Irak: Un rival de Sadr réclame le retour des séances du Parlement

L'ex-Premier ministre irakien Nouri al-Malik (Photo, AFP).
L'ex-Premier ministre irakien Nouri al-Malik (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 09 août 2022

Irak: Un rival de Sadr réclame le retour des séances du Parlement

  • Le 30 juillet, les partisans de Sadr ont envahi le Parlement qu'ils ont occupé près d'une semaine
  • Les législatives avaient été remportées par le Courant sadriste

BAGDAD: L'ex-Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, grand rival du leader chiite Moqtada Sadr, a affirmé lundi que seul le Parlement pouvait discuter d'élections anticipées et réclamé la reprise des sessions parlementaires.

Le 30 juillet, les partisans de Sadr ont envahi le Parlement qu'ils ont occupé près d'une semaine, avant de transférer leur sit-in dans les jardins de l'institution et tout autour pour protester contre une candidature au poste de Premier ministre présentée par leurs rivaux, l'alliance du Cadre de coordination.

M. Sadr a ensuite réclamé une dissolution du Parlement et des législatives anticipées. Une requête acceptée sous conditions par le Cadre de coordination, qui a réclamé à demi-mot la fin du sit-in dans et autour du Parlement, situé dans la Zone verte, secteur ultrasécurisé de Bagdad.

Cette alliance regroupe des factions chiites pro-Iran influentes, de même que le parti chiite de M. Maliki, ennemi historique de M. Sadr.

Une dissolution du Parlement ne peut être actée que par un vote à la majorité absolue, selon la Constitution. Elle peut être demandée par un tiers des députés, ou par le Premier ministre avec accord du Président de la république.

"Il n'y aura ni dissolution du Parlement possible, ni changement de régime, ni élections anticipées, sans une reprise des sessions parlementaires", a lancé M. Maliki dans une allocution télévisée.

Le Parlement "seul discute de ces demandes, et nous ferons ce qu'il décide, car nous sommes tous garants du régime, et l'Irak n'est servi que par le respect du droit et de la Constitution", a-t-il martelé.

Il s'exprimait à l'occasion de l'Achoura, commémoration religieuse marquant la mort de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et troisième imam du chiisme, tué en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid en Irak.

Dix mois après les législatives d'octobre 2021, l'Irak attend toujours la désignation d'un nouveau Premier ministre et d'un président de la République, sur fond de querelles politiciennes.

Les législatives avaient été remportées par le Courant sadriste, qui représentait le premier bloc de l'assemblée avec 73 députés dans un Parlement fragmenté où aucun camp n'a réussi à construire une majorité claire parmi les 329 élus.

N'étant pas parvenu à rassembler la majorité pour nommer un Premier ministre, M. Sadr a fait démissionner ses députés en juin, abandonnant à ses adversaires la tâche de former un gouvernement. Mais il a réussi à mobiliser dans la rue pour protester contre le candidat au poste de Premier ministre proposé par ses adversaires.


Effondrement d'un immeuble au Liban: le bilan s'alourdit à 14 morts

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
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  • "Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish
  • Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts

BEYROUTH: Quatorze personnes sont décédées dans l'effondrement dimanche d'un immeuble à Tripoli, dans le nord du Liban, où les opérations de recherche sont terminées, a annoncé lundi le chef de la Défense civile.

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.

Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement.

"Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish.

Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts.

Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, a déclaré dimanche la "ville sinistrée" en raison de l'insécurité de ses bâtiments.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a lui dénoncé une "catastrophe", attribuée à "de longues années de négligence accumulée".

Le Liban compte de nombreux bâtiments délabrés. Beaucoup d'immeubles ont été construits illégalement, notamment pendant la guerre civile de 1975-1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages à des bâtiments sans autorisation.

En 2024, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International estimait que "des milliers de personnes" vivaient encore dans des bâtiments à risque à Tripoli, plus d'un an après un puissant séisme ayant surtout frappé la Turquie et la Syrie.


Liban: un chef islamiste capturé par Israël, quatre morts dans des attaques

Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya. (AFP)
Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya. (AFP)
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  • Israël mène régulièrement des opérations militaires dans le sud du Liban, malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités avec le mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Lundi, le ministre libanais de la Santé a indiqué qu'une frappe israélienne sur le village de Yanouh (sud) avait tué trois personnes

BEYROUTH: Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya.

Israël mène régulièrement des opérations militaires dans le sud du Liban, malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités avec le mouvement pro-iranien Hezbollah.

Lundi, le ministre libanais de la Santé a indiqué qu'une frappe israélienne sur le village de Yanouh (sud) avait tué trois personnes.

L'armée israélienne a dit avoir ciblé Ahmad Ali Salameh, le présentant comme un responsable de l'artillerie du Hezbollah, qu'elle accuse de chercher à se réarmer.

La frappe a aussi tué un membre des forces libanaises de sécurité intérieure et son enfant de trois ans qui passaient par là, selon l'Agence de presse officielle du Liban Ani.

Plus tard lundi, le ministère de la Santé a également annoncé qu'une personne avait été tuée par des tirs israéliens dans le village frontalier d'Aïta al-Chaab. L'armée israélienne a déclaré qu'il s'agissait également d'un membre du Hezbollah.

Un peu plus tôt, l'organisation Jamaa islamiya - qui a revendiqué de nombreuses attaques contre Israël pendant la guerre - a condamné lundi "l'infiltration des forces d'occupation israéliennes" et "l'enlèvement à son domicile du responsable du groupe dans la région de Hasbaya et Marjayoun, Atwi Atwi".

L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué avoir mené un "raid ciblé" durant la nuit de dimanche à lundi et "appréhendé un haut responsable terroriste" du groupe, qui a été "transféré sur le territoire israélien" pour y être interrogé.

Ce raid est intervenu quelques heures après la fin de la visite de deux jours du Premier ministre libanais Nawaf Salam dans le sud, où de larges secteurs proches de la frontière avec Israël restent désertés et en ruines.

Dans un communiqué, Nawaf Salam a condamné l'enlèvement d'Atwi Atwi, parlant d'"attaque flagrante contre la souveraineté libanaise, de violation de l'accord de cessez-le-feu et du droit international".

Le Hezbollah a, quant à lui, appelé l'État à "prendre des mesures dissuasives et claires, à agir immédiatement à tous les niveaux politique, diplomatique et juridique, et à œuvrer sérieusement pour la protection des citoyens".

Le député du Hezbollah Hussein al-Haj Hassan a accusé le mois dernier Israël de détenir "20 prisonniers libanais", affirmant que 10 d'entre eux ont été enlevés "sur le territoire libanais après le cessez-le-feu".

Aux termes de l'accord de trêve de novembre 2024, le gouvernement libanais s'est engagé à désarmer le Hezbollah. L'armée a déclaré le mois dernier avoir terminé cette opération dans une première zone du pays, située entre le fleuve Litani et la frontière israélienne, à une trentaine de kilomètres plus au sud.


Gaza: Israël dit avoir tué quatre combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah

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  • La Défense civile de Gaza, placée sous l'autorité du Hamas, a annoncé que deux Palestiniens avaient été tués lundi par des tirs israéliens dans le territoire
  • Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu

GAZA: L'armée israélienne a dit lundi avoir tué quatre combattants palestiniens qui ont attaqué ses soldats en sortant d'un tunnel à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, près de quatre mois après le début d'une trêve mise à mal par des violences quotidiennes.

Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre.

La Défense civile de Gaza, placée sous l'autorité du Hamas, a annoncé que deux Palestiniens avaient été tués lundi par des tirs israéliens dans le territoire.

Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu.

Les soldats "continuent à opérer dans le secteur afin de localiser et éliminer tous les terroristes se trouvant à l'intérieur du réseau de tunnels", a ajouté l'armée.

La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a salué "une résistance héroïque" de la part de combattants qui ont "choisi la mort plutôt que la reddition".

Le Hamas avait annoncé fin novembre que des dizaines de ses combattants restaient coincés dans des tunnels de Rafah, sous une partie de la bande de Gaza encore occupée par l'armée. En vertu de l'accord de cessez-le-feu, celle-ci s'est retirée de près de la moitié du territoire.

20.000 combattants 

Ce secteur se trouve à proximité du passage de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants de la bande de Gaza assiégée par Israël, qui était largement fermé depuis mai 2024.

Israël a accepté de rouvrir le 2 février, mais de manière très limitée, ce poste-frontière par lequel environ 200 Palestiniens de Gaza seulement ont transité en une semaine dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte ou des habitants de retour après avoir reçu des soins.

Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza.

Malgré les violences qui se poursuivent, les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

La deuxième phase du "plan Trump" comprend notamment le désarmement du Hamas et le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza.

Mais le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens.

 "Trouver une tente"

La gouvernance du territoire doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, toujours attendus à Gaza, qui seront placés sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

Les Palestiniens de Gaza continuent pendant ce temps de survivre dans leur territoire en ruines.

"Notre plus grand souhait aujourd'hui est de trouver une tente où vivre, de trouver une miche de pain pour nourrir nos enfants. Notre plus grand souhait est de passer une nuit sans peur, en sécurité", a confié à l'AFP un père de famille de 58 ans, Akram Atiya Jaradeh, déplacé dans le nord du territoire.

Un total de 581 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués.

Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties.