«Prière d’envoyer mes bagages au resort»: bienvenue dans le nouvel aéroport de la Red Sea Development Company

Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
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Publié le Dimanche 31 juillet 2022

«Prière d’envoyer mes bagages au resort»: bienvenue dans le nouvel aéroport de la Red Sea Development Company

  • Délibérément situé à vingt kilomètres environ des îles et lagons côtiers sensibles qui abritent de précieux récifs et mangroves, l’aéroport est niché dans une plaine ouverte entre les dunes côtières et les montagnes
  • Le transport local terrestre et maritime vers les complexes touristiques se fera au moyen de véhicules électriques plus durables au lieu des véhicules à moteur essence ou diesel

RIYAD: Des essais en vol ont eu lieu les 20 et 21 juillet dans le tout nouvel aéroport international d’Arabie saoudite qui est en cours de construction dans le cadre du projet Red Sea. Ils marquent le début d’une nouvelle ère de tourisme et de voyages au sein du Royaume.

Situé à plus de cinq heures de route des principaux aéroports internationaux existants, les plus proches de Djeddah ou de Médine, et à plus de deux heures des aéroports internationaux régionaux les plus proches de Yanbu ou d’AlUla, l’aéroport international de la mer Rouge mettra cette nouvelle destination touristique à la portée des clients nationaux et internationaux.

Délibérément situé à vingt kilomètres environ des îles et lagons côtiers sensibles, l’aéroport, qui abrite de précieux récifs et mangroves, est niché dans une plaine ouverte entre les dunes côtières et les montagnes.

La première phase de ce projet Vision 2030 devrait accueillir les premiers invités vers le début de l’année prochaine. Les responsables de l’aéroport sont déterminés à rendre unique l’expérience des voyageurs.

Le projet Red Sea est une évolution régénératrice unique. La grande majorité des zones terrestres et marines restent intactes et l’intervention en matière de développement est soigneusement sélectionnée pour obtenir un avantage net positif pour l’environnement d’ici à 2040. En outre, l’infrastructure de soutien, comme le nouvel aéroport, a été soigneusement abordée de manière à rester fidèle à la vision et aux valeurs du développeur de projet – la Red Sea Development Company.

l’équipe de l’aviation travaille à la mise en œuvre d’un concept unique d’opérations pour la manutention des bagages (fournie)
l’équipe de l’aviation travaille à la mise en œuvre d’un concept unique d’opérations pour la manutention des bagages (fournie)

Le directeur exécutif du projet d’aéroport de la Red Sea Development Company, Joseph Stratford, est un ingénieur civil et environnemental qui a dédié la majeure partie de sa carrière à la mise en place d’infrastructures aéroportuaires au Moyen-Orient.

Il s’est installé pendant cinq ans dans son pays natal pour appliquer son expérience de la livraison au sein des aéroports internationaux à l’expansion de l’aéroport de Londres-Heathrow. Il est depuis retourné au Royaume pour diriger la livraison des technologies de la prochaine génération, destinées à l’aviation.

« L’aéroport international de la mer Rouge est l’un des plus petits aéroports que j’ai dirigés, mais sans aucun doute le plus emblématique, le plus progressiste et le plus spécial. Le concept architectural, le mode de fonctionnement et l’expérience client y sont vraiment uniques » , déclare M. Stratford dans un entretien exclusif accordé à Arab News.

« L’aéroport international de la mer Rouge est le plus emblématique, le plus progressiste et le plus spécial. Le concept architectural, le mode de fonctionnement et l’expérience client y sont vraiment uniques ». - Joseph Stratford

Des modes opératoires inégalés

Contrairement aux normes actuelles, l’ensemble des plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité et créent un environnement proposant une expérience transparente, inégalée et sans tracas.

Par exemple, l’équipe de l’aviation travaille à la mise en œuvre d’un concept unique d’opérations pour la manutention des bagages. Les passagers de l’aéroport n’auront pas à s’arrêter dans une zone spéciale pour la récupération des bagages.

« Les passagers seront plutôt accompagnés jusqu’au centre d’accueil dans la zone d’arrivée. Les bagages seront traités dans une installation dédiée grâce à un système de pointe qui assure le suivi de chaque valise jusqu’à sa livraison au propriétaire à la destination choisie », déclare Abdelaziz al-Abdan, directeur des opérations aériennes à l’aéroport international de la mer Rouge.

De plus, l’aéroport appliquera des dispositions et des procédures de sécurité discrètes et non-intrusives pour améliorer l’expérience globale des clients sans enfreindre les exigences réglementaires régissant ces opérations.

Par ailleurs, cet aéroport sera le premier et le seul au Moyen-Orient et en Afrique du Nord relié à des hydro-aérodromes et exploitant des hydravions amphibies.

L’aéroport dispose d’une piste dédiée aux hydravions et aux petites opérations d’aviation générale, permettant un accès aérien direct aux destinations de la mer Rouge.

« Notre équipe d’aviation a travaillé en étroite collaboration avec l’Autorité générale de l’aviation civile pour établir le cadre réglementaire des hydro-aérodromes, des hydravions et des pistes d’atterrissage », précise M. Al-Abdan.

Le cadre réglementaire a abouti à l’introduction et à l’application d’un nouvel ensemble de règles de sécurité qui régissent la mise en place et l’exploitation des hydro-aérodromes, ainsi qu’à l'accord sur les certifications de la Red Sea Air Services Company pour l’exploitation des hydravions et des pistes d’eau.

Ammar Ghaith, directeur associé des infrastructures aéroportuaires au sein du nouvel établissement, déclare que l’aéroport  constituera la première et dernière impression de tous les invités de marque.(fournie)
Ammar Ghaith, directeur associé des infrastructures aéroportuaires au sein du nouvel établissement, déclare que l’aéroport  constituera la première et dernière impression de tous les invités de marque.(fournie)

Magnifique conception

Ce qui distingue l’aéroport international de la mer Rouge, c’est qu’il s’agit d’un aéroport touristique haut de gamme et non d’un aéroport civil ordinaire. La portée de ses opérations comprend les services de transport et d’accueil qui commencent lorsque les visiteurs arrivent à l’aéroport jusqu’à ce qu’ils arrivent enfin dans leurs hôtels.

« L’aéroport est une extension des stations balnéaires exclusives de la mer Rouge et sera la première et dernière impression de tous nos invités de marque », soutient Ammar Ghaith, directeur associé des infrastructures aéroportuaires au sein du nouvel aéroport.

La conception de l’aéroport est unique et sa planification efficace de l’espace permet de réduire le nombre d’étapes nécessaires pour mener à bien les arrivées ou les départs. Par ailleurs, l’intervention humaine est minimale et les temps de traitement plus courts.

L’aéroport s’est associé à des parties prenantes clés pour faciliter ses procédures de vol et ses réseaux d’espace aérien.

Les parties prenantes comprennent l’Autorité générale de l’aviation civile, les services de navigation aérienne de l’Arabie saoudite, le consultant en aviation d’aéroport United ATS, FlyNas, FlyAdeal, TRSDC Operations, TRS Seaplane Co., Nesma Almabani Joint Venture, le consultant en piste d’eau Jacobs et l’exploitant d’aéroport DAA International.

« La recherche de normes élevées est la clé de la rapidité et de la qualité de livraison des installations aéroportuaires jusqu’à présent », soutient M. Stratford (fournie)
« La recherche de normes élevées est la clé de la rapidité et de la qualité de livraison des installations aéroportuaires jusqu’à présent », soutient M. Stratford (fournie)

Transport sans précédent

Le transport local terrestre et maritime vers les complexes touristiques se fera au moyen de véhicules électriques plus durables au lieu des véhicules à moteur essence ou diesel.

Dans le cas des taxis aériens, bien qu’initialement prévus pour être des hydravions amphibies conventionnels, l’aéroport dispose d’une piste secondaire dédiée, qui sera l’une des premières à adopter les différents hydravions à hydrogène et la technologie des avions eVTOL et eSTOL.

Alors que l’eVTOL est un avion électrique à décollage et atterrissage verticaux, l’eSTOL est un avion électrique à décollage et atterrissage courts.

Cette approche permettra aux clients et à leurs bagages de voyager rapidement, tranquillement et durablement vers et depuis les complexes touristiques.

Le terminal de taxi aérien devrait ouvrir l’année prochaine, initialement pour une combinaison de taxi aérien, ainsi que d’aviation domestique et générale afin de permettre aux clients d’accéder à la première tranche d’hôtels. L’aérogare principale emblématique fournira une capacité d’aviation commerciale internationale et une capacité pour les tranches successives de livraison et d’exploitation d’hôtels.

Les essais en vol lancés récemment sont une étape nécessaire pour tous les nouveaux aéroports où un avion spécialement conçu, chargé d’équipements spécialisés, exploite de nouvelles pistes pour tester les systèmes visuels et instrumentaux. De plus, il permet aux pilotes d’effectuer des décollages et des atterrissages sûrs et efficaces dans diverses conditions météorologiques, entre autres conditions.

Le terminal de taxi aérien devrait ouvrir l’année prochaine (fournie)
Le terminal de taxi aérien devrait ouvrir l’année prochaine (fournie)

Mesures de renforcement responsables

« Un pas décisif a été franchi au cours de ces dernières années en matière de livraison sensible dans cette région, au niveau de la façon dont nous abordons, planifions, livrons et exploitons des installations pareilles», explique M. Stratford.

« Cela renforce, à tous les niveaux, la culture de l’attention portée à la main-d’œuvre, la protection de l’environnement, les processus, la qualité du produit, ainsi que le respect des délais et des coûts. L’ensemble de l’équipe et moi-même avons à cœur de mener à bien et de manière responsable des projets comme celui-ci », poursuit-il.

M. Stratford vivait auparavant dans les logements de TRSP Construction Village Housing aux côtés d’un grand nombre des 1 800 employés de l’aéroport. Il a emménagé cette année dans les résidences du village côtier, où les bureaux, les hôtels de gestion, les appartements, les villas et les maisons de ville de la Red Sea Development Company ont accepté le personnel, les fournisseurs et les visiteurs dans les dernières étapes de construction du projet Red Sea avant l’ouverture progressive des complexes aux touristes l’année prochaine.

« La recherche de normes élevées est la clé de la rapidité et de la qualité de livraison des installations aéroportuaires jusqu’à présent », soutient M. Stratford. « En effet, le projet d’aéroport a dépassé neuf millions d’heures de travail en toute sécurité sans aucune blessure nécessitant un arrêt de travail ».

L’approche de la Red Sea Development Company s’aligne sur le mandat de leadership national et du secteur selon lequel le développement de l’aviation est un catalyseur essentiel de la croissance économique et devrait se concentrer sur les implications et les défis environnementaux et de durabilité.

M. Stratford ajoute : « En plus de fournir des installations emblématiques et progressistes au niveau de la forme et de la fonction, nous avons tenu compte, dès le départ, de la durabilité et de l’environnement.»

« Pour la construction de l’aérodrome, les entrepreneurs ont répondu aux normes et aux attentes les plus élevées que j’ai vues dans ma carrière : les évaluations d’impact, les autorisations, la surveillance et les rapports sont pris très au sérieux. La culture, la fierté, la passion, le professionnalisme et l’attention de l’équipe jouent également un rôle important.

La construction est en cours pour les aérogares, avec des ensembles de structure attribués et entamés. Le projet Red Sea sera entièrement hors réseau, y compris l’aéroport, alimenté par une ferme solaire et la plus grande installation de stockage de batteries au monde.

La construction est en cours pour les aérogares, avec des ensembles de structure attribués et entamés (fournie)
La construction est en cours pour les aérogares, avec des ensembles de structure attribués et entamés (fournie)

Viser très haut

De plus, les installations de l’aérogare suivent le Leadership in Energy and Environmental Design, un système de notation utilisé par le US Green Building Council pour mesurer la durabilité et l’efficacité des ressources d’un bâtiment.

« Nous avons visé haut pour une certification Platine », souligne M. Stratford. « La note préliminaire détaillée de la phase de conception suggère que nous sommes sur la bonne voie pour une certification Or ou plus, qui sera confirmée à travers les travaux de construction et d’exploitation ».

Il ajoute : « Nous avons été guidés par les exigences, la sélection des matériaux, les méthodes, les équipements, ainsi que la réduction et la réutilisation de l’énergie et des ressources ».

En théorie, environ 15% du défi carbone de l’industrie aéronautique sont associés à l’infrastructure aéroportuaire au sol, alors que les 85% restants sont associés aux avions à réaction et au vol.

« Nous sommes conscients de notre rôle dans la durabilité de l’aviation et le défi carbone, et de ce que nous pouvons faire avec les pratiques et la technologie du jour, mais nous cherchons également ce que nous pouvons faire pour mettre en place les technologies et pratiques émergentes», précise M. Stratford.

L’aéroport international de la mer Rouge planifie par exemple une infrastructure pour les carburants d’aviation durables, l’alimentation au sol, l’air pré-conditionné, l’utilisation des ressources et les pratiques opérationnelles qui font des économies d’énergie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Data Center Resource 360 » : Veolia face à l’empreinte écologique du numérique

Lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres, un événement organisé par Veolia réunissant dirigeants et experts autour des enjeux liés à la transition écologique des infrastructures numériques. (Photo: fournie)
Lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres, un événement organisé par Veolia réunissant dirigeants et experts autour des enjeux liés à la transition écologique des infrastructures numériques. (Photo: fournie)
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  • Veolia lance « Data Center Resource 360 », une offre globale visant à rendre les data centers plus durables, circulaires et résilients dans un contexte de forte croissance du secteur
  • Cette solution permet jusqu’à 20 % de réutilisation d’énergie, une réduction de 75 % de l’empreinte hydrique et 95 % de recyclage et de réutilisation des déchets, tout en renforçant l’intégration locale et la sécurité environnementale

LONDRES: À Londres, Veolia a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale en dévoilant « Data Center Resource 360 », une offre globale destinée à répondre à un défi croissant : concilier l’essor fulgurant des infrastructures numériques avec les impératifs écologiques et sociétaux.

Dans un monde où l’accès à l’information est devenu essentiel, la donnée s’impose désormais comme une ressource stratégique. Cette transformation s’accompagne toutefois d’un coût invisible mais considérable : les data centers, piliers de l’économie numérique, nécessitent des volumes toujours plus importants d’eau, d’énergie et d’infrastructures. Leur développement rapide — estimé à une croissance annuelle de plus de 11 % — accentue les tensions sur les ressources, notamment dans les zones urbaines où ils sont implantés.

Face à cette réalité, Veolia propose une approche holistique et intégrée. L’offre « Data Center Resource 360 » vise à transformer ces infrastructures en modèles de durabilité. Elle repose sur une gestion complète du cycle des ressources, permettant jusqu’à 75 % de réduction de l’empreinte hydrique, 95 % de recyclage et de valorisation des déchets, ainsi que 20 % de réutilisation de l’énergie.

Déjà déployée sur plus de 100 sites à travers le monde, notamment auprès des principaux opérateurs du secteur, cette offre s’appuie sur l’expertise combinée du groupe dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

« Il s’agit d’un marché stratégique, à la croisée des révolutions numérique et écologique », a déclaré Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, lors de l’événement de lancement. « À mesure que la pression sur les ressources s’intensifie, transformer les data centers en acteurs utiles aux territoires devient une nécessité », a-t-elle ajouté.

Estelle Brachlianoff a insisté sur l’ADN d’innovation du groupe, hérité de plus de 170 ans d’histoire. « Aujourd’hui, la donnée est la prochaine génération de ressources », a-t-elle affirmé. « Nous sommes le laboratoire d’innovation des services essentiels. » Une vision qui s’inscrit dans une logique d’anticipation : pour Veolia, innover consiste avant tout à sécuriser ce dont les sociétés ne peuvent se passer — l’eau, l’énergie, la santé. 

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Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, lors du lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres. (Photo: fournie)

Cette ambition prend une dimension particulière dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle. Les industries de l’IA, fortement consommatrices de ressources, renforcent la pression sur l’eau, l’énergie et le foncier. Dans certaines régions du monde, comme le Moyen-Orient, où jusqu’à 85 % de l’eau provient du dessalement, ces enjeux prennent une dimension géopolitique. L’eau, à l’instar du pétrole, devient un levier stratégique pour la stabilité et le développement.

Veolia entend répondre à ces défis en s’appuyant sur ses technologies propriétaires et sa capacité à intervenir à toutes les échelles — des États aux collectivités locales. L’offre présentée à Londres s’appuie notamment sur des outils digitaux avancés, capables d’optimiser en temps réel les performances des installations, d’anticiper les risques et de maximiser l’efficacité opérationnelle.

La stratégie repose également sur un modèle décentralisé, permettant d’adapter les solutions aux spécificités locales tout en bénéficiant d’une expertise globale. « Notre échelle mondiale est un avantage compétitif qui nourrit la croissance locale », a souligné Estelle Brachlianoff. Cette capacité à “penser global, agir local” permet au groupe de proposer des solutions sur mesure, en lien direct avec les besoins des territoires.

Lors de l’événement, une table ronde consacrée à l’innovation dans les industries de l’IA a également mis en lumière le rôle clé des infrastructures dans la transformation numérique. Les data centers ne sont plus de simples installations techniques : ils deviennent des nœuds stratégiques, au croisement des enjeux industriels, environnementaux et sociétaux.

De son côté, Emmanuelle Menning, directrice générale adjointe en charge des finances, a insisté sur la nécessité de concilier innovation et déploiement à grande échelle. « L’innovation n’a de valeur que si elle peut être mise en œuvre efficacement et à coût maîtrisé », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que Veolia dessert aujourd’hui plus de 110 millions de personnes en eau, illustrant la capacité du groupe à opérer des solutions complexes à grande échelle. 

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Emmanuelle Menning, directrice générale adjointe en charge des finances de Veolia, lors du lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres. (Photo : fournie)

Elle a également mis en avant le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans les opérations du groupe, qu’il s’agisse de détecter les fuites, d’optimiser la consommation énergétique ou encore d’améliorer la maintenance prédictive. « L’IA et l’innovation de design permettent de générer des gains opérationnels significatifs pour nos clients, nos partenaires et nos équipes », a-t-elle ajouté.

Au-delà de la performance environnementale, l’enjeu est aussi économique. Dans un marché estimé à plusieurs milliards de dollars, les solutions intégrées pour data centers connaissent une croissance rapide. Veolia entend s’y positionner comme un acteur de référence, en capitalisant sur son expertise dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

Avec « Data Center Resource 360 », le groupe ne se contente pas de répondre à une problématique technique : il propose une nouvelle vision des infrastructures numériques. Des infrastructures capables non seulement de réduire leur empreinte, mais aussi de créer de la valeur pour les territoires, notamment grâce à la récupération de chaleur ou à une meilleure intégration dans les réseaux locaux.

À l’heure où la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale, Veolia fait le pari que l’innovation, alliée à une approche systémique, peut transformer les contraintes en opportunités — et faire des data centers un levier clé du développement durable.


Hermès pénalisé au premier trimestre par la guerre au Moyen-Orient et les taux de change

L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient". (AFP)
L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient". (AFP)
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  • L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient", a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët
  • "On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d'arrêt puisque notre activité s'est trouvée en recul de 40%", "principalement aux Émirats arabes unis"

PARIS: Le groupe français de luxe Hermès a publié mercredi des ventes en baisse de 1,4% sur un an à 4,1 milliards d'euros au premier trimestre, pénalisées par les taux de change et la guerre au Moyen-Orient.

A taux de change constant, le chiffre d'affaires du sellier-maroquinier progresse de 6%, l’effet défavorable des changes représentant 290 millions d'euros. "Dans un contexte géopolitique sous tension, la maison Hermès garde son cap", déclare le gérant du groupe Axel Dumas, cité dans le communiqué.

L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient", a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët.

"On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d'arrêt puisque notre activité s'est trouvée en recul de 40%", "principalement aux Émirats arabes unis", a-t-il détaillé, précisant que le groupe opère dans six magasins dans cette zone qui représentent "4% des ventes du groupe".

Les ventes aux Royaume-Uni, en Italie et en Suisse ont également souffert de cette guerre car Hermès y a un "proportion significative de clientèle du Moyen-Orient", selon le directeur finances.

Les ventes en France, en baisse de 2,8% à 347 millions d'euros sont pénalisées par "le ralentissement des flux touristiques, notamment en mars", selon le communiqué.

Pour les autres régions, les ventes en Amérique, Japon et Europe hors France "réalisent de belles progressions", "malgré le ralentissement des flux touristiques en lien avec les événements survenus au Moyen- Orient".

La zone Amérique "réalise un premier trimestre exceptionnel, avec une croissance équilibrée dans tous les métiers, tant aux États-Unis, qu'au Canada ou en Amérique du Sud", avec un chiffre d'affaires en hausse de 6,4% à 739 millions d'euros.

Le chiffre d'affaires au Japon en baisse de 3,9% (mais en hausse de 9,6% à taux de change constant) atteint 404 millions d'euros grâce à la clientèle locale.

En Europe hors France, le chiffre d'affaires est en hausse de 7,6% à 538 millions d'euros, soutenu par la demande locale également.

Le chiffre d'affaires en Asie hors Japon baisse de 4,6% (mais augmente de 2,2% hors effet de change) à 1,88 milliard d'euros avec une Grande Chine (qui inclut Hong Kong, Taïwan, Macao et la Chine) qui "poursuit une légère croissance".

 


Keolis MHI : Le métro et le tramway de Dubaï sous une nouvelle direction

Sous cette nouvelle direction, Keolis MHI entend renforcer ses équipes pluridisciplinaires et exploiter les nouvelles technologies afin de maintenir la qualité de service du métro et du tramway de Dubaï. (Fournie)
Sous cette nouvelle direction, Keolis MHI entend renforcer ses équipes pluridisciplinaires et exploiter les nouvelles technologies afin de maintenir la qualité de service du métro et du tramway de Dubaï. (Fournie)
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  • Keolis MHI nomme Vikas Sardana directeur général, alors que l’entreprise accélère son « Plan stratégique 2026 » et renforce son partenariat avec la RTA de Dubaï
  • Keolis MHI, consortium réunissant Keolis, Mitsubishi Heavy Industries et Mitsubishi Corporation, exploite le métro et le tramway de Dubaï avec plus de 1.700 employés et mise sur l’innovation pour maintenir la qualité de service

DUBAÏ : Keolis MHI, opérateur du métro et du tramway de Dubaï, a récemment annoncé la nomination de Vikas Sardana au poste de directeur général. Cette nomination intervient alors que l’entreprise accélère la mise en œuvre de son « Plan stratégique 2026 » et consolide son partenariat avec la Roads and Transport Authority (RTA).

Ancien directeur des opérations de Keolis MHI, Vikas Sardana apporte plus de vingt ans d’expérience dans les réseaux de métro au Moyen-Orient et en Inde.

« C’est un honneur de diriger Keolis MHI à un moment déterminant pour la mobilité urbaine à Dubaï », a-t-il déclaré. « Notre objectif reste de fournir une expérience de transport fluide, durable et de classe mondiale. »

Youenn Dupuis, CEO Moyen-Orient et Asie de l’Est du groupe Keolis, a estimé que cette nomination reflétait « la profondeur de l’expertise opérationnelle au sein de Keolis MHI », ainsi que sa connaissance du réseau local.

Keolis MHI est un consortium réunissant Keolis, Mitsubishi Heavy Industries Engineering et Mitsubishi Corporation. L’entreprise exploite et maintient le métro de Dubaï ainsi que le tramway, dans le cadre d’un contrat de long terme avec la Roads and Transport Authority (RTA), depuis 2021. Présente à l’échelle internationale via le groupe Keolis, elle s’appuie sur plus de 1.700 employés et opère dans plusieurs régions du monde.

Sous cette nouvelle direction, Keolis MHI entend renforcer ses équipes pluridisciplinaires et exploiter les nouvelles technologies afin de maintenir la qualité de service du métro et du tramway de Dubaï.