L'OMS rebaptise les variants de la variole du singe

Un pharmacien administre une dose d'Imvanex, un vaccin pour se protéger du virus (Photo, AFP).
Un pharmacien administre une dose d'Imvanex, un vaccin pour se protéger du virus (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 13 août 2022

L'OMS rebaptise les variants de la variole du singe

  • Le nom de la maladie est l'héritage des conditions de découverte de la maladie
  • Une trentaine de scientifiques, pour beaucoup originaires d'Afrique, ont rédigé une tribune pour demander à changer ces noms

GENÈVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi avoir rebaptisé les variants de la variole du singe, en remplaçant par des chiffres romains les noms de régions africaines, jugés stigmatisants.

Ces nouveaux noms de variants permettent de prendre acte de la réalité actuelle de la maladie. Alors que celle-ci s'est longtemps limitée à une dizaine de pays africains, la grande majorité des nouveaux cas ont été détectés cette année ailleurs dans le monde, en particulier aux États-Unis, en Europe et au Brésil.

Dans un communiqué, l'OMS indique par ailleurs mener un large processus consultatif en ligne pour changer le nom de la maladie, également jugé trompeur et discriminatoire, puisque le virus n'est pas lié uniquement aux singes, mais a été mis en évidence chez de nombreux animaux et en particulier chez les rongeurs.

Pour ce qui est des variants, aussi appelés clades, ils étaient nommés jusqu'à présent d'après des régions ou des pays d'Afrique, avec la souche d'Afrique de l'Ouest et de celle du Bassin du Congo (Afrique centrale), la seconde étant bien plus meurtrière que sa cousine.

Début juin, une trentaine de scientifiques, pour beaucoup originaires d'Afrique, ont ainsi rédigé une tribune pour demander à changer ces noms, jugeant urgent de mettre en place "une nomenclature qui ne soit ni discriminatoire ni stigmatisante".

Ils ont été entendus par l'OMS qui a réuni le 8 août des virologues et experts en santé publique afin de parvenir à un consensus sur une nouvelle terminologie.

Au Canada, l'ouverture de la vaccination à tous attire au-delà des frontières

Des milliers d'étrangers, dont des centaines d'Américains, se ruent sur les vaccins contre la variole du singe offerts à tous à Montréal, dans un contexte de rareté des doses aux États-Unis.

Située à environ 70 km de la frontière américaine, la métropole québécoise a pris la décision dès le début de sa campagne de vaccination d'accepter toute personne se considérant à risque.

Robb Stilson est l'un des Américains qui en ont profité à l'occasion d'une visite à Montréal.

"Il est très difficile aux États-Unis de se faire vacciner (...) J'ai des amis qui ont attendu 8 à 9 heures avant d'être admis", raconte ce directeur artistique depuis la file d'attente d'un centre de vaccination éphémère avec son mari et ses deux filles.

Face à la difficulté de retracer l'origine des infections, les autorités montréalaises ont choisi de destiner leur campagne de vaccination à tous ceux "entrant dans les critères actuels de facteurs de risques pour la transmission de la variole".

"Un consensus a été atteint pour désigner l'ancien clade du Bassin du Congo (Afrique centrale) comme le clade un (I) et l'ancien clade d'Afrique de l'Ouest comme le clade deux (II)", a indiqué l'OMS vendredi.

En outre, "il a été convenu que le clade II se compose de deux sous-clades. (...) Ainsi, la nouvelle convention de dénomination comprend le clade I, le clade IIa et le clade IIb, ce dernier se référant principalement au groupe de variants qui circulent largement dans l'épidémie mondiale de 2022", a ajouté l'OMS.

Les nouveaux noms des clades entrent en vigueur immédiatement.

Le nom de la maladie - variole du singe - est l'héritage des conditions de découverte de la maladie, dans les années 1950 : des chercheurs danois l'avaient découverte chez des singes de leur laboratoire.

Dans le monde, plus de 31.665 cas et 12 décès ont été signalés, selon l'OMS qui a déclenché fin juillet son plus haut niveau d'alerte afin de renforcer la lutte contre la maladie.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com