L'église Abou Sefein ravagée par le feu va faire l’objet de réparations

Des policiers et des ouvriers se trouvant sous des échafaudages sur le site de l'église Abou Sefein au Caire, le 15 août 2022. (AP)
Des policiers et des ouvriers se trouvant sous des échafaudages sur le site de l'église Abou Sefein au Caire, le 15 août 2022. (AP)
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Publié le Lundi 15 août 2022

L'église Abou Sefein ravagée par le feu va faire l’objet de réparations

  • L'Autorité du génie des forces armées égyptiennes sera en charge du projet
  • Les familles des victimes recevront un soutien financier de la part d’Al-Azhar et du gouvernement égyptien

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a chargé l'Autorité du génie des forces armées de restaurer l'église Abou Sefein, ravagée dimanche par un incendie qui a causé la mort de 41 personnes et en a blessé 16 autres.

Hicham El-Swefy, chef de l'Autorité, a téléphoné au pape Tawadros II pour l'informer du projet.

Le grand imam d'Al-Azhar, le Dr Ahmed al-Tayeb, est venu en aide aux familles des victimes, et coordonne avec diverses ONG les paiements en espèces qui leur sont versés.

Al-Tayeb a envoyé un message de soutien au pape Tawadros II.

«Al-Azhar et ses cheikhs se tiennent tous aux côtés de leurs frères dans cet accident tragique et présentent leurs sincères condoléances aux familles des victimes», a-t-il déclaré. Al-Sissi avait auparavant reçu des messages de condoléances des présidents tunisien et libanais à la suite de la tragédie.

Le procureur général Hamada el-Sawy a confirmé que le parquet avait terminé son enquête sur cet incident, et conclu que les victimes étaient mortes par inhalation de fumée. Il a précisé que 41 personnes étaient mortes et que 16 autres, dont quatre policiers, avaient été blessées.

Il a indiqué que l'Autorité avait terminé les interrogatoires des blessés.

Le ministère égyptien de l'Intérieur a confirmé qu'un défaut électrique avait provoqué l'incendie, qui s’est déclaré dans le système de climatisation au deuxième étage du bâtiment de l'église, qui comprend plusieurs salles de classe.

Le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouli a demandé au ministre de la Solidarité sociale de verser une indemnité de 100 000 livres égyptiennes (environ 5 140 euros) à chaque famille de victime, et un maximum de 20 000 livres égyptiennes (environ 1 030 euros) à chaque personne blessée.

Dans un précèdent communiqué, l'Église copte orthodoxe avait indiqué que l'incendie s'était déclaré lors de la Divine Liturgie dans le bâtiment au nord de Gizeh, et que plusieurs fidèles avaient été transférés dans les hôpitaux d'Imbabah et d'Agouza.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.