Al-Ahsa se démarque avec la création d'une nouvelle autorité

Les possibilités d'investissement dans la ville ont augmenté de 53 % en 2021(Photo, fournie).
Les possibilités d'investissement dans la ville ont augmenté de 53 % en 2021(Photo, fournie).
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Publié le Dimanche 07 août 2022

Al-Ahsa se démarque avec la création d'une nouvelle autorité

  • La plus grande oasis de palmiers dattiers du monde crée une nouvelle ère de prospérité
  • La ville de 1,3 million d'habitants a été incluse dans le réseau des villes créatives de l'Unesco en 2018

RIYADH: Al-Ahsa, la plus grande oasis de palmiers dattiers du monde, crée une nouvelle ère de prospérité suite au lancement d'une nouvelle autorité de développement.

Le 12 mai, le Royaume a formé le conseil d'administration de l'Autorité de développement d'Al-Ahsa, dirigé par le prince Ahmed ben Fahd ben Salmane, gouverneur adjoint de la province orientale.

Cette initiative vise à renforcer le potentiel du gouvernorat tout en contribuant au développement des aspects touristiques, patrimoniaux et culturels d'Al-Ahsa.

L'autorité créera un environnement de développement équilibré et durable qui soutiendra l'économie du gouvernorat et favorisera le développement, la modernisation et la diversité, selon l'agence de presse de l'État.

«Cette décision reflète la volonté des dirigeants d'investir dans l'avantage comparatif d'Al-Ahsa et de l'utiliser dans des projets économiques conformes à la Vision 2030», a déclaré Ibrahim Alshekmoubarak, secrétaire général de la Chambre de commerce d'Al-Ahsa, dans une interview exclusive accordée à Arab News.

La ville de 1,3 million d'habitants a été incluse dans le réseau des villes créatives de l'Unesco en 2018.

L'Unesco a souligné: «La ville possède une ancienne tradition d'artisanat, considérée comme une pratique culturelle et sociale transmise de génération en génération.»

L'Unesco a ajouté: «Une cinquantaine de représentations de l'artisanat et de l'art populaire ont subsisté tout au long de l'histoire de la ville et témoignent de la richesse scénique d'Al-Ahsa, notamment les textiles issus des palmiers, la poterie, le tissage et la menuiserie.»

Dynamiser le tourisme

Le gouvernorat accueille 36 marchés ouverts hebdomadaires et organise plusieurs festivals par an.

«Lorsque nous parlons de tourisme à Al-Ahsa, nous parlons de tourisme agricole, patrimonial et naturel», a expliqué Alshekmubarak.

En février 2022, le ministère du Tourisme a lancé une conférence d'investissement de haut niveau dans la ville, intitulée «Destination Tomorrow».

La conférence a permis de présenter les destinations saoudiennes aux investisseurs nationaux et aux opérateurs internationaux.

«Après la pandémie, les gens sont un peu plus prudents au niveau international en ce qui concerne les investissements transfrontaliers, mais nous prouvons que nous sommes une destination qui suscite un intérêt assez important», a déclaré à Arab News Mahmoud Abdelhadi, vice-ministre saoudien chargé de l'attraction des investissements.

Le Royaume cherche à générer 10 % du produit intérieur brut à partir du secteur du tourisme et à attirer plus de 100 millions de visiteurs d'ici la fin de la décennie, créant ainsi 1 million d'emplois supplémentaires dans le secteur.

«Nous voulons que le secteur soit autonome. Nous souhaitons donc que le secteur privé investisse massivement, tout en gardant à l'esprit que l'ensemble du secteur repose sur les petites et moyennes entreprises», a ajouté Abdelhadi.

La chambre de commerce de la ville a mené plusieurs initiatives pour soutenir les PME, en surveillant les secteurs les plus touchés par la pandémie afin de leur permettre de formuler des plans et de dessiner des stratégies qui les aident à surmonter les dégâts.

«La Chambre de commerce d’Al-Ahsa a organisé un ensemble d'initiatives de développement et de services de conseil fournis aux entrepreneurs par le biais du Centre de développement des entreprises du Prince Ahmed ben Fahd ben Salmane», a indiqué Alshekmoubarak.

Expansion de l'aéroport

La capacité de l'aéroport d'Al-Ahsa fera plus que doubler en raison de la croissance rapide de la région, a déclaré Fahad Alharbi, le PDG de Dammam Airports Co. dans une interview accordée à Arab News.

«L'aéroport de la ville a une capacité d'environ 400 000 passagers mais aspire à atteindre 1 million», a ajouté Al-harbi.

Aramco utilise principalement l'installation, mais avant que la pandémie ne frappe, il y avait une activité commerciale de deux ou trois destinations locales et de deux ou trois autres sites internationaux.

«Avec le boom économique et touristique attendu à Al-Ahsa, le développement de l'aéroport international d'Al-Ahsa est le projet le plus nécessaire à l'heure actuelle», a affirmé Alshekmoubarak.

Destination commerciale

La ville compte déjà de plus en plus d'entreprises, puisque le ministère des Affaires rurales municipales et du logement a annoncé en juin que les possibilités d'investissement dans la ville avaient augmenté de 53 % en 2021, avec 362 opportunités disponibles sur son portail en ligne.

La valeur totale de ces investissements a dépassé 275 millions de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,26 euro) a déclaré à Arab News Issam al-Moulla, le maire d'Al-Ahsa.

Les opportunités disponibles sur le portail en 2022 ont déjà atteint 112 investissements, a déclaré le ministre saoudien des Affaires rurales municipales et du logement, Majid al-Hogail, selon l'agence de presse saoudienne.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.