Mariage et cortège ne font pas toujours bon ménage

Une photo prise le 19 octobre 2016 montre l'hôtel de ville de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
Une photo prise le 19 octobre 2016 montre l'hôtel de ville de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
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Publié le Mardi 09 août 2022

Mariage et cortège ne font pas toujours bon ménage

  • Poissy, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Paris, se présente comme la première à avoir exigé une caution de 1.000 euros, effective depuis janvier dernier.
  • Désormais, sur les 1.000 euros de caution, 400 euros seront encaissés si les époux ont trente minutes de retard, 500 euros, s'il y a des dégradations dans la mairie et 100 euros s'il faut facturer le ménage

SAINT-DENIS: Chartes de bonne conduite, amendes... et désormais des cautions. Pour que le mariage ne soit "pas un jour de défaite", des municipalités ont décidé d'instaurer une panoplie d'outils sanctionnant incivilités et comportement dangereux sur la route.

Fin juillet, une famille "tétanisée" se retrouve encerclée par une dizaine de grosses cylindrées sur la place de la mairie à Saint-Denis : un cortège de mariage a dégénéré en rodéo urbain, avec voitures de luxe spécialement louées pour l'occasion.

"Un drame a été évité de peu", raconte Katy Bontinck, première adjointe à la mairie. Une enquête, confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, a été ouverte.

Après cet incident, la municipalité de Saint-Denis, qui célèbre près de 400 mariages par an, a instauré un nouveau règlement comprenant notamment l'"interdiction d'engin pyrotechnique, de cortège dans le périmètre piéton, la désignation d'un référent des mariés, qui va garantir que tout va bien se passer entre les invités et l'élu qui célèbre le mariage", énumère Mme Bontinck.

A l'instar de Saint-Denis, d'autres communes ont, depuis quelques années, décidé de réagir.

«La boule au ventre»

Poissy, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Paris, se présente comme la première à avoir exigé une caution de 1.000 euros, effective depuis janvier dernier.

Une solution qui a amené "l'apaisement" dans cette ville de 37.000 habitants et a permis que "ce jour de fête ne devienne pas un jour de défaite", se félicite l'ancien maire DVD Karl Olive, actuellement député Ensemble des Yvelines.

L'idée s'est imposée face à "une accélération des débordements en 2021", explique-t-il à l'AFP.

Comme ce 25 septembre, où des fumigènes sont envoyés sur le parvis de l'Hôtel de ville par un cortège de véhicules. Quatre interpellations ont lieu.

Surtout, lors de ce mariage, les incivilités se sont invitées jusqu'à l'intérieur de la mairie. "Les familles ont insulté l'élu, les époux ont eu du retard, les invités allaient au balcon malgré l'interdiction...", détaille M. Olive.

Des agents confient même à l'élu animer des cérémonies "avec la boule au ventre".

Désormais, sur les 1.000 euros de caution, 400 euros seront encaissés si les époux ont trente minutes de retard, 500 euros, s'il y a des dégradations dans la mairie et 100 euros s'il faut facturer le ménage.

"Depuis, on a connu un seul retard sur une centaine de mariages", se félicite l'ancien maire, qui a aussi fait installer une caméra à l'intérieur de la salle des mariages.

Cette caution, qui ne concerne que l'Hôtel de ville, a également un large effet dissuasif sur les incivilités dans les rues, assure-t-il.

Une caution «discriminante»

Poissy a inspiré sa voisine, Carrières-sous-Poissy, où une même caution sera effective en septembre.

En attendant, la mairie compose avec les outils à sa disposition. Entre 2.000 et 3.000 euros d'amendes ont été infligées il y a à peine dix jours, quand cette petite ville de 15.000 habitants a vu défiler "150 voitures" pour escorter la future mariée à grands renforts de tirs de mortiers d'artifice et de fumigènes.

Le maire écologiste, Eddie Aït, se souvient également d'un mariage qu'il avait dû suspendre. "Les invités faisaient tellement de bruit au moment de la lecture des articles de loi que je n'étais pas sûr que les époux comprenaient à quoi ils s'engageaient".

Problématique, quand on s'engage pour toute une vie.

"Le mariage est un moment festif, mais c'est surtout un moment de normalité administrative", rappelle le maire, qui espère qu'en "créant une responsabilité par le portefeuille", la caution va permettre de "rétablir le mariage dans le rituel républicain".

A Reims aussi, une double caution (700 euros au total) est obligatoire depuis juin.

Certaines villes se refusent toutefois à ce système de caution, qu'elles jugent "discriminantes".

A Saint-Denis, ville pauvre, "les mariés n'ont pas forcément 1.000 euros, ni de chéquier", explique Mme Bontick.

Dans le Nord, à Lille et à Maubeuge, les villes n'ont pas encore souscrit au système des cautions, mais ont opté pour l'interdiction des mariages le samedi après-midi.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.


La France proche d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, première en Europe

Vue générale de l’hémicycle lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 27 janvier 2026. (AFP)
Vue générale de l’hémicycle lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 27 janvier 2026. (AFP)
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  • Le Parlement français devrait adopter définitivement une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, avec une entrée en vigueur dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes
  • Les plateformes devront vérifier l’âge des utilisateurs, malgré des critiques sur les modalités d’application

PARIS: Le Parlement français devrait définitivement adopter mardi un texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe, que le président Emmanuel Macron veut voir mise en oeuvre dès la rentrée en septembre afin de protéger la santé des plus jeunes.

La proposition de loi sera soumise au vote du Sénat - la chambre haute - dans l'après-midi, puis à l'Assemblée nationale - la chambre basse - en fin de journée, étapes qu'elle devrait sauf surprise passer sans encombre.

L'entrée en vigueur est ensuite prévue rapidement: dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes. Pour les comptes existants, l'interdiction s'appliquerait "à l'expiration d'un délai de quatre mois", soit le 1er janvier 2027.

Durant ce délai, "on ira fermer les comptes des moins de 15 ans qui existaient déjà", avait expliqué le mois dernier le président de la République, qui s'est personnellement engagé sur cette réforme, une mesure phare de la fin de son mandat.

Le texte prévoit aussi l'interdiction du téléphone portable au lycée, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges. Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur de l'établissement.

Récemment, les alertes se sont multipliées quant aux effets néfastes des réseaux sociaux sur les enfants et adolescents, qui captent leur attention et peuvent les exposer à des contenus problématiques.

La France est très regardée par d'autres pays européens réfléchissant à des législations similaires.

Le texte ne prévoit aucune sanction pour les enfants ou parents. Concrètement, il reviendra aux plateformes de mettre en place un dispositif de vérification d'âge, voire plusieurs simultanément pour laisser le choix aux utilisateurs.

"Les grandes plateformes sont à mon sens largement prêtes", a déclaré à l'AFP la députée rapporteure du texte, Laure Miller, du camp gouvernemental.

La Commission européenne a également présenté en avril une application paneuropéenne de vérification d'âge, et des solutions privées sont aussi développées.

Mais le député socialiste Arthur Delaporte a fustigé auprès de l'AFP un "grand flou sur les mécanismes de vérification d'âge", pour un texte qui entrera en vigueur "à la hâte, avec des risques d'effets de bord, de contournement".

Son groupe saisira "probablement" le Conseil constitutionnel, a-t-il ajouté, regrettant que les réseaux concernés ne soient pas davantage distingués.

- Fin de l'anonymat -

La France insoumise (gauche radicale) votera contre le texte, a annoncé le député Louis Boyard critiquant "une loi de fin d'anonymat sur internet".

Les sénateurs, qui avaient initialement privilégié un système de "liste noire" ciblant certains réseaux sociaux - finalement abandonné face aux craintes de non-conformité avec le droit européen - redoutent également une censure du Conseil constitutionnel.

"C'est un risque", estime la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, rapporteure à la chambre haute, rappelant que le Conseil d'Etat a mis en garde sur la préservation de la "liberté d'expression" des jeunes.

Mais, depuis, un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a clairement alerté sur le danger des réseaux sociaux pour la santé mentale des adolescents, pointe Laure Miller, ce qui permettra d'argumenter sur "la proportionnalité de la mesure".

La proposition de loi prévoit quelques exceptions à l'interdiction pour les "encyclopédies en ligne" ou les "projets numériques à vocation éducative".

Concernant YouTube et WhatsApp, très utilisés, Mme Miller précise que ces plateformes devront mettre en place une vérification d'âge pour la partie assimilée à un réseau social (chaînes de partage, commentaires...). La visualisation simple de vidéos, ou la messagerie interpersonnelle, ne seraient pas concernées par l'interdiction selon elle.

Tout au long de l'examen au Parlement, les débats ont notamment porté sur la formulation précise à adopter, avec un impératif: que le texte soit conforme au droit européen, sous peine de ne pas pouvoir être appliqué.

Dans un avis rendu il y a deux semaines, la Commission européenne a aiguillé les parlementaires français, qui se sont finalement accordés sur un texte suivant ses recommandations.

Elle a par ailleurs elle-même annoncé la semaine dernière son intention d'instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux sociaux.

Un comité d'experts a recommandé une interdiction aux moins de 13 ans, mais les pays de l'UE seraient libres d'instaurer une interdiction plus tardive.

Pour Mme Miller, la loi française serait ainsi "en concordance" avec une future législation européenne.