La poursuite des attaques israéliennes contre Al-Aqsa et les lieux saints suscite la condamnation

Des volutes de fumée s'échappent d'un bâtiment frappé par une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 7 août 2022. (AFP)
Des volutes de fumée s'échappent d'un bâtiment frappé par une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 7 août 2022. (AFP)
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Publié le Dimanche 07 août 2022

La poursuite des attaques israéliennes contre Al-Aqsa et les lieux saints suscite la condamnation

  • Des colons se prosternent dans les cours de la mosquée Al-Aqsa
  • Les colons s'étaient rassemblés depuis samedi soir dans la vieille ville et ses environs avant d'atteindre le Mur occidental/Al-Buraq, en vue de leur préparation nocturne aux incursions

RAMALLAH : La tension est montée en Cisjordanie et à Jérusalem-Est dimanche après que plus de 2 000 colons ont pris d'assaut la mosquée Al-Aqsa au milieu d'une protection policière israélienne serrée dans toute la vieille ville et aux portes menant à la mosquée.

Des centaines de colons participeront à l'incursion pour commémorer ce qu’on appelle « la destruction du temple ».

Ils s'étaient rassemblés depuis samedi soir dans la vieille ville et ses environs avant d'atteindre le Mur occidental/Al-Buraq, en vue de leur préparation nocturne aux incursions, avec la participation d'Itamar Ben Gvir, membre de la Knesset d'extrême droite.

Dimanche à l'aube, la police israélienne a fermé l’accès d’Al-Aqsa aux personnes de moins de 50 ans pour les empêcher d'affronter les colons. Une série d'arrestations a été lancée samedi soir. Au moins six jeunes hommes ont été appréhendés.

Les colons ont commencé à prendre d'assaut les cours d'Al-Aqsa par groupes successifs, le premier groupe de 50 personnes étant fourni par l'extrémiste Yehuda Glick.

La police israélienne a déployé des membres de ses unités spéciales dans les cours pour assurer la garde des intrus, éloigner les Palestiniens de la trajectoire des incursions et empêcher leurs déplacements pendant les visites.

Les colons ont brandi le drapeau israélien pendant qu'ils prenaient d'assaut les cours.

Ils ont organisé des séances de danse et de chant près de la porte Al-Silsila depuis l'extérieur. Des visites et des prières ont également eu lieu à toutes les portes d'Al-Aqsa depuis l'extérieur.

Plusieurs colons se sont prosternés dans les cours d'Al-Aqsa, tandis que les fidèles musulmans ont affronté les intrus et leurs provocations.

Une déclaration de l'Awqaf islamique, affilié à la Jordanie et responsable d'Al-Aqsa, a été signée par d'autres commissions islamiques de Jérusalem et obtenue par Arab News.

Elle stipule : « Dans une tentative de changer le statut religieux, légal et historique de la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al-Sharif, les autorités d'occupation et leurs forces de police et de renseignement ont transformé ce matin, dimanche, la mosquée Al-Aqsa en une caserne militaire pour sécuriser l'assaut de groupes d'extrémistes juifs dans les locaux de la mosquée Al-Aqsa, après leurs appels à mobiliser un grand nombre de personnes pour prendre d'assaut la mosquée en souvenir de ce qu’ils appellent la « destruction du Temple ».

Selon l'Awqaf islamique, environ 2 176 extrémistes juifs ont pris d'assaut les cours sous la protection de la police et des forces de renseignement israéliennes qui ont sécurisé leurs tournées, leurs danses, leurs chants et leurs positions allongées dans le cadre de leurs rituels, dans une apparente provocation aux sentiments des musulmans, en échange de quoi ils ont vidé la mosquée de ses fidèles, poursuivi plusieurs jeunes hommes et femmes, les ont expulsés de force hors de la mosquée, ont arrêté un certain nombre d'entre eux et ont empêché l'entrée d'un grand nombre de fidèles.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a déclaré qu'il tenait le gouvernement israélien entièrement et directement responsable de son agression continue contre les lieux saints chrétiens et islamiques, au premier rang desquels Al-Aqsa, et de ses répercussions et dangers sur le conflit et la région entière.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.


Les Emirats arabes unis activent leur défense aérienne contre des missiles et drones venus d'Iran

La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
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  • "Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X
  • "Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones"

DUBAI: La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran.

"Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X.

"Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones", a ajouté la même source.

 

 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.