La descente aux enfers des clients de Celsius, plateforme déchue de cryptomonnaie

Cette photo d'archive prise à Londres le 8 mai 2022 montre des pièces de crypto-monnaie plaquées or Tether (USDT), Bitcoin et Etherium disposées à côté d'un écran affichant un graphique commercial. (AFP)
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Publié le Dimanche 31 juillet 2022

La descente aux enfers des clients de Celsius, plateforme déchue de cryptomonnaie

  • Depuis que l'entreprise s'est déclarée en faillite mi-juillet, des centaines de lettres d'anciens utilisateurs sont parvenues au tribunal, chargées de colère, de honte et, souvent, de regrets
  • «Je savais qu'il y avait des risques», déclare par exemple un client, qui n'a pas signé son témoignage. «Cela semblait valoir la peine»

WASHINGTON: Un Irlandais sur le point de perdre sa ferme, un Américain habité de pensées suicidaires, une veuve de 84 ans qui a perdu toute son épargne: les clients de la plateforme de placements en cryptomonnaies Celsius sont désespérés.

Depuis que l'entreprise s'est déclarée en faillite mi-juillet, des centaines de lettres d'anciens utilisateurs sont parvenues au tribunal, chargées de colère, de honte et, souvent, de regrets.

"Je savais qu'il y avait des risques", déclare par exemple un client, qui n'a pas signé son témoignage. "Cela semblait valoir la peine".

Celsius était l'un des acteurs les plus importants de ce secteur, qui prêtent de l'argent et rémunèrent des dépôts, jouant sur le terrain de banques sans offrir les mêmes garanties.

La plateforme proposait des taux d'intérêt à plus de 18% pour les épargnants, mais à 0,1% pour les emprunteurs. Elle comptait 1,7 million de clients en juin.

Mais face à la plongée des cryptomonnaies - le bitcoin a perdu plus de 60% depuis novembre - plusieurs entreprises ont gelé les retraits et/ou se sont placées sous le régime américain des faillites.

"De la mère célibataire texane qui travaille dur et peine à payer ses factures, à l'instituteur indien qui avait placé son argent durement gagné sur Celsius - je crois que je m'exprime au nom de tous quand je dis que je me sens trahi, honteux, déprimé et énervé", a écrit "E.L.", un client.

Celsius et son patron, Alex Mashinsky, avaient assuré que la plateforme était un lieu sûr pour déposer ses cryptomonnaies. Elle doit désormais 4,7 milliards de dollars à ses clients.

«Effondré»

Leurs lettres, accessibles sur la base de données publique du tribunal, racontent des conséquences souvent dramatiques, que la perte se chiffre en centaines ou en millions de dollars.

Elles viennent du monde entier, d'amateurs de crypto peu expérimentés aux évangélistes de ces nouveaux actifs. Ils s'accordent quasiment tous sur un point: leur confiance a été trahie.

"Alex Mashinsky m'a complètement menti", a déclaré l'un d'entre eux, qui se définit comme "un client fidèle de Celsius depuis 2019". "Alex disait que Celsius était plus sûr que les banques", a-t-il ajouté.

Le 7 juin encore, Celsius se vantait "d'avoir l'une des meilleures équipes de gestion du risque au monde".

"Nous avons déjà traversé d'autres baisses des cryptos (c'est notre quatrième!). Celsius est prêt", indiquait la firme.

Elle assurait avoir les réserves pour payer ses obligations. Les retraits fonctionnaient normalement.

Mais tout a basculé le 12 juin, quand elle a annoncé le gel.

Sans cela, explique-t-elle alors, les retraits se seraient "accélérés", permettant "à certains clients - les premiers à agir - d'être entièrement remboursés, laissant les autres derrière à attendre".

Il s'agit, promet-elle, de se restructurer pour "maximiser la valeur pour toutes les parties prenantes".

Certains clients reçoivent alors un message de la société.

"Quand j'ai fini de lire l'e-mail, je me suis effondré par terre, ma tête entre les mains, essayant de retenir mes larmes", relate un homme qui avait environ 50 000 dollars d'actifs entreposés chez Celsius.

Stress et honte 

Des clients qui se disent plus durement touchés, y compris un individu qui affirme avoir placé 525 000 dollars empruntés au gouvernement, avouent avoir envisagé le suicide.

D'autres évoquent le stress, la perte de sommeil et leur honte profonde d'avoir risqué leur épargne ou leurs fonds mis de côté pour payer l'université de leurs enfants.

En tant qu'entreprise privée, dans un secteur non régulé, Celsius avait peu d'obligations à remplir.

"La majorité de ces sociétés ont fait des prêts sans garantie ou avec des garanties insuffisantes", explique Antoni Trenchev, cofondateur de Nexo, une autre plateforme crypto qui, selon lui, s'en est tirée grâce à une politique de prêt plus stricte et une "gestion prudente du risque".

L'une des clientes est une femme de 84 ans, qui s'était décidée à placer ses 30 000 dollars d'économies en cryptomonnaies sur Celsius un mois avant le gel des retraits.

Les victimes espèrent que le tribunal qui gère le processus de faillite va les aider à récupérer au moins une partie de leur argent. Cela pourrait prendre des années.

"Evidemment je suis désolé pour tous ceux qui ont perdu leurs fonds de cette manière", a déclaré Don Coker, un expert juridique en banque et finance. "Mais c'est un domaine où ils doivent être conscients des risques".


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.