Un haut commandant taliban pakistanais tué en Afghanistan

Des proches et des riverains portent le cercueil d'un policier assassiné, tué lors d'une attaque revendiquée par les Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), lors de ses funérailles dans la ville frontalière de Chaman le 28 janvier 2022. (Photo d' illustration Abdul BASIT / AFP)
Des proches et des riverains portent le cercueil d'un policier assassiné, tué lors d'une attaque revendiquée par les Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), lors de ses funérailles dans la ville frontalière de Chaman le 28 janvier 2022. (Photo d' illustration Abdul BASIT / AFP)
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Publié le Mardi 09 août 2022

Un haut commandant taliban pakistanais tué en Afghanistan

  • Un haut commandant des talibans pakistanais a été tué dans l'explosion de sa voiture, dans l'est de l'Afghanistan
  • Sa mort pourrait remettre en cause un cessez-le-feu fragile conclu entre le TTP et le gouvernement pakistanais en juin

PESHAWAR: Un haut commandant des talibans pakistanais a été tué dans l'explosion de sa voiture, dans l'est de l'Afghanistan, a indiqué à l'AFP une source militante.

Le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) a déclaré qu'une annonce serait prochainement faite concernant "le martyre d'un chef principal" du mouvement, mais une source au sein du TTP a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'Abdul Wali, un commandant qui utilisait l'alias Omar Khalid Khorasani.

Sa mort pourrait remettre en cause un cessez-le-feu fragile conclu entre le TTP et le gouvernement pakistanais en juin, alors que des pourparlers de paix menés sous la médiation des talibans afghans progressaient.

L'armée pakistanaise a déclaré mardi que quatre soldats avaient été tués dans une attaque suicide contre un convoi militaire dans le Waziristan du Nord, où le TTP est très présent, à la frontière avec l'Afghanistan.

Les talibans pakistanais du TTP sont un groupe distinct des talibans afghans, mais mûs par la même idéologie et une longue histoire commune.

Selon la source du TTP, qui a demandé à ne pas être identifiée, Abdul Wali et deux autres commandants ont été tués lorsque leur voiture a été "ciblée" dans la province de Paktika, frontalière du Waziristan, dans l'est de l'Afghanistan.

"Lorsque nous sommes arrivés à son véhicule, celui-ci était en feu, mais la nature de l'explosion n'est pas encore claire", a déclaré cette source, ajoutant que Abdul Wali revenait d'une réunion avec le chef du TTP, Noor Wali Mehsud.

Abdul Wali est une épine dans le pied des autorités pakistanaises depuis plus d'une décennie.

En 2014, il a formé une faction distincte et plus militante du TTP, connue sous le nom de Jamaat-ul-Ahrar, qui a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières du pays, notamment un attentat suicide à Lahore le dimanche de Pâques 2016, qui a fait 75 morts.

Il avait annoncé il y a deux ans une fusion avec le TTP, lequel a déclaré en juin dernier un "cessez-le-feu indéfini" avec Islamabad après le début de pourparlers de paix négociés par les talibans afghans à Kaboul.

Ces pourparlers de paix ont provoqué la colère de nombreux Pakistanais, qui se souviennent des attaques brutales du TTP, notamment contre des écoles, des hôtels, des églises et des marchés.

Depuis le retour des talibans afghans au pouvoir à Kaboul il y a un an, Islamabad se plaint de plus en plus des attaques du TTP, notamment le long de la poreuse frontière avec l'Afghanistan.

Le nouveau régime de Kaboul a toujours assuré qu'il ne permettrait pas que des groupes militants utilisent le sol afghan pour lancer des attaques contre ses voisins.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.