Chute mortelle de deux jeunes alpinistes français dans le massif des Écrins

Deux alpinistes français, âgés de 25 et 27 ans et portés disparus depuis mardi soir, ont été retrouvés morts mercredi (Photo, AFP).
Deux alpinistes français, âgés de 25 et 27 ans et portés disparus depuis mardi soir, ont été retrouvés morts mercredi (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 04 août 2022

Chute mortelle de deux jeunes alpinistes français dans le massif des Écrins

  • Les deux alpinistes, un homme de 25 ans et une femme de 27 ans, habitaient dans la région
  • C'est le refuge de l'Olan, duquel étaient partis tôt mardi les deux victimes qui avaient indiqué qu'elles repasseraient après leur ascension, qui a prévenu de leur disparition

LYON: Deux alpinistes français, âgés de 25 et 27 ans et portés disparus depuis mardi soir, ont été retrouvés morts mercredi en fin de journée dans le massif des Écrins (Hautes-Alpes), ont annoncé jeudi les CRS Alpes de Briançon.

"C'était une cordée d'amateurs qui a dévissé dans l'ascension d'un sommet de l'Olan et qui est tombée dans la rimaye, une crevasse au pied des parois d'un glacier", explique à l'AFP la Compagnie Républicaine de Sécurité, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Les deux alpinistes, un homme de 25 ans et une femme de 27 ans, habitaient dans la région, selon cette même source.

C'est le refuge de l'Olan (sur la commune de la Chapelle-en-Valgaudemar), duquel étaient partis tôt mardi les deux victimes qui avaient indiqué qu'elles repasseraient après leur ascension, qui a prévenu de leur disparition.

Quatre secouristes de la CRS Alpes de Briançon en hélicoptère, accompagnés par un médecin, étaient alors partis à leur recherche avant de les retrouver "au fond de la crevasse mercredi en fin d'après-midi".

"Ils ont fait une chute entre 100 et 150 mètres" et "la cause est accidentelle", a conclu la compagnie.


Textiles: la France veut lancer un système de bonus pour les vêtements plus durables

En France, 230 000 tonnes de textiles usagés sont collectées auprès des particuliers chaque année. 450 000 tonnes, soit l'équivalent de 45 tour Eiffel, ne sont pas collectées et finissent en décharge ou incinération, selon les chiffres du gouvernement. (Photo, AFP)
En France, 230 000 tonnes de textiles usagés sont collectées auprès des particuliers chaque année. 450 000 tonnes, soit l'équivalent de 45 tour Eiffel, ne sont pas collectées et finissent en décharge ou incinération, selon les chiffres du gouvernement. (Photo, AFP)
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  • Il s'agit de réformer la filière dite de responsabilité élargie du producteur (REP) dans le secteur du textile, du linge de maison et des chaussures, qui existe depuis 2009
  • Ce bonus doit servir à «financer les entreprises qui vont vers la transition écologique et mettront sur la table des produits éco-conçus»

PARIS: La France veut instaurer un système de bonus pour encourager des pratiques plus durables dans l'industrie textile, à l'occasion d'une nouvelle feuille de route sur six ans pour le secteur, a annoncé mercredi le gouvernement. 

Des représentants des industriels, du public ou encore des ONG vont être réunis pour une "grande consultation" pendant un mois en vue de la publication d'un arrêté en novembre, puis d'une nouvelle feuille de route à compter de 2023 et pour six ans, a-t-on expliqué dans l'entourage de Bérangère Couillard, secrétaire d'État chargée de l'Écologie et Roland Lescure, ministre délégué chargé de l'Industrie. 

Il s'agit de réformer la filière dite de responsabilité élargie du producteur (REP) dans le secteur du textile, du linge de maison et des chaussures, qui existe depuis 2009. 

Le gouvernement propose cinq pistes: des bonus pour les produits plus vertueux, réduire le coût de la réparation des textiles, développer de nouvelles solutions de collecte des textiles usagés, financer le tri et la réparation des textiles et mettre en place une filière française de recyclage des textiles non réutilisables. 

Il s'agit de mesures "ambitieuses et nouvelles" destinées à "embarquer toute la filière", assure-t-on dans l'entourage des ministres. Les sommes en jeu atteignent "600 million sur six ans pour favoriser la réparation, le réemploi, le recyclage et aussi 350 millions pour avantager via des bonus les produits éco-conçus". 

Ce bonus doit servir à "financer les entreprises qui vont vers la transition écologique et mettront sur la table des produits éco-conçus", a-t-on détaillé. 

"Les contributions payées par les producteurs aux éco-organismes pour financer l'ensemble de leurs obligations en matière de prévention et de gestion des déchets sont modulées avec des bonus en fonction des performances environnementales des produits qu'ils mettent sur le marché", explique le gouvernement. 

Seront ainsi favorisés les producteurs de textiles bénéficiant d'un label environnemental et incorporant des matières recyclées ou conçus pour durer plus longtemps. 

"Le secteur du textile est parmi l'une des industries les plus polluantes au monde. Cette industrie consomme de l'eau, de l'énergie et des pesticides, et émet énormément de carbone", a souligné dans un communiqué Bérangère Couillard, secrétaire d'État chargé de l'Écologie, pour expliquer sa démarche. 

En France, 230 000 tonnes de textiles usagés sont collectées auprès des particuliers chaque année. 450 000 tonnes, soit l'équivalent de 45 tour Eiffel, ne sont pas collectées et finissent en décharge ou incinération, selon les chiffres du gouvernement. 


Darmanin lance la procédure de fermeture d'une mosquée «radicale» dans le Bas-Rhin

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin après une réunion des ministres à l'Elysée, à Paris, le 7 septembre 2022. (Photo, AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin après une réunion des ministres à l'Elysée, à Paris, le 7 septembre 2022. (Photo, AFP)
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  • Gérald Darmanin a lancé mercredi la procédure de fermeture administrative d'une mosquée à Obernai (Bas-Rhin), accusée de faciliter «la diffusion d’une idéologie radicale»
  • La procédure, formellement engagée par la préfète du Bas-Rhin, prévoit une phase contradictoire de dix jours pendant laquelle l'association gestionnaire de la mosquée peut faire valoir ses observations

PARIS: Gérald Darmanin a lancé mercredi la procédure de fermeture administrative d'une mosquée à Obernai (Bas-Rhin), accusée de faciliter "la diffusion d’une idéologie radicale", a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur. 

L'imam de la mosquée, arrivé en 2017, est "connu pour se livrer à un prosélytisme radical dans le Bas-Rhin depuis une douzaine d’années", a assuré la place Beauvau, confirmant une information du Figaro. 

Il manifeste "une hostilité évidente envers la société française, multiplie les propos provocateurs et hostiles aux valeurs républicaines et encourage les fidèles dans cette vision radicale", ajoute le ministère de l'Intérieur. 

La procédure, formellement engagée par la préfète du Bas-Rhin, prévoit une phase contradictoire de dix jours pendant laquelle l'association gestionnaire de la mosquée peut faire valoir ses observations, avant une éventuelle fermeture, dont la durée ne peut excéder six mois. 

L’association gestionnaire de ce lieu de culte est par ailleurs accusée de "cautionner" les "propos" et les "agissements" de cet imam, "qui n'ont jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation ou modération" de sa part. 

"Ces deux dernières années, 23 lieux de cultes séparatistes ont été fermés", a tweeté Gérald Darmanin. 

Selon le ministère de l'Intérieur, la France compte 2 623 mosquées et salles de prières. 

Sur ce total, une centaine, soupçonnées de séparatisme, ont été mises sous surveillance, ce qui a permis le lever les doutes pour une trentaine d'entre elles. 

Le reste, qui représente une cinquantaine de lieux de culte musulman, reste sous la surveillance du ministère. 


Lancement mi-octobre de formations sur l'environnement pour les députés

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance), à Louan-Villegruis-Fontaine, le 6 septembre 2022. (Photo, AFP)
La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance), à Louan-Villegruis-Fontaine, le 6 septembre 2022. (Photo, AFP)
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  • La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) est à l'origine de ces formations qui ont aussi pour but d'«améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le travail parlementaire»
  • Composé de 14 députés de tous bords et présidé par Mme Braun-Pivet elle-même, il se réunira pour la première fois le 6 octobre

PARIS: Les députés vont être formés aux enjeux de la transition écologique, avec un premier rendez-vous fixé au 19 octobre, afin qu'ils disposent "d'un socle de connaissances partagées", a indiqué mercredi la présidence de l'Assemblée nationale. 

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) est à l'origine de ces formations qui ont aussi pour but d'"améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le travail parlementaire", selon un communiqué. 

Une conférence inaugurale, suivie d'ateliers thématiques, se tiendront le 19 octobre, avec la participation de la paléo-climatologue et membre du GIEC Valérie Masson-Delmotte, de l'écologue Philippe Grandcolas et de l'économiste du climat Céline Guivarch. 

Cette rencontre "ne sera qu’une première étape d’un cycle de formations", de sorte que "la formation des députés, mais aussi des personnels et collaborateurs travaillant dans l’institution, s’inscrive dans la durée", poursuit la présidence de l'Assemblée. 

Dans l'optique d'une "Assemblée verte et vertueuse", Mme Braun-Pivet a aussi mis sur pied un groupe de travail chargé de proposer "des pratiques environnementales exemplaires" au sein de l'institution. 

Composé de 14 députés de tous bords et présidé par Mme Braun-Pivet elle-même, il se réunira pour la première fois le 6 octobre. Le groupe de travail doit se pencher sur des "mesures immédiates" pour "éviter des coupures énergétiques cet hiver", ainsi que sur un "plan de transition énergétique à moyen et long terme" d'ici fin février 2023, afin de réduire les consommations de 60% d’ici 2042. 

Enfin, un "plan de transition écologique" devra être remis d'ici juin 2023, sur la réduction des déchets, le verdissement du transport des députés, personnels et collaborateurs, et encore sur la promotion d'une alimentation saine et durable. 

"Il y a encore beaucoup à faire en termes de réduction de la consommation (énergétique), même si beaucoup a été fait avec une baisse de 30% ces dix dernières années", soulignait la titulaire du perchoir dans Le Parisien lundi, en relevant qu'"une partie des bâtiments (de l'Assemblée) est classée monument historique, ce qui ne facilite pas le travail".