Saudia clôture les opérations du Hajj 2022

Une photo de pèlerins du Hajj 2022 à l'aéroport-international Roi Abdelaziz à Djeddah. (@HajMinistry)
Une photo de pèlerins du Hajj 2022 à l'aéroport-international Roi Abdelaziz à Djeddah. (@HajMinistry)
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Publié le Lundi 15 août 2022

Saudia clôture les opérations du Hajj 2022

  • Le vol SV5712 au départ de l'aéroport international Prince Mohammed ben Abdelaziz à Médine transportait 347 pèlerins
  • Selon Saudia, 280 000 bagages ont été acheminés dans le cadre de son service gratuit baptisé «Bagages en premier»

RIYAD: Saudia, la compagnie nationale d'Arabie saoudite, a achevé dimanche le transport des pèlerins du Hajj 2022 par un vol à destination d'Ahmedabad, en Inde.

Le vol SV5712 au départ de l'aéroport international Prince Mohammed ben Abdelaziz à Médine transportait 347 pèlerins. Le responsable du Hajj et de la Omra auprès de la compagnie Saudia, Amer Alkhushail, était présent sur les lieux pour faire ses adieux aux pèlerins.

Saudia a lancé la première phase des opérations consacrées au Hajj le 6 juin en accueillant le premier vol entrant du Hajj. Le 14 juillet, la compagnie a opéré les premiers vols au départ du royaume d'Arabie Saoudite.

Au cours de ces deux phases, la compagnie a transporté plus de 350 000 pèlerins, dont 120 000 ont voyagé sur 300 vols destinés au Hajj. 230 000 autres pèlerins ont voyagé sur des vols réguliers et sur des vols supplémentaires.

Selon Saudia, 280 000 bagages ont été acheminés dans le cadre de son service gratuit baptisé «Bagages en premier», qui a été introduit cette année.

Grâce à ce service gratuit, les bagages des pèlerins ont été collectés à leur hôtel ou dans les autres lieux d'hébergement à Djeddah, La Mecque ou Médine. La collecte se faisait vingt-quatre heures avant le départ et les bagages étaient livrés au centre de bagages à l'aéroport où les pèlerins étaient enregistrés avant leur arrivée à l'aéroport.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Des milliers d'Irakiens commémorent le soulèvement anti-pouvoir de 2019

Des manifestants antigouvernementaux irakiens assistent à une manifestation sur la place Tahrir, au centre de Bagdad, la capitale irakienne, le 1er octobre 2022 (Photo, AFP).
Des manifestants antigouvernementaux irakiens assistent à une manifestation sur la place Tahrir, au centre de Bagdad, la capitale irakienne, le 1er octobre 2022 (Photo, AFP).
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  • Le mouvement s'était essoufflé sous le coup d'une répression qui avait fait près de 600 morts et 30 000 blessés mais aussi le confinement lié au coronavirus
  • Trois ans plus tard, rien -ou presque- n'a changé

BAGDAD: Dans un Irak en pleine impasse politique, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Bagdad pour marquer le troisième anniversaire d'un vaste soulèvement anti-pouvoir, lancé contre la corruption des élites et la gabegie des services publics.

La contestation inédite, déclenchée en octobre 2019, s'était propagée dans tout le pays, particulièrement dans le sud pauvre majoritairement chiite. Plusieurs mois durant --dans cet Irak riche en pétrole-- des centaines de milliers de manifestants avaient battu le pavé, dénonçant pêle-mêle chômage des jeunes, infrastructures en déliquescence et absence de démocratie.

Le mouvement s'était essoufflé sous le coup d'une répression qui avait fait près de 600 morts et 30 000 blessés mais aussi le confinement lié au coronavirus. Trois ans plus tard, rien -ou presque- n'a changé.

Les mêmes grands partis monopolisent toujours la vie politique. Un an après les législatives d'octobre 2021, les barons de la politique s'affrontent toujours sur le choix du prochain Premier ministre.

"Le peuple exige la chute du régime", ont scandé samedi des milliers de manifestants, très jeunes pour la plupart. Brandissant drapeaux irakiens et portraits des "martyrs" de 2019, ils se sont rassemblés sur l'emblématique place Tahrir pour des commémorations chargées de colère, a constaté une correspondante de l'AFP.

Les contestataires se sont massés à l'entrée du pont de la République, bloqué par plusieurs rangées successives de murs en béton pour barrer l'accès à la Zone verte, quartier abritant ambassades occidentales et institutions étatiques.

Ils ont jeté dans le fleuve des barrières en fer bloquant le pont, d'après un responsable au ministère de l'Intérieur, rapportant 18 blessés légers parmi les forces anti-émeutes après des jets de pierres et de bouteilles en verre.

Les forces ont riposté en tirant plusieurs salves de fumigènes pour éloigner la foule, selon la correspondante de l'AFP.

Au moins 28 cas de suffocation ont été enregistrés parmi les manifestants, selon le responsable de l'Intérieur.

«Affronter le pouvoir»

"Aujourd'hui il est indispensable d'affronter le pouvoir", assène le militant Ali al-Habib.

"Tous les ponts et les routes sont bloqués car les autorités ont peur de manifestants" précise-t-il, fustigeant "les luttes intestines au sein de la classe politique, qui ignore totalement la volonté du peuple".

Les commémorations interviennent dans un contexte tendu, les deux grands pôles du chiisme politique s'affrontant sur la nomination d'un nouveau Premier ministre et d'éventuelles législatives anticipées.

L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement. En face, le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes, veut la mise en place d'un gouvernement avant tout scrutin.

Mercredi, des tirs de roquettes ont visé la Zone verte pendant une séance du Parlement.

Le 29 août, les tensions avaient culminé lorsque des partisans de Sadr avaient affronté l'armée et des hommes du Hachd al-Chaabi, d'ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, et qui sont politiquement opposés aux sadristes.

Plus de 30 partisans sadristes sont morts dans ces affrontements.

«Réclamer nos droits»

"Nous allons continuer à réclamer nos droits. Nous n'allons pas nous taire face à l'injustice", martèle une institutrice s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, fustigeant "les querelles et affrontements entre les dirigeants".

Des centaines d'Irakiens ont également manifesté à Nassiriya, la grande ville du sud marginalisé.

Bien trop absorbés par leurs querrelles intestines, les politiciens se montrent impuissants face aux crises multiples qui font vaciller l'Irak.

Il y a les tensions géopolitiques desquelles le pays ne peut s'extirper. L'Iran ou la Turquie, deux grands voisins, bombardent ainsi épisodiquement le Kurdistan d'Irak pour y affaiblir des mouvements d'opposition kurdes armés --iraniens ou turcs.

Mercredi, des tirs de missiles et des frappes de drones menés par Téhéran contre des factions nationalistes kurdes iraniennes ont fait 14 morts et 58 blessés.

Après des décennies de conflits dévastateurs, en l'absence de réformes économiques et de grands projets d'infrastructures dans un pays frappé par une corruption endémique, les autorités peinent à enrayer le chômage qui touche quatre jeunes sur dix.

Et le quotidien des 42 millions d'Irakiens est frappé de plein fouet par les conséquences du changement climatique, sécheresses et pénuries d'eau ne faisant qu'empirer dans ce qui était autrefois la fertile Mésopotamie, berceau de l'agriculture.


Le Liban reçoit les propositions du médiateur américain sur la question maritime avec Israël

Un accord pourrait désamorcer une source potentielle de conflit entre Israël et le Hezbollah (Photo, AFP).
Un accord pourrait désamorcer une source potentielle de conflit entre Israël et le Hezbollah (Photo, AFP).
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  • Les pourparlers entre le Liban et Israël se sont intensifiés ces dernières semaines avec des visites dans les deux pays du médiateur américain Amos Hochstein
  • Les Etats-Unis mènent depuis deux ans une médiation entre le Liban et Israël, pays voisins officiellement en état de guerre

BEYROUTH : Le président libanais Michel Aoun a reçu une lettre du médiateur américain Amos Hochstein concernant des propositions de démarcation d'une frontière maritime avec Israël, a annoncé samedi la présidence sur Twitter.

Un accord pourrait désamorcer une source potentielle de conflit entre Israël et le Hezbollah, groupe libanais lourdement armé et soutenu par l'Iran, qui a mis en garde contre toute exploration et extraction israéliennes dans les eaux contestées.

Le président Aoun a ensuite contacté le président du Parlement, Nabih Berri, et le Premier ministre désigné, Najib Mikati, et les a informés de la proposition du médiateur américain Hochstein et des mesures à prendre afin de parvenir à une réponse libanaise dans les meilleurs délais.

Les pourparlers entre le Liban et Israël se sont intensifiés ces dernières semaines avec des visites dans les deux pays du médiateur américain Amos Hochstein.

Les Etats-Unis mènent depuis deux ans une médiation entre le Liban et Israël, pays voisins officiellement en état de guerre, pour parvenir à un accord visant à délimiter leur frontière maritime et lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures sur le champ offshore controversé de Karish.

"Le président libanais Michel Aoun a reçu l'ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea, qui lui a transmis un message écrit" de M. Hochstein sur "les propositions liées à la démarcation de la frontière maritime sud", a indiqué la présidence sur son compte Twitter.

Le bureau du Premier ministre Najib Mikati a également fait état d'une rencontre entre lui et Mme Shea "qui (lui) a remis une offre écrite de la part du médiateur américain".

Aucun des deux bureaux n'a donné d'information sur le contenu des propositions.

Le Liban et Israël avaient entamé en octobre 2020 des négociations inédites par l'intermédiaire de Washington pour délimiter leur frontière maritime. Mais elles ont été suspendues en mai 2021 à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée.

Israël considère que le gisement de Karish est situé dans sa zone économique exclusive, mais pour le Liban il se trouve dans des eaux contestées.

L'arrivée en juin à Karish d'un navire affrété par une société censée extraire du gaz pour le compte de l'Etat hébreu avait exacerbé les tensions et poussé le Liban à réclamer une reprise des négociations, qui avaient été suspendues à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée.

(Avec AFP)


Les dirigeants iraniens déstabilisés par la montée des protestations

Les deux candidats les plus susceptibles de remplacer Khamenei sont son fils Mojtaba et le président Ebrahim Raisi représenté ci-dessus. (AFP)
Les deux candidats les plus susceptibles de remplacer Khamenei sont son fils Mojtaba et le président Ebrahim Raisi représenté ci-dessus. (AFP)
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  • L'agitation nationale provoquée par la mort de Mahsa Amini a coïncidé avec l'apparition de rumeurs concernant l'état de santé du dirigeant suprême
  • Alarmés par l'ampleur de l'indignation populaire, certains religieux et politiciens de haut rang ont appelé au calme

DJEDDAH: Les dirigeants religieux iraniens semblent avoir du mal à trouver un moyen d'écraser les manifestations antigouvernementales de masse, alors que les tactiques de sécurité sont remises en question et que des manœuvres de haut niveau sont menées pour désigner le successeur de l'ayatollah Ali Khamenei, indiquent les analystes.

L'agitation nationale provoquée par la mort de Mahsa Amini, 22 ans, arrêtée par la police iranienne des mœurs, a coïncidé avec l'apparition de rumeurs concernant l'état de santé du dirigeant suprême, âgé de 83 ans –  une nouvelle qui menace l'establishment religieux iranien.

Bien que l'Assemblée des experts composée de 86 membres soit, en théorie, chargée de choisir le prochain dirigeant, les luttes d'influence ont déjà commencé, ce qui empêche les religieux au pouvoir de s'unir autour d'une série de tactiques de sécurité. 

« Cette course a semé la zizanie au sein de la direction. L'aggravation des désaccords est bien la dernière chose dont nous ayons besoin dans un pays en pleine tourmente », affirme un responsable du parti de la ligne dure. « La question principale à l'heure actuelle est la survie de la République islamique ».