Stacie Graham et les «guerrières» d'un yoga plus ouvert

Des étudiants en yoga assistent à un cours au studio «She's lost control» à East London, le 14 juillet 2022. (Photo, AFP)
Des étudiants en yoga assistent à un cours au studio «She's lost control» à East London, le 14 juillet 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 15 août 2022

Stacie Graham et les «guerrières» d'un yoga plus ouvert

Des étudiants en yoga assistent à un cours au studio «She's lost control» à East London, le 14 juillet 2022. (Photo, AFP)
  • «C'est devenu une forme de gymnastique hyper-commerciale», loin de la quête de libération de l'âme de cette forme de spiritualité ancestrale, explique Stacie Graham
  • Elle estime que les contraintes économiques découragent les propriétaires de studios de faire les efforts nécessaires pour rendre le yoga plus inclusif

LONDRES: Stacie Graham invite ses élèves à prendre la posture de yoga dite de « guerrier 2 »: une jambe fléchie, l'autre tendue derrière, et les bras fermement à l'horizontale, comme des flèches. 

« Vous voulez être des guerrières du changement, et le yoga nous donne ce dont nous avons besoin pour ce combat », ajoute-t-elle face à une dizaine d'autres professeures de yoga, de tous âges et origines culturelles. 

Également consultante en politiques de diversité pour les entreprises, l'instructrice milite pour plus d'inclusion dans cette discipline née en Inde mais qui, affirme-t-elle, s'est éloignée de son essence en Occident. 

« C'est devenu une forme de gymnastique hyper-commerciale », loin de la quête de libération de l'âme de cette forme de spiritualité ancestrale, explique-t-elle. 

Selon l'Institut Global Wellness, le yoga et le pilates - une forme d'exercices axée sur l'alignement postural - représentent près de 30 milliards de dollars par an de chiffre d'affaires. 

D'après Mme Graham, cette réussite et cette popularité toujours croissante du yoga en Occident masque pourtant un manque d'inclusion, qui touche plus généralement tout l'univers du « fitness », malgré une image de bienveillance. 

« Nous sommes à Londres et si vous allez dans n'importe quelle salle de gymnastique ou studio de yoga (...), vous ne verrez probablement pas un reflet de la population de cette agglomération » ultra-cosmopolite, mais « très probablement des femmes blanches très athlétiques, issues de la classe moyenne », remarque-t-elle. 

Un sondage du site d'études médicales BMJ Open auprès de professeurs et d'adeptes du yoga au Royaume-Uni a fait ressortir que 87% étaient des femmes, 91% des blancs. 

« Exclusion subtile »  

Mme Graham vient de publier « Yoga as resistance », pour aider les professionnels du secteur à diversifier leur public. 

Pam Sagoo, propriétaire de Flow Space Yoga dans le quartier multiculturel de Dalston, est venue participer à son atelier: elle veut s'assurer que son studio, ouvert il y a six mois, est « accueillant pour tous ».  

Ntathu Allen, professeure de yoga, confie de son côté qu'il arrive qu'on lui « demande si je suis vraiment professeure » quand elle arrive dans un nouveau studio. 

Elle s'est spécialisée dans des sessions de « respiration et guérison » pour les femmes de couleur. 

Aux Etats-Unis, même situation: « il n'y a pas beaucoup de femmes noires dans ces espaces, et ça n'encourage pas les autres à y entrer », constate Raquel Horsford Best, professeure à Los Angeles, dont les cours fusionnent danse afro-caribéenne et fitness. 

Pour ces entrepreneures, le problème vient notamment de facteurs économiques, et de la difficulté de rentabiliser un studio. 

Pam Sagoo relève qu'elle a « plusieurs instructeurs dans (son) équipe qui ont été formés en Inde mais leurs classes », plus orientées sur la respiration, la méditation, que sur la pratique physique du yoga, « ne sont pas toujours aussi populaires que ceux qui ont été formés en Occident ». 

Des propriétaires de studios peuvent être tentés d'arrêter ce type de cours au bénéfice de ceux qui font plus de chiffre. 

Pour être rentables, les studios pratiquent des prix souvent élevés: 20 livres la session à l'unité à Londres, 4 livres la barre énergétique bio... Ce qui exclut de facto beaucoup d'aspirants potentiels qui n'ont pas les moyens. 

Stacie Graham relève d'autres facteurs « d'exclusion plus subtils »: une atmosphère axée sur la performance qui décourage ceux qui sont moins souples, moins minces, moins jeunes, etc. 

Résultat, beaucoup de « ceux qui pourraient vraiment en bénéficier, notamment quantité de gens qui souffrent de problèmes de santé mentale, de covid longs... « ont l'impression de ne pas avoir leur place dans une salle de yoga, déplore-t-elle. 

Aujourd'hui, malgré une prise de conscience qui a suivi notamment le mouvement Black Lives Matter, Stacie Graham estime que les contraintes économiques découragent les propriétaires de studios de faire les efforts nécessaires pour rendre le yoga plus inclusif, comme diversifier le personnel ou encore faire en sorte que les cours soient abordables. 

Pam Sagoo offre par exemple des réductions substantielles aux bénéficiaires de minimas sociaux, ou des cours gratuits à certaines associations. 


L’Arabie saoudite renforce sa présence dans les discussions mondiales sur la mode à Milan

Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
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  • La Commission saoudienne de la mode a participé comme partenaire principal du RLC Fashion Summit 2026 à Milan, soulignant le rôle croissant du Royaume dans l’industrie mondiale de la mode
  • Les discussions ont porté sur les principaux enjeux du secteur : intelligence artificielle, évolution des consommateurs, investissements, commerce multimarque et émergence de nouveaux marchés

DHAHRAN : Des dirigeants mondiaux de la mode et du luxe se sont réunis à Milan début juin à l’occasion du Retail Leaders Circle (RLC) Fashion Summit 2026, dans le cadre du rayonnement international croissant du RLC Global Forum, dont le rendez-vous phare annuel se tient en Arabie saoudite.

Organisé au Four Seasons Hotel Milano, le RLC Fashion Summit a abordé les défis actuels auxquels font face les secteurs de la mode et du luxe : fragmentation géopolitique, évolution des attentes des consommateurs, discipline en matière d’investissement, intelligence artificielle, avenir du commerce multimarque et influence croissante des nouveaux marchés.

L’initiative Fashion Futures de la Commission saoudienne de la mode a participé au sommet en tant que partenaire principal, illustrant le rôle grandissant du Royaume dans les discussions internationales portant sur la mode, le commerce de détail, l’investissement et le développement des secteurs innovants.

« Notre priorité est de mettre en place les conditions d’une croissance durable pour l’ensemble du secteur de la mode en Arabie saoudite », a déclaré Burak Cakmak, directeur général de la Commission saoudienne de la mode, dans un communiqué. « Alors que l’industrie poursuit sa transformation, nous travaillons à multiplier les opportunités pour les marques internationales, les fabricants, les investisseurs et les partenaires du secteur afin qu’ils puissent s’engager sur le marché saoudien et contribuer à son développement. »

La participation de la commission reflète également la dynamique plus large du secteur de la mode saoudien, alors que le Royaume poursuit ses investissements dans les secteurs innovants, le développement des talents, les infrastructures commerciales et les partenariats internationaux.

« Il est rare de voir un tel niveau de leadership réuni au même endroit pour une journée entière d’échanges authentiques et ouverts », a déclaré Panos Linardos, président du RLC Global Forum.

Outre son forum annuel dédié au commerce de détail à Riyad, le RLC Global Forum organise un calendrier d’événements de premier plan à travers le monde, notamment le CEO Summit à New York et le RLC Fashion Summit à Milan.


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
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  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.