France : Aurélie, pompier volontaire pour «sécuriser les gens» fait la fierté de sa fille

Une pompière volontaire française, Aurélie Ponzevera, enfile ses bottes dans le vestiaire de la caserne des pompiers d'Ajaccio, à Ajaccio, sur l'île méditerranéenne française de Corse, le 12 août 2022.  (Photo de Pascal Pochard-Casabianca / AFP)
Une pompière volontaire française, Aurélie Ponzevera, enfile ses bottes dans le vestiaire de la caserne des pompiers d'Ajaccio, à Ajaccio, sur l'île méditerranéenne française de Corse, le 12 août 2022. (Photo de Pascal Pochard-Casabianca / AFP)
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Publié le Samedi 13 août 2022

France : Aurélie, pompier volontaire pour «sécuriser les gens» fait la fierté de sa fille

  • Face aux incendies qui se multiplient dans une France frappée par une sécheresse historique, le gouvernement a appelé cette semaine les employeurs à libérer au maximum ces soldats du feu volontaires
  • La Corse compte ainsi un millier de pompiers volontaires et 200 pompiers professionnels

AJACCIO, France : «Ma maman, elle éteint des feux»: C'est aussi pour la fierté qu'elle lit dans le regard de sa fille de trois ans qu'Aurélie Ponzevera, pompier volontaire à Ajaccio depuis dix ans, consacre bon nombre de ses week-ends au service d'autrui.

Comme 197.000 personnes en France, cette éducatrice spécialisée de 39 ans, cadre à la Collectivité de Corse, une île méditerranéenne, dans le domaine de l'aide sociale à l'enfance, a fait le choix de s'engager volontairement chez les pompiers.

Face aux incendies qui se multiplient dans une France frappée par une sécheresse historique, le gouvernement a appelé cette semaine les employeurs à libérer au maximum ces soldats du feu volontaires qui représentent près de 80% des sapeurs-pompiers en France. La Corse compte ainsi un millier de pompiers volontaires et 200 pompiers professionnels.

«À la base, c'est vraiment une vocation», confie à l'AFP celle qui «aime beaucoup les missions, le village, la montagne».

En couple avec un pompier professionnel, elle reconnaît que la planification de ses semaines n'est pas une mince affaire : «C'est vraiment organisation, anticipation! On a un planning sur papier avec mon compagnon» et «quand un est de garde (chez les pompiers), l'autre non, mais l'été, il arrive qu'on se croise».

En moyenne, elle assure «une garde de 24 heures par semaine» en une ou deux fois pour répondre aux demandes de secours d'urgence. «L'été, un petit peu plus pour la surveillance des feux de forêt, on fait l'effort», précise-t-elle.

«Du lundi au vendredi, je suis fonctionnaire avec aussi des astreintes en protection de l'enfance et pratiquement toutes mes fins de semaine, je suis en caserne», décrit-elle, précisant parvenir «quand même à préserver des temps en famille» et pouvoir compter «parfois sur les grands-mères qui prennent le relais» pour sa fille.

D'autant qu'au-delà des heures en caserne, les pompiers volontaires doivent être opérationnels au même titre qu'un pompier professionnel.

«On a beaucoup de formations et une évaluation physique chaque année», ajoute-t-elle, soulignant que la Collectivité de Corse, comme d'autres institutions ou entreprises, prévoit par convention de les mettre à disposition du service d'incendie et de secours (Sdis) jusqu'à 30 jours par an.

- «Adrénaline constante» -

Pour elle, il n'y a pas de crise de l'engagement au sein des pompiers volontaires, en Corse ou ailleurs: «Beaucoup de jeunes viennent tenter l'expérience mais c'est compliqué de pérenniser».

Elle précise que pompiers professionnels et volontaires font exactement la même chose: «On a les mêmes formations, l'avancement des grades c'est quasiment la même chose, les équipages sont mixtes à tous points de vue, hommes-femmes, professionnels et volontaires».

Si elle souffre «parfois du manque de disponibilités, de la fatigue, du manque de sommeil» et si «certaines interventions sont très compliquées au niveau émotionnel», «il faut passer dessus, continuer». «Ca fait partie du package avec cette adrénaline constante, c'est ça qui est passionnant», insiste-t-elle.

Et puis «ma fille, je sais qu'elle est toute fière. Elle dit +ma maman, elle éteint des feux+», glisse-t-elle en souriant.

Le côté «humain» de sa mission l'enthousiasme: «On rentre vraiment dans le cœur de la vie des gens», «on va apporter un secours, parfois juste du réconfort, une parole, savoir qu'on sécurise les gens, c'est ce qui me motive aussi».

Depuis dix ans, elle estime que «le métier a changé au fil des évolutions de la société».

«Quand on traverse une crise sanitaire sans précédent (comme avec le Covid-19), en étant acteur de premier secours, c'est sûr qu'il y a de la pression. On a été confronté à un virus, au début, on ne savait pas du tout ce que c'était et il fallait quand même y aller», se rappelle-t-elle.

«Il y a aussi le changement climatique, la pression incendiaire qui devient très forte l'été, la sécheresse».

Si elle a envisagé à plusieurs reprises de devenir pompier professionnel, elle ne peut se résoudre à cesser son «métier de base» dans la protection de l'enfance qui la «passionne aussi». «J'arrive à faire les deux. Pour l'instant je suis bien comme ça».


Reconnaissance faciale, caméras: plainte de La Quadrature du net contre l'Intérieur

Dans la plainte collective concernant la vidéosurveillance, l'association, a expliqué à l'AFP Noémie Levain juriste à La Quadrature, s'attache à mettre en exergue "l'influence du ministère de l'Intérieur sur l'installation des caméras de surveillance (autorisations, subventions)". (AFP).
Dans la plainte collective concernant la vidéosurveillance, l'association, a expliqué à l'AFP Noémie Levain juriste à La Quadrature, s'attache à mettre en exergue "l'influence du ministère de l'Intérieur sur l'installation des caméras de surveillance (autorisations, subventions)". (AFP).
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  • Cette fois, l'association de défense des libertés numériques veut s'attaquer à ce qu'elle appelle les «quatre piliers» d'un «système de surveillance de masse»
  • Ces 4 piliers sont :  la «vidéosurveillance», la «détection automatisée des comportements», le «fichage» et la «reconnaissance faciale»

PARIS : L'association La Quadrature du net a annoncé dimanche avoir déposé une plainte collective contre le ministère de l'Intérieur pour dénoncer l'utilisation de la reconnaissance faciale, le fichage et la vidéosurveillance.

Ces plaintes collectives, au nombre de trois, ont été déposées devant la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) après que l'association a recueilli le mandat de près de 13 000 personnes via une campagne de signatures sur le site plainte.technopolice.fr.

La Quatrature du net, qui se présente comme défenseur des libertés fondamentales dans l'environnement numérique, s'est inspirée des plaintes collectives qu'elle avait déposées en 2018 contre les Gafam en s'appuyant sur le règlement général sur la protection des données (RGPD).

Ces procédures avaient abouti à de lourdes amendes contre Google et Amazon, respectivement de 50 et 746 millions d'euros.

Cette fois, l'association de défense des libertés numériques veut s'attaquer à ce qu'elle appelle les "quatre piliers" d'un "système de surveillance de masse":  "vidéosurveillance", la "détection automatisée des comportements", le "fichage" et la "reconnaissance faciale".

Dans la plainte collective concernant la vidéosurveillance, l'association, a expliqué à l'AFP Noémie Levain juriste à La Quadrature, s'attache à mettre en exergue "l'influence du ministère de l'Intérieur sur l'installation des caméras de surveillance (autorisations, subventions)", puis à démontrer "en quoi ces dispositifs sont illégaux car leur proportionnalité n'est jamais justifiée". L'objectif étant d'obtenir le retrait de l'ensemble des caméras déployées dans l'espace public.

La seconde plainte concerne les fichiers TAJ (Traitement automatisé des antécédents judiciaires), qui comprend "huit millions" de photos de visage.

La troisième a trait aux fichiers TES (Titres électroniques sécurisés) qui comportent les photos de tout demandeur de carte d'identité ou de passeport.

S'agissant des TAJ, l'association dénonce l'illégalité des données collectées, car "un grand nombre d'informations ne sont pas en rapport avec une procédure judiciaire, soit pas mises à jour".

Elle relève aussi que les policiers et gendarmes l'utilisent en "dehors de toute procédure judiciaire, notamment lors de contrôles d'identités".

Concernant les TES, la plainte dénonce notamment "le manquement à l'obligation de sécurité du ministre par les choix d'une architecture centralisée, malgré les risques de détournement", a expliqué la juriste.

Il s'agit pour l'association d'obtenir le retrait des photos.


Spectaculaire incendie dans un entrepôt du marché de Rungis

Des pompiers s'efforcent d'éteindre un incendie dans un bâtiment du marché de gros alimentaire "Marché international de Rungis" à Rungis, au sud de Paris, le 25 septembre 2022. (AFP).
Des pompiers s'efforcent d'éteindre un incendie dans un bâtiment du marché de gros alimentaire "Marché international de Rungis" à Rungis, au sud de Paris, le 25 septembre 2022. (AFP).
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  • «Trente engins sont sur place et une centaine de pompiers sont mobilisés», a indiqué un porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris
  • «Le feu est presque maîtrisé, il n'y a pas de victimes et il n'y a pas de risque de propagation du feu», a-t-il ajouté

PARIS : Un spectaculaire incendie s'est déclaré dimanche en fin de matinée dans un entrepôt du marché de Rungis sans faire de victimes, selon les premiers éléments fournis par les pompiers contactés par l'AFP.

"Trente engins sont sur place et une centaine de pompiers sont mobilisés", a indiqué un porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris. "Le feu est presque maîtrisé, il n'y a pas de victimes et il n'y a pas de risque de propagation du feu", a-t-il ajouté.

"Un incendie s'est déclaré dans un entrepôt de fruits et légumes vers 12h20", a précisé sur son compte Twitter la préfecture du Val-de-Marne. Une épaisse fumée noire était visible plusieurs kilomètres à la ronde en milieu de journée au sud de Paris.

Les pompiers ont conseillé, via leur compte Twitter, d'éviter les "déplacements dans ce secteur" et de faciliter "le passage des secours".

Le marché d'intérêt national (MIN) de Rungis, le plus grand marché de gros et de produits frais au monde, s'étend sur 234 hectares. Il est situé à sept kilomètres au sud de Paris dans le Val-de-Marne.

Fin juin, un incendie s'était déclenché dans la zone industrielle du marché sans faire de blessé ni provoquer de danger immédiat. Un feu de four s'était déclenché avant de se propager dans un catalyseur.


Cinq policiers blessés lors d'un refus d'obtempérer près de Bayonne

Les policiers étaient intervenus aux alentours de 03H00 du matin pour mettre fin à un rodéo urbain entre deux véhicules dans la commune d'Anglet. (AFP).
Les policiers étaient intervenus aux alentours de 03H00 du matin pour mettre fin à un rodéo urbain entre deux véhicules dans la commune d'Anglet. (AFP).
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  • Selon Éric Marrocq, secrétaire régional du syndicat de police Alliance Aquitaine, ces policiers ont tenté de contrôler l'un des conducteurs pour mettre fin à un rodéo urbain
  • Mais ce dernier choisit de prendre la fuite, faisant d'abord une marche arrière puis une marche avant, et blesse au passage trois premiers policiers

BORDEAUX : Cinq policiers ont été légèrement blessés dans la nuit de samedi à dimanche en tentant de mettre fin à un rodéo urbain près de Bayonne, à Anglet, a t-on appris de sources ayant connaissance du dossier.

Le conducteur, qui a refusé d'obtempérer, a pris la fuite. Son véhicule, volé, a été retrouvé un peu plus tard.

Les policiers étaient intervenus aux alentours de 03H00 du matin pour mettre fin à un rodéo urbain entre deux véhicules dans la commune d'Anglet.

Selon Éric Marrocq, secrétaire régional du syndicat de police Alliance Aquitaine, ils tentent alors de contrôler l'un des conducteurs, toujours présent sur place.

Mais ce dernier choisit de prendre la fuite, faisant d'abord une marche arrière puis une marche avant, et blesse au passage trois premiers policiers. L'un d'eux, qui s'était accroché au véhicule, s'est notamment "fait rouler sur le pied".

Un quatrième policier, en état de choc, a alors ouvert le feu à plusieurs reprises en direction du véhicule, indique une source.

Le fuyard a par la suite percuté une autre voiture de police, faisant un dernier blessé léger.

Le véhicule "qui avait été volé" a été retrouvé vide un peu plus tard dans la nuit indique Éric Marrocq qui exprime "son soutien à (s)es collègues".

La police judiciaire de Bayonne a été saisie.