Pas de récession en Suisse cette année, selon l'économiste en chef du gouvernement

Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 08 août 2022

Pas de récession en Suisse cette année, selon l'économiste en chef du gouvernement

  • Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver
  • Côté inflation, la Suisse est une «île de bonheur»

GENÈVE: La Suisse ne va pas connaître de récession cette année malgré d'éventuels problèmes d'approvisionnement en énergie, a estimé dimanche l'économiste en chef du gouvernement qui prévoit, en cas de scénario défavorable, une croissance zéro l'an prochain.

"Pour le moment, l'économie suisse continue d'aller bien" malgré l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie, a souligné Eric Scheidegger au quotidien SonntagsZeitung, excluant des mesures de soutien comme des avantages ou des allègements fiscaux, "ni nécessaires ni utiles" selon lui.

Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver, évoquées depuis le printemps, a-t-il dit également : "Elles ont le temps de se préparer" et "c'est à elles de prendre ce risque en compte".

"Nous pourrions avoir à réviser à la baisse notre prévision pour l'an prochain. Le chiffre sera publié le 20 septembre. Nous ne tablons pas cependant sur une récession cette année", a-t-il dit.

"S'il y a des interruptions persistantes de la production dans l'Union européenne et que nous-même manquons de gaz, ce sera problématique", a-t-il admis.

"Dans notre scénario négatif, nous attendons une croissance zéro en 2023, au lieu d'une croissance de près de 2%", a-t-il précisé.

Selon M. Scheidegger, l'économie suisse est moins sensible aux variations du prix de l'énergie que d'autres pays européens, car le gaz compte seulement pour 5% de sa consommation.

Il a indiqué que le gouvernement allait débattre de possibles mesures pour atténuer la facture énergétique dans les prochaines semaines, comme par exemple une réduction des primes d'assurance maladie pour les ménages modestes.

Côté inflation, la Suisse est une "île de bonheur" et la hausse des prix devrait refluer d'ici à la fin de l'année, a-t-il dit : "Avec 3,4%, l'inflation est bien plus faible que dans d'autres pays. Hors produits frais alimentaires, énergie et essence, l'inflation est à 2%".


Accord sur un objectif de neutralité carbone en 2050 pour l'aviation

Vue de l'Alice, un avion 100% électrique (Photo, Eviation Aircraft)
Vue de l'Alice, un avion 100% électrique (Photo, Eviation Aircraft)
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  • «Un accord historique sur un objectif collectif ambitieux à long terme de zéro émission de carbone d'ici 2050» a été conclu selon un tweet de l'OACI
  • Le transport aérien est aujourd'hui responsable de 2,5 à 3% des émissions mondiales de CO2

MONTRÉAL : Un accord pour atteindre la neutralité carbone en 2050 dans l'aviation civile mondiale a été conclu vendredi, a annoncé l'Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU.

Les représentants des 193 États réunis pour l'assemblée de l'organisation, dont le siège est à Montréal, sont parvenus à «un accord historique sur un objectif collectif ambitieux à long terme de zéro émission de carbone d'ici 2050», a tweeté l'OACI.

«C'est un excellent résultat» a estimé auprès de l'AFP une source diplomatique européenne qui a précisé que «seuls quatre pays, dont la Chine, avaient exprimé des réserves».

Le transport aérien est montré du doigt pour son rôle dans la crise climatique. Aujourd'hui responsable de 2,5 à 3% des émissions mondiales de CO2, le secteur s'avère difficile à faire passer aux énergies renouvelables, même si l'industrie aéronautique et les énergéticiens y travaillent d'arrache-pied.

Selon les compagnies aériennes, créer une aviation décarbonée représente 1.550 milliards de dollars d'investissements entre 2021 et 2050.


Les prix mondiaux des produits alimentaires continuent de décliner, selon la FAO

Un agent de sécurité fait une sieste à côté des sacs de blé sur un marché de gros de céréales à New Delhi le 18 mai 2022. (Prakash SINGH / AFP)
Un agent de sécurité fait une sieste à côté des sacs de blé sur un marché de gros de céréales à New Delhi le 18 mai 2022. (Prakash SINGH / AFP)
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  • L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie
  • L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août

PARIS: Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur baisse en septembre pour le sixième mois consécutif, tirés par un net repli des huiles végétales qui compense une légère remontée des céréales, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Il a baissé modérément en septembre, d'1,1% par rapport à août.

L'indice FAO des prix des huiles végétales recule de 6,6% sur un mois, "pour atteindre son plus bas niveau depuis février 2021". "Les cours internationaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous fléchi", souligne l'organisation, grâce à l'existence de stocks abondants d'huile de palme et d'une hausse saisonnière de production en Asie du Sud-Est.

L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août. Les prix internationaux du blé ont rebondi de 2,2%, à cause d'inquiétudes liées à la sécheresse aux Etats-Unis et en Argentine, et d'incertitudes sur la prolongation du corridor maritime permettant de faire sortir les céréales d'Ukraine au-delà du mois de novembre.


France: nouveau record du déficit commercial à 15,5 milliards d'euros en août

Le président français Emmanuel Macron montre un schéma sur la façon dont les prix du gaz influencent les prix de l'électricité alors qu'il s'adresse à la presse le deuxième jour d'un sommet de l'Union européenne (UE) au siège de l'UE, à Bruxelles, le 25 mars 2022. ( Ludovic MARIN / AFP )
Le président français Emmanuel Macron montre un schéma sur la façon dont les prix du gaz influencent les prix de l'électricité alors qu'il s'adresse à la presse le deuxième jour d'un sommet de l'Union européenne (UE) au siège de l'UE, à Bruxelles, le 25 mars 2022. ( Ludovic MARIN / AFP )
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  • La balance commerciale française s'est dégradée d'un milliard d'euros par rapport à celle de juillet
  • La facture énergétique a coûté 800 millions d'euros supplémentaires en août, ont précisé les douanes, et creusé le solde français sur l'énergie à 11 milliards d'euros de déficit en août

PARIS: Le déficit commercial français a établi un nouveau record en août, à 15,5 milliards d'euros, ont indiqué les douanes vendredi, en raison d'une nouvelle hausse de la facture énergétique parmi les importations.

La balance commerciale française s'est dégradée d'un milliard d'euros par rapport à celle de juillet.

En cumul sur douze mois, le déficit affiche aussi un record, à 139 milliards d'euros.

Dans l'ensemble, les importations françaises ont vu leur coût croître de 1,1 milliard d'euros, à 65,6 milliards. En face, les exportations n'ont que légèrement progressé, de 100 millions d'euros, atteignant 50,1 milliards d'euros.

La facture énergétique a coûté 800 millions d'euros supplémentaires en août, ont précisé les douanes, et creusé le solde français sur l'énergie à 11 milliards d'euros de déficit en août.

Les importations d'électricité et de gaz continuent de se renchérir pour la France, pendant que les exportations énergétiques sont stables, précisent les douanes.

Les prix de l'énergie sont très fortement affectés par les conséquences de la guerre en Ukraine depuis la fin février, une situation qui s'est traduite par une explosion des prix du gaz ainsi qu'une envolée de ceux du pétrole.