Beyonce reine du dance floor pour son dernier album

Sur cette photo d'archive prise le 9 juillet 2019, l'auteure-compositrice-interprète américaine Beyonce arrive pour la première mondiale du film «Le Roi Lion» de Disney au Dolby Theatre à Hollywood. (Photo Robyn Beck / AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 9 juillet 2019, l'auteure-compositrice-interprète américaine Beyonce arrive pour la première mondiale du film «Le Roi Lion» de Disney au Dolby Theatre à Hollywood. (Photo Robyn Beck / AFP)
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Publié le Vendredi 29 juillet 2022

Beyonce reine du dance floor pour son dernier album

  • Les fans ont retrouvé leur reine, «Queen B», en pleine «Renaissance», titre de cet album de 16 morceaux destinés à un monde qui recommence à faire la fête après la pandémie
  • C'est l'appel urgent à la piste de danse qui ressort, avec autant d'hommages aux pionniers du funk, de la soul, de la house et du disco

NEW YORK : Événement musical de l'été, la reine Beyonce a sorti son septième album solo vendredi, un appel urgent à danser sous les lumières des boîtes de nuit ou sur le sable des plages.

Six ans après «Lemonade», devenu un classique, les fans ont retrouvé leur reine, «Queen B», en pleine «Renaissance», titre de cet album de 16 morceaux destinés à un monde qui recommence à faire la fête après la pandémie. Un monde où l'on croise Donna Summer, le père du disco Giorgio Moroder ou James Brown.

«Faire cet album m'a permis de rêver et de m'évader pendant une période effrayante pour le monde. Il m'a permis de me sentir libre et aventurière à une époque où peu de choses bougeaient», avait annoncé Beyonce, bientôt 41 ans, à ses 270 millions d'abonnés sur Instagram.

«Je voulais créer un endroit où on se sent sûr, sans jugement. Un endroit où on se sent libéré de tout perfectionnisme et de toute réflexion excessive. Un endroit pour crier, se libérer, ressentir la liberté», ajoutait-elle.

- Fuite -

La chanteuse annonçait la couleur avec son single, «Break my soul», un titre samplé sur un standard de dance music des années 1990, «Show me love» de Robin S. Un rappel à l'électro mais une manière aussi de rendre hommage aux artistes et aux communautés noires, queer et populaires qui ont façonné ce genre musical dans le Chicago des années 1980.

Des morceaux dansants, «Renaissance» en compte d'autres, à commencer par «Cuff it» ou «Virgo's groove», littéralement un hymne au sexe et à l'amour. L'album se termine en apothéose disco, avec un dernier titre intitulé «Summer Renaissance», qui reprend le tube de Donna Summer «I feel love».

La voix de Beyonce a sa place sur «Renaissance», mais c'est l'appel urgent à la piste de danse qui ressort, avec autant d'hommages aux pionniers du funk, de la soul, de la house et du disco. Parmi les collaborations de l'album, figurent Nile Rodgers, Skrillex, Grace Jones, et, évidemment, son mari, le rappeur et homme d'affaires Jay-Z, avec lequel elle forme l'un des couples les plus glamour et les plus influents de la culture populaire.

L'album a fait l'objet d'une fuite cette semaine mais des fans de Beyoncé ont multiplié sur les réseaux sociaux les appels à la patience et à la discipline.

«Je n'ai jamais vu quelque chose de pareil. Je ne peux pas vous remercier assez pour tant d'amour et de protection», leur a dit la chanteuse, jeudi soir sur son compte Twitter. Elle a aussi révélé que «Renaissance» n'était que le premier chapitre d'un projet qui en compte trois.

- Classique -

Beyonce a l'habitude de créer l'événement et la surprise dès qu'elle sort une œuvre. Mais cette fois, elle a opté pour une mise en bouche des plus classiques, avec un single, quelques messages sur les réseaux sociaux et la couverture du Vogue britannique, où elle posait sur un cheval, dans un décor de lumière rouge sur une piste de danse.

Depuis «Lemonade» en 2016, son album le plus abouti, elle avait sorti un album live et un film sur sa performance au festival de Coachella en 2018, intitulés «Homecoming».

Sa chanson «Black Parade», sortie au milieu des manifestations de masse déclenchées par le meurtre de l'Afro-américain George Floyd par des policiers blancs en juin 2020, a été acclamée par la critique.

Ce titre a permis à celle qui s'était fait connaître dans le groupe des Destiny's Child, de devenir la femme la plus récompensée de l'histoire des Grammy Awards, les récompenses de l'industrie musicale américaine, avec 28 victoires.

Mais comme Jay-Z, qui compte lui le record de nominations aux Grammy, 83 en tout, elle a souvent été boudée pour les catégories majeures, certains y voyant un symptôme du manque de diversité dans ces grand-messes.


Coupe du monde 2026 : l’Égypte élimine l’Australie et file en huitièmes de finale

  • Les Pharaons s’imposent 4-2 aux tirs au but après un match tendu conclu sur un 1-1
  • Première victoire historique en phase à élimination directe : l’Égypte rejoint le Maroc comme deuxième nation africaine et arabe en huitièmes

DUBAÏ : L’Égypte a battu l’Australie aux tirs au but au stade de Dallas pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Il s’agit de sa toute première victoire en phase à élimination directe.

Ils rejoignent ainsi le Maroc comme deuxième nation africaine et arabe à atteindre les huitièmes de finale de ce tournoi.

L’Égypte avait été rassurée par les nouvelles concernant son capitaine et joueur clé Mohamed Salah, remis de ses inquiétudes liées à une blessure après avoir demandé à être remplacé lors du dernier match de groupe contre l’Iran. Avant la rencontre, un quatuor offensif composé de Salah, Mostafa Zico, Emam Ashour et Omar Marmoush apparaissait sur le papier comme une menace sérieuse pour la défense australienne.

Les Socceroos ont de nouveau débuté en 3-4-3, avec le jeune Nestor Irankunda, 20 ans, chargé d’animer l’attaque.

La première occasion du match est venue de Cristian Volpato à la 5e minute, sa frappe enroulée du pied gauche frôlant la barre égyptienne. Quelques minutes plus tard, Jordan Bos a percé la défense égyptienne avant d’être stoppé par Mohamed Hany alors qu’il s’apprêtait à tirer face au but de Mostafa Shobeir.

La situation s’est débloquée de l’autre côté du terrain, et les Pharaons n’ont eu besoin que de 13 minutes pour prendre l’avantage, Ashour étant à l’origine puis à la conclusion de l’action collective qui lui a offert son deuxième but du tournoi. Sa première tentative, sur une remise de Salah, avait été contrée, et lorsque le ballon a ensuite été centré dans la surface par Karim Hafez, la tête d’Ashour, totalement libre, n’a laissé aucune chance au gardien australien Patrick Beach.

Après la pause hydratation, l’Australie est davantage entrée dans le match, mais la première mi-temps est restée hachée, entre fautes et interruptions.

Dès le début de la seconde période, Omar Marmoush aurait pu faire le break, mais son tir du droit a frôlé le poteau après une passe parfaite de Zico. L’Égypte allait regretter cette occasion à la 55e minute, lorsque un coup franc a été dévié dans ses propres filets par Mohamed Hany : 1-1, tout était relancé.

À la 67e minute, l’Égypte a tenté de réagir en remplaçant Zico et Hamdi Fathy par Haissem Hassan et Hossam Abdelmaguid. Cinq minutes plus tard, Ashour manquait le cadre après une belle séquence collective. Malgré une pression croissante en fin de match, la défense australienne, menée par l’excellent Harry Souttar, tenait bon.

Dans le temps additionnel, Ramy Rabia a failli offrir la victoire à l’Égypte, mais sa tête sur un centre de Salah a été repoussée par un arrêt exceptionnel de Beach.

Avec Trezeguet et Hassan très dangereux sur les côtés, les Australiens semblaient même satisfaits de voir arriver la prolongation.

Salah a enfin eu une vraie occasion trois minutes après le début des prolongations, mais sa frappe a survolé la barre. Les occasions sont restées rares.

À la 108e minute, une frappe déviée de Marwan Attia a failli tromper Beach, mais le gardien a pu capter le ballon. L’Égypte poussait, sans parvenir à faire céder la défense australienne. Salah a encore fait parler sa classe en éliminant plusieurs adversaires à sept minutes de la fin, mais sa frappe a été contrée. Les tirs au but se profilaient, et l’Australie a remplacé Beach par le vétéran Matt Ryan.

Souttar et Lucas Harrington ont manqué leurs tirs côté australien. Mahmoud Saber, Rabia, Salah (avec une panenka) et Abdelmaguid ont marqué, permettant à l’Égypte de s’imposer au terme d’une soirée épuisante.

Les Pharaons affronteront désormais soit l’Argentine soit le Cap-Vert en huitièmes de finale, le mardi 7 juillet, au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


AlUla affirme son rayonnement culturel international, avec la fondation Lafayette anticipation

la vallée de l'oasis d'AlUla vue du ciel depuis Hattat Uwayrid, le 31 janvier 2025. (Photo : Loïc VENANCE / AFP)
la vallée de l'oasis d'AlUla vue du ciel depuis Hattat Uwayrid, le 31 janvier 2025. (Photo : Loïc VENANCE / AFP)
  • Plus qu’une simple exposition, cette programmation illustre l’évolution du partenariat franco-saoudien
  • Longtemps centré sur la valorisation du patrimoine, celui-ci s’étend désormais à l’art contemporain, au design, à l’architecture et aux industries créatives

PARIS: À l’automne, la cité-oasis saoudienne d’AlUla déploiera une véritable saison culturelle à Paris, dont le premier grand rendez-vous sera l’exposition La Vie des formes, présentée à la Fondation Lafayette Anticipations à partir du 7 septembre.

Plus qu’une simple exposition, cette programmation illustre l’évolution du partenariat franco-saoudien. Longtemps centré sur la valorisation du patrimoine, celui-ci s’étend désormais à l’art contemporain, au design, à l’architecture et aux industries créatives.

Pour Simon Garcia, directeur du développement culturel d’AFALULA, La Vie des formes est le fruit de deux partenariats majeurs : celui qui unit depuis huit ans la France et l’Arabie saoudite autour du développement d’AlUla, et celui noué avec Lafayette Anticipations.

Simon Garcia rappelle à ce propos que cette coopération est unique par son ampleur et qu’elle connaîtra une montée en puissance au cours de la prochaine saison.

AFALULA accompagne la Commission royale pour AlUla dans des projets qui vont des fouilles archéologiques à la création d’institutions muséales, en passant par le cinéma, les résidences d’artistes et le soutien à la création contemporaine.

Depuis 2021, plus de soixante artistes et créateurs internationaux ont été accueillis en résidence dans l’oasis, faisant d’AlUla un véritable laboratoire où patrimoine et création contemporaine se nourrissent mutuellement.

Cette dynamique est désormais bien engagée. Après Arduna, première exposition du Musée d’art contemporain d’AlUla réalisée avec le Centre Pompidou, Paris accueillera cet automne quatre grands rendez-vous.

Outre La Vie des formes, une exposition sera organisée avec l’Institut du monde arabe dans le cadre du Prix du Design arabe. Le Musée d’art contemporain d’AlUla présentera également, à Art Basel Paris, une œuvre commandée à l’artiste Aman AlZedani, tandis que la Villa Hegra investira la Monnaie de Paris avec une exposition consacrée aux arts de la table, réunissant plusieurs créatrices saoudiennes.

Au cœur de cette programmation, le partenariat avec Lafayette Anticipations occupe une place particulière.

Pour son directeur, Clément Delépine, cette collaboration s’inscrit pleinement dans la mission de la fondation, qui consiste à rendre la création contemporaine accessible au plus grand nombre tout en encourageant les échanges entre les différentes disciplines artistiques.

Son bâtiment, conçu par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, offre d’ailleurs un cadre idéal grâce à ses espaces modulables, où dialoguent arts visuels, design, musique, performance et édition.

Une philosophie qui rejoint naturellement celle développée à AlUla, où patrimoine, paysage, architecture et création contemporaine sont pensés comme un ensemble cohérent.

Co-commissaire de l’exposition, Arnaud Morand, responsable des arts et des industries créatives à AFALULA, souligne que La Vie des formes est avant tout un projet construit à deux voix, dans la mesure où l’exposition réunit des œuvres de la collection de Lafayette Anticipations et des créations réalisées lors des résidences de design organisées à AlUla.

Mais, explique-t-il, l’objectif va bien au-delà de l’organisation d’une exposition. Avant même l’ouverture des futurs musées, AlUla a choisi d’inviter artistes, designers et chercheurs à travailler sur place afin qu’ils participent à la construction de son identité culturelle.

« Ce sont eux qui observent, expérimentent, questionnent et parfois critiquent », rappelle Arnaud Morand. Leur regard nourrit la réflexion sur la transformation d’un territoire appelé à devenir l’un des grands pôles culturels du Royaume.

Dans cette démarche, l’art et le design deviennent de véritables outils de réflexion. Ils permettent d’aborder des questions très concrètes : comment vivre dans un environnement désertique, imaginer des espaces publics adaptés au climat, valoriser les matériaux locaux ou encore inventer de nouvelles formes de convivialité.

Pour Arnaud Morand, les œuvres présentées sont ainsi le résultat d’un dialogue permanent entre artistes, artisans, habitants et paysages.

Cette réflexion est au cœur de La Vie des formes, qui s’inspire de l’historien de l’art Henri Focillon et invite à voir les formes comme des réalités vivantes, façonnées par les matériaux, les usages, les gestes et les imaginaires, plutôt que comme des objets figés.

En faisant dialoguer les collections de Lafayette Anticipations avec les créations réalisées à AlUla, l’exposition montre comment l’art et le design accompagnent les profondes mutations d’un territoire.

Cette présence renforcée d’AlUla à Paris confirme l’ambition culturelle portée par la Vision 2030 saoudienne, qui mise sur la création contemporaine comme moteur de développement et d’échanges internationaux.

Le Royaume d’Arabie saoudite fait ainsi de la culture un puissant levier de transformation, avec la France comme partenaire de premier plan.

AlUla a d’ailleurs annoncé avoir renforcé son partenariat avec l’écosystème français de l’innovation grâce au lancement du programme « Future of Tourism », en collaboration avec STATION F et le groupe Galeries Lafayette, en marge du salon international VivaTech, qui s’est tenu récemment à Paris Expo Porte de Versailles.


« The Sheep Detectives » : une enquête aussi tendre que captivante

(de gauche à droite) Mopple (voix de Chris O'Dowd) et Lily (voix de Julia Louis-Dreyfus) dans The Sheep Detectives. (Fournie)
(de gauche à droite) Mopple (voix de Chris O'Dowd) et Lily (voix de Julia Louis-Dreyfus) dans The Sheep Detectives. (Fournie)
  • Une enquête policière familiale pleine d’humour, de charme et d’émotion, portée par des personnages attachants et un excellent casting vocal
  • Un film visuellement réussi qui aborde avec finesse les thèmes du deuil, de la mémoire et de l’appartenance, tout en restant accessible à tous les publics

DUBAÏ : Rien n’est plus réconfortant qu’une bonne enquête policière pleine de charme. Les enjeux sont suffisamment élevés pour maintenir le suspense et vous tenir en haleine, tout en vous séduisant par sa chaleur et son humour irrésistible. The Sheep Detectives — désormais disponible sur Amazon Prime — maîtrise parfaitement cet équilibre, offrant une enquête criminelle à la fois attachante, irrésistiblement drôle et étonnamment émouvante. (Gardez quelques mouchoirs à portée de main pour la fin.)

Situé dans une campagne verdoyante qui semble tout droit sortie d’un livre de contes, le film est parfaitement accessible aux enfants, tout en regorgeant d’astuces et d’intelligence pour captiver les adultes.

Au cœur du récit se trouve George (Hugh Jackman), un berger qui adore son troupeau et passe chaque soir à lui lire des romans policiers, sans se douter un instant que ses moutons écoutent chaque mot avec la plus grande attention. Lorsque George est assassiné, le troupeau décide que toutes ces années passées à écouter des enquêtes fictives l’ont préparé à résoudre une véritable affaire.

Le point de départ est délicieusement absurde, mais le film ne tombe jamais dans l’excès de burlesque. Son humour naît naturellement de la personnalité de ses détectives laineux. Julia Louis-Dreyfus prête sa voix à Lily, l’esprit le plus affûté du troupeau, tandis que Chris O'Dowd incarne Mopple, aussi étourdi qu’attachant, à qui l’on doit plusieurs des plus grands éclats de rire. Regina Hall, Bryan Cranston, Patrick Stewart et Brett Goldstein complètent une distribution vocale remarquable, donnant chacun à leur mouton une personnalité bien distincte qui rend l’ensemble particulièrement vivant.

Le scénario de Craig Mazin traite son mystère avec sérieux, en semant soigneusement les indices tout au long de l’histoire, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui aiment assembler les pièces du puzzle. De son côté, le réalisateur Kyle Balda imprime un rythme soutenu tout en laissant aux moments plus intimistes l’espace nécessaire pour toucher juste.

Sur le plan technique, The Sheep Detectives impressionne à tous les niveaux. Les effets visuels sont remarquables précisément parce qu’ils ne cherchent pas à se faire remarquer. Les moutons sont d’un réalisme saisissant et s’intègrent avec une fluidité exemplaire au monde en prises de vues réelles. Associés à une direction artistique soignée et à une bande originale pleine de malice, ils confèrent au film une texture tangible et une authenticité remarquable.

Au-delà de son intrigue policière, The Sheep Detectives est aussi une histoire sur la mémoire, le deuil et le sentiment d’appartenance, des thèmes abordés avec beaucoup de délicatesse.

À une époque où de nombreux films familiaux confondent action frénétique et divertissement, The Sheep Detectives fait le choix rafraîchissant de la simplicité, de l’intimité et de personnages profondément attachants. Et c’est précisément ce qui fait toute sa force. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com