le Liban s'est engagé à prendre des "mesures concrètes pour empêcher" toute attaque du Hezbollah contre Israël dans le cadre de la trêve, selon la diplomatie américaine.

Le mouvement pro-iranien compte respecter le cessez-le-feu "à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous", a déclaré à l'AFP un de ses députés, Ibrahim Moussaoui.

Echange de tirs 

S'il y voit une occasion de "paix historique" avec Beyrouth, Benjamin Netanyahu a rappelé son exigence d'un désarmement du Hezbollah comme préalable et indiqué que l'armée israélienne allait maintenir sa présence "dans le sud (du Liban) dans une bande frontalière de dix kilomètres de profondeur".

Dans les heures qui ont précédé l'entrée en vigueur de la trêve, Israël et le Hezbollah ont échangé de nouveaux tirs transfrontaliers.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des lanceurs de roquettes du Hezbollah après que deux personnes ont été blessées, dont une grièvement, par des tirs vers le nord du pays,selon un bilan de l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Plus tôt dans la journée, au moins sept personnes ont été tuées et 33 blessées dans une frappe israélienne sur le village de Ghazieh, dans le sud du Liban, selon les autorités.

Depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés.

 

 


Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires

Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires
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  • Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte
  • Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé par les Etats-Unis à la République islamique.

"Dix navires ont été refoulés et AUCUN navire n'a réussi à franchir le blocus depuis son entrée en vigueur lundi", a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans une publication sur X.

Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte.

Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain, même si certains ont ensuite fait demi-tour, selon le fournisseur de données maritimes Kpler.

Le détroit d'Ormuz, stratégique pour le transport maritime, notamment d'hydrocarbures, est paralysé par l'Iran depuis le début de la guerre.

Faute d'accord avec Téhéran pour mettre fin au conflit, l'armée américaine a annoncé dimanche imposer son propre blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens" depuis lundi, à 14H00 GMT.