La BBC embauche sa première correspondante pour la désinformation et les réseaux sociaux

Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News. (Twitter)
Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News. (Twitter)
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Publié le Mardi 09 août 2022

La BBC embauche sa première correspondante pour la désinformation et les réseaux sociaux

  • Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News et BBC World Service depuis 2020
  • Mme Spring a annoncé sa promotion sur Twitter

LONDRES: La BBC a promu mardi la journaliste Marianna Spring au poste de correspondante pour la désinformation et les réseaux sociaux, une première pour la plate-forme d’information.

Avant cela, Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News et BBC World Service depuis 2020.

Mme Spring a annoncé sa promotion sur Twitter. Elle a également confirmé qu’elle enquêterait sur les conséquences réelles de la désinformation en ligne et du trolling sur les réseaux sociaux, et a dévoilé qu’elle préparait de nouveaux podcasts et d’autres projets.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Philippines: 6 morts lors du passage du typhon Noru

Les gens nettoient leurs maisons inondées à la suite du super typhon Noru à San Mateo, dans la province de Rizal, le 26 septembre 2022 (Photo, AFP).
Les gens nettoient leurs maisons inondées à la suite du super typhon Noru à San Mateo, dans la province de Rizal, le 26 septembre 2022 (Photo, AFP).
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  • La sixième victime, un homme âgé, est mort, emporté par un glissement de terrain dans la municipalité de Burdeos, sur les îles Polillo, dans la province de Quezon
  • Accompagné de vents de 195 km/h, il s'agit du typhon le plus puissant enregistré cette année dans le pays

SAN ILDEFONSO: Le typhon Noru, le plus puissant enregistré cette année aux Philippines, a provoqué la mort de six personnes, ont annoncé lundi les autorités.

Cinq secouristes ont été tués pendant son passage, alors qu'ils se trouvaient dans un village inondé.

"Ils avaient été déployés par le gouvernement provincial dans une zone inondée", à Santa Maria, a dit le lieutenant-colonel Romualdo Andres, chef de la police de la municipalité de San Miguel, près de Manille.

Selon M. Andres, les sauveteurs pataugeaient dans les eaux de crue lorsqu'un mur s'est effondré sur eux, les projetant dans le courant rapide.

La sixième victime, un homme âgé, est mort, emporté par un glissement de terrain dans la municipalité de Burdeos, sur les îles Polillo, dans la province de Quezon, où le typhon a touché terre, a précisé Garner Jimenez du bureau local de la défense civile.

Dimanche, Noru a infligé des vents violents et de fortes pluies sur l'île principale de Luçon, très peuplée. Le typhon avait touché terre à 17H30 locales (09H30 GMT) dans la municipalité de Burdeos sur les îles Polillo, qui font partie de la province de Quezon.

Accompagné de vents de 195 km/h, il s'agit du typhon le plus puissant enregistré cette année dans le pays.

Près de 75 000 personnes ont été évacuées avant la tempête, les service météorologiques avertissant sur le risque de grandes inondations dans les zones vulnérables du pays.

La municipalité de Burdeos a été particulierement touchée. Des vents féroces ont arraché des toits et abattu de grands arbres, tandis que de fortes pluies ont inondé les maisons riveraines, a déclaré Ervin Calleja, un enseignant de 49 ans.

"C'était vraiment inquiétant", a-t-il confié à l'AFP par téléphone.

Mais aucun dégât de taille n'avait été identifié lundi.

"Vous pourriez penser qu'on en a trop fait", a déclaré le président Ferdinand Marcos Jr lors d'un briefing. "Il n'y a rien de tel que d'en faire trop quand il s'agit de catastrophes", a-t-il ajouté.


Iran: plus de 1 200 personnes arrêtées depuis le début des manifestations

 Des manifestants pro-gouvernementaux iraniens agitent un drapeau national géant lors d'un rassemblement contre les récentes manifestations anti-gouvernementales en Iran, à Téhéran, le 25 septembre 2022. (AFP).
Des manifestants pro-gouvernementaux iraniens agitent un drapeau national géant lors d'un rassemblement contre les récentes manifestations anti-gouvernementales en Iran, à Téhéran, le 25 septembre 2022. (AFP).
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  • Les manifestations ont commencé le 16 septembre, date du décès de Mahsa Amini arrêtée trois jours auparavant à Téhéran
  • Le mouvement de contestation s'est propagé dans plusieurs villes du pays, où les manifestants ont crié des slogans hostiles au pouvoir

TEHERAN: Les autorités iraniennes ont interpellé plus de 1 200 personnes, la plupart dans le nord de l'Iran, depuis le début du mouvement de protestation contre la mort d'une jeune femme détenue par la police des moeurs il y a dix jours, a-t-on appris lundi.

"Lors des troubles de ces derniers jours, 450 émeutiers ont été arrêtés à Mazandaran (nord)", a déclaré lundi le procureur général de la province, Mohammad Karimi, cité par l'agence officielle Irna.

Samedi, les autorités avaient fait état de 739 manifestants arrêtés parmi lesquels 60 femmes à Guilan, province voisine de Mazandaran, dans le nord du pays.

Citant un responsable local, l'agence de presse Fars a annoncé dimanche l'arrestation de 88 manifestants dans la province de Hormozgan dans le Sud.

Selon la même source, les autorités ont procédé à d'autres arrestations dans les villes de Zanjan (nord-ouest), Karaj (ouest de Téhéran) et Kerman (sud-est).

Les manifestations ont commencé le 16 septembre, date du décès de Mahsa Amini arrêtée trois jours auparavant à Téhéran pour "port inapproprié de vêtements" dans la République islamique où le code vestimentaire pour les femmes est strict, en particulier le port du voile islamique.

Le mouvement de contestation s'est propagé dans plusieurs villes du pays, où les manifestants ont crié des slogans hostiles au pouvoir, selon les médias locaux.

"Au cours des derniers jours, des émeutiers ont attaqué des bâtiments gouvernementaux et endommagé des biens publics dans certaines régions de Mazandaran sous la direction d'agents étrangers", a dit M. Karimi.

Dimanche, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a menacé de ne faire preuve d'"aucune indulgence" vis-à-vis des manifestants et appelé les forces de l'ordre à agir "fermement" contre "ceux qui portent atteinte à la sécurité".

Selon un bilan officiel non détaillé, incluant manifestants et forces de l'ordre, 41 personnes ont été tuées en dix jours de protestations.

L'agence de presse Tasnim a publié lundi une vingtaine de photos de manifestants parmi lesquels des femmes dans diverses rues de Qom, importante ville sainte chiite située à près de 150 km au sud de la capitale.

Les institutions militaires et sécuritaires ont publié ces images des "meneurs des émeutes" et appelé les habitants à les "identifier et informer les autorités", ajouté l'agence.


Ukraine: un ex-militaire russe fuit l'ordre de mobilisation par «dégoût»

Un ancien officier russe anonyme est photographié lors d'un entretien en Finlande, le 24 septembre 2022 (Photo, AFP).
Un ancien officier russe anonyme est photographié lors d'un entretien en Finlande, le 24 septembre 2022 (Photo, AFP).
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  • Né en Crimée, péninsule du sud de l'Ukraine annexée en 2014 par la Russie, Alex témoigne sans que son identité complète ne soit révélée, de peur des conséquences pour sa femme et sa fille qu'il a dû laisser en Russie
  • A cause de son passé d'officier, Alex craint de figurer parmi ceux que la Russie veut mobiliser pour le front ukrainien

HELSINKI: Dès qu'il a entendu le président russe Vladimir Poutine annoncer une "mobilisation partielle" pour la guerre en Ukraine, Alex, un ancien officier russe, a sauté dans sa voiture et roulé jusqu'en Finlande avec une seule valise.

"Je ne veux pas tuer mon peuple slave, mes frères, mes sœurs", dit le quadragénaire à l'AFP depuis une modeste chambre d'hôtel dans le pays nordique, où il est arrivé jeudi.

"J'ai un dégoût physique d'être en présence de nos citoyens russes qui soutiennent la guerre", explique celui qui est aujourd'hui ingénieur en informatique.

Né en Crimée, péninsule du sud de l'Ukraine annexée en 2014 par la Russie, Alex témoigne sans que son identité complète ne soit révélée, de peur des conséquences pour sa femme et sa fille qu'il a dû laisser en Russie.

«Premier menacé»

"Elles sont otages, si mon visage apparaît elle risquent la prison", dit l'ancien militaire.

A cause de son passé d'officier, Alex craint de figurer parmi ceux que la Russie veut mobiliser pour le front ukrainien. "J'ai été dans l'armée pendant huit ans (...) J'ai un rang d'officier. Je suis le premier menacé", plaide-t-il.

Pour lui, "tout a changé" lorsqu'il a participé à une manifestation à Saint-Pétersbourg au lendemain de l'annonce de la mobilisation et qu'il a vu que si peu de ses concitoyens y participaient.

C'est alors, dit-il, qu'il a réalisé qu'il n'y avait "plus rien à faire" pour la Russie et qu'il s'est convaincu que le pays allait s'effondrer: "Je sais ce que l'armée russe est de l'intérieur, je suis profondément convaincu que Poutine va perdre".

"Des esclaves qui ne veulent pas se battre ne vaincront jamais quelqu'un de leur vie", assure l'ancien officier.

Né à Sébastopol, en Crimée, avant la chute de l'URSS, Alex a eu pendant un temps un passeport ukrainien, mais il n'a pu garder sa double nationalité quand il a entamé sa carrière militaire.

Aujourd'hui, ses parents le considèrent comme un "traître" et il "ne serait pas surpris" si sa mère le dénonçait au FSB, le service de renseignement russe.

En juillet, dès que les restrictions aux frontières liées au Covid-19 ont été levées et que l'entrée en Finlande est redevenue possible, Alex a commencé à travailler pour un réseau de volontaires appelé "Rubikus", qui aidait des Ukrainiens évacués de force côté russe à quitter la Russie.

«Maison» contre «patrie»

Dans ce but, il a obtenu un visa Schengen de touriste pour conduire des Ukrainiens vers la Finlande et l'Estonie.

Inquiet de la décision d'Helsinki de bloquer sous peu l'entrée des citoyens russes munis de ces visas, Alex a la voix qui tremble en parlant des Ukrainiens qui tentent de fuir.

"L'Ukraine est ma patrie. Et la Russie c'est ma maison. En ce moment, ma maison tue ma patrie", lâche-t-il.

Confrontée à un afflux de Russes à sa frontière depuis l'ordre de mobilisation de Vladimir Poutine mercredi, la Finlande a annoncé vendredi qu'elle allait "significativement restreindre" leur accès au pays nordique, déjà devenu un lieu de transit cet été pour le reste de l'Europe.

Même si Alex dit comprendre les inquiétudes d'Helsinki, il pense que c'est une erreur. "La plupart des gens qui passent la frontière (...) ne veulent pas tuer, ne veulent pas servir le régime", souligne l'ex-officier.

Pour lui, l'Occident ne devrait pas considérer chaque Russe comme responsable de la guerre en Ukraine. En fermant la frontière, l'Ouest "rejette" les Russes "qui croient encore en lui".

Aujourd'hui Alex fait son possible pour exfiltrer sa famille de Russie. Avec une certitude: celle de ne plus jamais vouloir y vivre.