Session de rattrapage à l'ONU pour tenter de protéger la haute mer

Le siège des Nations Unies à New York (Photo, AFP).
Le siège des Nations Unies à New York (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 16 août 2022

Session de rattrapage à l'ONU pour tenter de protéger la haute mer

  • «Ce traité est majeur parce qu'il va donner une boussole, des principes et des règles à l'ensemble de la communauté internationale»
  • La haute mer commence où s'arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats

NATIONS UNIES: Après quatre sessions infructueuses, les États membres de l'ONU ont repris lundi leurs négociations pour enfin accoucher d'un traité destiné à protéger la haute mer, trésor fragile et vital qui couvre près de la moitié de la planète.

Après deux années d'interruption à cause de la Covid-19, le 4e rendez-vous de mars devait être le dernier, mais malgré des progrès, les négociateurs avaient manqué de temps. D'où cette nouvelle séance jusqu'au 26 août au siège des Nations unies à New York.

"Pendant ces deux semaines, essayons de parvenir à un accord juste, équilibré, qui puisse être mis en œuvre et qui permette une participation universelle", a commenté à l'ouverture des débats la présidente de la conférence Rena Lee, appelant à "un maximum de flexibilité pour parvenir à un consensus et à la ligne d'arrivée".

Mais cette session sera-t-elle vraiment la dernière ? Difficile à prédire, selon les observateurs.

"L'humeur des négociateurs est un optimisme prudent", indique à l'AFP une source au sein de la Coalition pour une haute ambition de cet accord, qui rassemble une cinquantaine de pays emmenés par l'Union européenne (UE).

La haute mer commence où s'arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats, à maximum 200 milles nautiques (370 km) des côtes, et elle n'est donc sous la juridiction d'aucun État.

Même si elle représente plus de 60% des océans et près de la moitié de la planète, elle a longtemps été ignorée, au profit des zones côtières et de quelques espèces emblématiques, et environ 1% seulement de cet espace est protégé.

Pourtant, la science a prouvé l'importance de protéger tout entier les écosystèmes océaniques qui fabriquent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement climatique en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines.

Mais ces services qu'ils rendent à l'humanité sont en danger, victimes du CO2 (réchauffement, acidification de l'eau...), des pollutions en tout genre et de la surpêche.

Une «boussole»

Il est donc capital de parvenir à enfin finaliser ce traité sur "la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale" et qu'il soit ambitieux, plaident à la fois les ONG et les États de la Coalition pour une haute ambition.

"Ce traité est majeur parce qu'il va donner un cadre, une boussole, des principes et des règles à l'ensemble de la communauté internationale pour gérer cet espace commun", renchérit Julien Rochette, chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI).

Mais le dernier projet de texte sur la table comporte encore de nombreux crochets et diverses options sur plusieurs piliers du traité, comme les conditions de création des aires marines protégées.

La future Conférence des parties (COP, organe rassemblant les États signataires) doit avoir "le pouvoir de créer ces aires marines sans en référer à d'autres organismes", défend James Hanson, de Greenpeace, alors que certaines questions de coopération avec les nombreuses organisations maritimes régionales (notamment celles gérant la pêche) doivent encore être réglées.

Les compétences de la COP entrent aussi en jeu dans les discussions sur l'obligation de procéder à des études d'impact sur l'environnement des activités en haute mer, explique à l'AFP Julien Rochette.

"Est-ce que c'est la COP qui dira oui ou non à cette activité sur la base de l'étude, ou est-ce que c'est l'État qui cherche à développer cette activité ?".

Autre question sensible, la répartition des possibles bénéfices issus de l'exploitation des ressources génétiques de la haute mer, où industries pharmaceutiques, chimiques ou cosmétiques espèrent découvrir des molécules miraculeuses.

Alors que les recherches en mer, très coûteuses, sont l'apanage des plus riches, les pays en développement ne veulent pas passer à côté de retombées potentielles issues de ressources marines qui n'appartiennent à personne.

Face à ces obstacles potentiels, "il va falloir prendre le pouls pour voir si les blocs ont changé", commente Julien Rochette, classant du côté des enthousiastes l'UE, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les pays en développement, et de l'autre la Russie et certains pays "précautionneux" sur la pêche comme l'Islande ou le Japon.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.