Le Qatar va se transformer en musée d'art en plein air dans la perspective de la Coupe du monde

Composé de plus de 100 œuvres d'art, ce spectacle grandiose d'art public comprendra 40 nouvelles pièces qui ont été commandées. (Photo, AN)
Composé de plus de 100 œuvres d'art, ce spectacle grandiose d'art public comprendra 40 nouvelles pièces qui ont été commandées. (Photo, AN)
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Publié le Mercredi 10 août 2022

Le Qatar va se transformer en musée d'art en plein air dans la perspective de la Coupe du monde

  • Composé de plus de 100 œuvres d'art, ce spectacle grandiose d'art public comprendra 40 nouvelles pièces qui ont été commandées
  • Selon un communiqué de presse diffusé par Qatar Museums, le pays a été parmi les premiers de la région à créer un programme d'art public

DUBAÏ: Dans la perspective de la Coupe du monde de la FIFA, Qatar 2022, qui approche à grands pas, les musées du Qatar ont annoncé un vaste programme d'art public où les œuvres seront exposées non seulement dans la capitale, Doha, mais dans tout le pays. Les espaces publics du pays – parcs, zones commerciales, gares, terrasses d'hôtels, institutions culturelles, l’aéroport international Hamad, ainsi que les huit stades de la Coupe du monde 2022 – seront transformés en un «vaste musée d'art en plein air», avec 40 nouvelles pièces ajoutées aux 70 déjà sur place à travers tout le pays.

Cheikha Al-Mayassa bent Hamad ben Khalifa al-Thani, présidente des musées du Qatar, a déclaré dans un communiqué: «L'apport supplémentaire de 40 nouvelles œuvres d'art importantes cet automne représente une étape primordiale pour le programme d'art public du Qatar. L'art public est l'une de nos manifestations les plus importantes d'échange culturel, dans la mesure où nous présentons des œuvres d'artistes de toutes nationalités et de tous horizons. Du meilleur aéroport au monde – l'aéroport international Hamad – jusqu’à l’ensemble des quartiers de notre pays, l'art public est là pour rendre votre séjour unique.»

Composé de plus de 100 œuvres d'art, ce spectacle grandiose d'art public comprendra 40 nouvelles pièces qui ont été commandées. Les nouvelles œuvres de grands artistes internationaux incluront des signatures telles que Olafur Eliasson, Jeff Koons, Yayoi Kusama, KAWS, Rashid Johnson, Ernesto Neto, Lawrence Weiner, Faye Toogood, Katharina Fritsch et bien d'autres encore.

Les artistes du Qatar et de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) dont le travail sera présenté dans ce programme d'art public incluent Adel Abidin, Ahmed al-Bahrani, Shouq al-Mana, Shua'a Al-Muftah, Salman al-Malek, Monira al-Qadiri, Simone Fattal et Faraj Daham.

Selon un communiqué de presse diffusé par Qatar Museums, le pays a été parmi les premiers de la région à créer un programme d'art public, qui comprend, entre autres, des œuvres de Richard Serra, Tom Claaseen, Bruce Nauman, Louise Bourgeois, Urs Fischer, Subodh Gupta, Dia al-Azzawi.

«Le programme d'art public des musées du Qatar, plus que toute autre chose, nous rappelle que l'art est présent tout autour de nous, qu'il ne se limite pas aux musées et aux galeries, et qu'il peut être apprécié et célébré, que vous alliez au travail, à l'école, dans le désert ou à la plage», a affirmé dans un communiqué Abdulrahman Ahmed al-Ishaq, directeur de l'art public des musées du Qatar.

La Coupe du monde de la FIFA, Qatar 2022, débutera le 21 novembre.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.