Hong Kong: baisse record de la population, émigration massive

Cette photo prise le 10 juillet 2022 montre la vue générale des terres agricoles de Hong Kong (arrière) et des bâtiments résidentiels du district de Luohu à Shenzhen, dans la province méridionale du Guangdong en Chine. (AFP)
Cette photo prise le 10 juillet 2022 montre la vue générale des terres agricoles de Hong Kong (arrière) et des bâtiments résidentiels du district de Luohu à Shenzhen, dans la province méridionale du Guangdong en Chine. (AFP)
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Publié le Vendredi 12 août 2022

Hong Kong: baisse record de la population, émigration massive

  • Les chiffres publiés jeudi font état d'une fuite nette de 113 200 résidents entre la mi-2021 et la mi-2022, un record sur une période de 12 mois depuis le premier recensement en 1961
  • Cette situation s'explique en partie à cause des restrictions mises en place aux frontières pour lutter contre la pandémie, qui ont «interrompu l'afflux de population»

HONG KONG: Hong Kong a enregistré une baisse de sa population au cours de l'année écoulée, avec quelque 113 200 résidents ayant plié bagages, la ville maintenant parmi les mesures sanitaires les plus strictes au monde contre le coronavirus.

Selon des estimations évaluant la situation démographique en milieu d'année, la population de Hong Kong s'élève à 7 291 600 habitants, soit une baisse de 1,6% par rapport à la même période l'année précédente.

Les chiffres publiés jeudi font état d'une fuite nette de 113 200 résidents entre la mi-2021 et la mi-2022, un record sur une période de 12 mois depuis le premier recensement en 1961.

Cette situation s'explique en partie à cause des restrictions mises en place aux frontières pour lutter contre la pandémie, qui ont "interrompu l'afflux de population", a déclaré un porte-parole du gouvernement du centre financier.

La population du territoire a commencé à diminuer en 2020 et la baisse ne montre aucun signe d'arrêt, selon les chiffres du gouvernement.

Autrefois carrefour asiatique du transport et de la logistique, Hong Kong est coupé du monde depuis plus de deux ans du fait de sa politique sanitaire draconienne, en ligne avec la stratégie "zéro-Covid" de la Chine.

Au plus fort de l'épidémie cette année, les départs de résidents par les airs dépassaient souvent 2 000 personnes par jour, tandis que les arrivées se réduisaient comme peau de chagrin.

Le déclin de la population s'inscrit également dans une tendance plus générale d'exode des Hongkongais, dont beaucoup choisissent de s'installer à l'étranger en réaction à la répression par Pékin de la dissidence qui a fait suite aux manifestations pro-démocratie de 2019.

Le gouvernement n'a cessé de minimiser ces départs, affirmant que beaucoup reviendront un jour ou pourront être remplacés par des résidents venus de Chine continentale.

Les autorités expliquent en partie la diminution de la population par le faible taux de natalité de la ville qui combine une population vieillissante avec l'un des taux de fécondité les plus bas d'Asie.

L'année dernière, Hong Kong a enregistré 26 500 décès de plus que de naissances, et 11 900 de plus l'année précédente.

L'immigration de Chine continentales constituait autrefois l'un des principaux moteurs démographiques à Hong Kong, mais les chiffres récents sont restés faibles à cause de la fermeture des frontières.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.