IDF/Paris: retour à la normale dans les transports après des orages «très intenses»

Un orage au-dessus de l'étang de Pérols, dans le sud de la France (Photo, AFP).
Un orage au-dessus de l'étang de Pérols, dans le sud de la France (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 17 août 2022

IDF/Paris: retour à la normale dans les transports après des orages «très intenses»

  • Le trafic de la ligne Orlyval, interrompu en raison des fortes pluies, est aussi revenu à la normale autour de 21H00
  • Météo-France a placé huit départements de l'arc méditerranéen en vigilance orange

PARIS: Le trafic dans les transports en commun à Paris et en Ile-de-France était quasiment revenu à la normale mardi en fin de soirée après avoir été temporairement perturbé par des orages qualifiés de "très intenses" par Météo-France, mais qui ont fait peu de dégâts dans la capitale.

Peu après 21H00, un porte-parole de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris a déclaré à l'AFP qu'excepté pour "quelques caves inondées", "aucune intervention significative" n'avait été déclenchée après les orages qui ont touché l'Ile-de-France.

À 19H00, plus de 40 millimètres de pluie étaient tombés en l'espace de 90 minutes, selon les relevés de Météo-France à la station du parc parisien Montsouris, soit approximativement "70% de ce qui tombe normalement en un mois tout cumulé", a souligné un porte-parole à l'AFP.

La normale mensuelle de précipitations 1991-2020 pour cette station est en effet de 58 millimètres et venait d'être dépassée ce mardi après deux épisodes de pluie récents (dimanche et mardi, NDLR), sans battre de record, avait-on précisé.

Météo-France a par ailleurs placé huit départements de l'arc méditerranéen en vigilance orange en raison de risques d'orages potentiellement violents, en particulier s'ils sont stationnaires, pouvant entraîner de forts cumuls de pluie.

Autour de 18H00, plusieurs stations du métro parisien - sur les lignes 10, 12, 6, 9, 4 et 8 notamment - avaient successivement fermé leurs accès à cause des intempéries et notamment de l'eau de pluie qui dévalait certains escaliers donnant accès aux quais.

Peu avant 22H00, les conditions météorologiques ne permettaient toujours pas de desservir les stations Quai de la Rapée et Alma-Marceau, selon le site de la RATP.

Après des perturbations sur la ligne 6 du métro, le trafic a été rétabli sur l'ensemble du trajet, seuls les accès à la station Daumesnil restant fermés.

Entre 20H00 et 22H00, les stations Corentin-Celton, Ledru-Rollin, Maubert-Mutualité et Porte d'Orléans ont progressivement rouvert au public, indique le site de la RATP.

Le trafic de la ligne Orlyval, interrompu en raison des fortes pluies, est aussi revenu à la normale autour de 21H00.

Après de fortes perturbations sur la ligne J entre Paris Saint-Lazare et Ermont–Eaubonne, Gisors et Mantes-la-Jolie via Conflans Sainte-Honorine dans les deux sens, le compte Twitter de cette ligne indiquait peu avant 20H00 que le trafic revenait "progressivement à la normale sur ces axes de circulation".

Sur la ligne H, enfin, la RATP annonçait vers 21H00 sur Twitter la "fin de l'incident", avec un trafic redevenant fluide après des perturbations entre Paris Gare du Nord et Persan Beaumont dans les deux sens via Valmondois.


Ukraine: la France veut «rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie», dit Borne

La Première ministre française Elisabeth Borne prononce un discours lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 3 octobre 2022. (Photo, AFP)
La Première ministre française Elisabeth Borne prononce un discours lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 3 octobre 2022. (Photo, AFP)
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  • «Notre objectif est le même depuis le début: rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie, frapper durement son économie, pour l'empêcher de financer son offensive», a affirmé la cheffe du gouvernement
  • Elle a annoncé lundi à l'Assemblée nationale l'organisation «dans les prochains mois» à Paris d'une conférence économique sur l'Ukraine

PARIS: La France entend "rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie", qui a envahi en février l'Ukraine, a déclaré lundi la Première ministre française Elisabeth Borne en ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine à l'Assemblée nationale française. 

"Notre objectif est le même depuis le début: rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie, frapper durement son économie, pour l'empêcher de financer son offensive", a affirmé la cheffe du gouvernement. 

"C'est la Russie qui a lancé cette guerre. C'est elle qui nous pousse à agir", a-t-elle rappelé. 

"Les sanctions continueront tant que Poutine s’évertuera dans la spirale du conflit et de la confrontation. Abandonner les sanctions, ce serait abandonner l’Ukraine. Ce serait renoncer à nos valeurs. Ce serait nous soumettre à la Russie. La France, le patriotisme, ce n’est pas l’abandon. Ce n’est pas le renoncement. Ce n’est pas la soumission", a ajouté Mme Borne, en s'adressant indirectement aux députés d'extrême droite du Rassemblement national, accusé de proximité avec Moscou et opposé aux sanctions économiques contre la Russie. 

"Et ces sanctions, n'en déplaise à ceux qui masquent leur fascination pour l'impérialisme russe par un prétendu patriotisme : elles fonctionnent", a encore assuré la Première ministre. 

"L'économie russe s'est considérablement rétractée, avec une chute de 6% de son PIB pour cette année. L’inflation russe a explosé. Et la Russie a perdu l’accès à des matériels de haute technologie", a-t-elle énuméré. 

"Avec les prix élevés de l'énergie, Moscou tente pour l’instant de maintenir l’illusion. Mais les faits sont là. La propagande russe ne doit pas nous berner. L’économie russe est à l'asphyxie", a déclaré Mme Borne. 

En matière d'aide humanitaire à l'Ukraine, la cheffe du gouvernement a annoncé "la mise en place, à partir de fin novembre, d’une aide" pour les Français qui "accueillent des déplacés ukrainiens chez eux". 

Le préfet Joseph Zimet, qui pilote Place Beauvau la cellule interministérielle de crise sur l'accueil des Ukrainiens, avait indiqué dans un entretien au Monde que cette aide était à l'étude et devait s'élever "de 150 à 200 euros pendant quelques mois", afin d'"éviter que cet accueil ne s'effondre". 


France: le bras droit de Macron inculpé pour prise illégale d'intérêts

Alexis Kohler, bras droit et fidèle du président, est un homme extrêmement discret, se tenant loin des médias. Ce haut fonctionnaire de 49 ans occupe le poste stratégique de secrétaire général de l'Elysée depuis le début du premier quinquennat. (Photo, AFP)
Alexis Kohler, bras droit et fidèle du président, est un homme extrêmement discret, se tenant loin des médias. Ce haut fonctionnaire de 49 ans occupe le poste stratégique de secrétaire général de l'Elysée depuis le début du premier quinquennat. (Photo, AFP)
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  • Le numéro deux de l'Elysée, inculpé dans cette affaire le 23 septembre, «conteste avec force avoir commis tout délit», a déclaré son avocat dans un communiqué
  • Installé dans un bureau voisin du président, Alexis Kohler gère au quotidien les situations d'urgence, les gros dossiers économiques et sociaux, mais aussi politiques

PARIS: Le bras droit du président français Emmanuel Macron, le secrétaire général de la présidence Alexis Kohler, a été inculpé pour prise illégale d'intérêts dans l'enquête sur ses liens avec l'armateur MSC, a indiqué lundi le procureur. 

Alexis Kohler a également été placé sous le statut de témoin assisté pour trafic d'influence dans cette affaire visant ses liens familiaux et professionnels avec l'armateur italo-suisse, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte, selon le procureur national financier Jean-François Bohnert, confirmant une information de France info. 

Le numéro deux de l'Elysée, inculpé dans cette affaire le 23 septembre, "conteste avec force avoir commis tout délit", a déclaré de son côté son avocat dans un communiqué. 

"Sans que soient pris en considération à ce stade les nombreux éléments objectifs à décharge, Alexis Kohler a été placé sous le statut de mis en examen (ndlr : inculpé) pour prise illégale d’intérêt pour des faits pouvant remonter à plus de dix ans", a expliqué son avocat, Me Dezeuze. 

"La suite de la procédure, à laquelle il a désormais accès" va "lui permettre de démontrer son innocence", a-t-il assuré. 

L'affaire était née après la publication en 2018 de plusieurs articles du site Mediapart. Le parquet national financier avait ouvert une enquête préliminaire, qu'il avait classée sans suite en août 2019, indiquant que l'analyse des éléments recueillis "ne (permettait) pas de caractériser les infractions initialement suspectées". 

Mais l'association anticorruption Anticor a obtenu la relance des investigations en juin 2020 grâce à une plainte avec constitution de partie civile, qui permet la plupart du temps la désignation d'un juge d'instruction. 

MSC est un important client de l'entreprise STX France (aujourd'hui renommée Chantiers de l'Atlantique) qui gère les chantiers navals de Saint-Nazaire (ouest). 

Alexis Kohler, bras droit et fidèle du président, est un homme extrêmement discret, se tenant loin des médias. 

Ce haut fonctionnaire de 49 ans occupe le poste stratégique de secrétaire général de l'Elysée depuis le début du premier quinquennat. 

Installé dans un bureau voisin du président, il gère au quotidien les situations d'urgence, les gros dossiers économiques et sociaux, mais aussi politiques. 


Macron appelle les Français à participer au CNR «contre tous les blocages»

Une photo d'un écran de télévision montre le président français Emmanuel Macron s'exprimant dans une vidéo sur le Conseil national de la refondation (CRN), à Paris, le 3 octobre 2022. (AFP).
Une photo d'un écran de télévision montre le président français Emmanuel Macron s'exprimant dans une vidéo sur le Conseil national de la refondation (CRN), à Paris, le 3 octobre 2022. (AFP).
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  • Le président appelle donc les Français à se connecter à la plateforme conseil-refondation.fr, lancée lundi, pour «apporter leurs idées» sur «l'écologie, l'école, la santé, la démographie, le travail», thèmes principaux du CNR
  • Promettant «une nouvelle méthode» de gouverner, Emmanuel Macron avait lancé le CNR le 8 septembre à Marcoussis (Essonne)

PARIS : Emmanuel Macron a appelé, dans une vidéo postée lundi, les Français à "participer" aux débats du Conseil national de la refondation pour "transformer" la France "envers et contre tous les blocages".

"Nous pouvons changer les vies si nous décidons de le faire", déclare le chef de l'État dans cette vidéo d'un quart d'heure durant laquelle il donne le mode d'emploi du CNR, véritablement lancé lundi sur les deux thèmes de la santé et de l'éducation, qu'il présente comme prioritaires.

"Je serai à vos côtés pour le faire, envers et contre tous les blocages", ajoute Emmanuel Macron, portant un col roulé sous sa veste comme l'a fait récemment le ministre de l'Économie Bruno Le Maire pour "faire preuve de sobriété".

"Je compte sur vous avec beaucoup d'enthousiasme, de conviction, de force" afin de "trouver de manière intelligente, tous ensemble, les bonnes solutions, loin des postures, des conservatismes, loin des débats qui sont parfois caricaturaux", mais en apprenant "d'idées, d'initiatives et de changements" parfois "très locaux".

Le président appelle donc les Français à se connecter à la plateforme conseil-refondation.fr, lancée lundi, pour "apporter leurs idées" sur "l'écologie, l'école, la santé, la démographie, le travail", thèmes principaux du CNR.

Promettant "une nouvelle méthode" de gouverner, Emmanuel Macron avait lancé le CNR le 8 septembre à Marcoussis (Essonne) en présence de représentants des collectivités, de syndicats et d'associations, mais sans responsables de l'opposition, qui avaient dénoncé une "opération de com'".

Son objectif est basé sur "plus de consensus, un cadre de pensée et d'action commun et des solutions concrètes pour chacune et chacun d'entre vous", explique-t-il dans la vidéo.

Il indique avoir senti, lors de ses déplacements, "une volonté (des Français) d'être associés, mais pas simplement au moment des élections", pour "participer à la prise de décision" afin que le citoyen ne soit "pas quelqu'un à qui on va imposer des décisions".

Sur l'éducation, Emmanuel Macron donne en exemple l'opération lancée en septembre 2021 pour donner plus d'initiatives aux établissements scolaires de Marseille. "Dès le début de l'année prochaine, il y aura des réponses concrètes et des choses qui changeront", promet-il.

Le ministère de l'Éducation devait débuter lundi une formation pour des représentants des académies, puis le ministre Pap Ndiaye devait visiter des écoles en Eure-et-Loir et en Martinique, selon l'Élysée.

Sur la santé, l'autre chantier majeur, le débat devait être lancé dans la Sarthe par le ministre François Braun et la ministre déléguée Agnès Firmin Le Bodo.

Citant la question des déserts médicaux, Emmanuel Macron affirme qu'"il n'y a pas une réponse au niveau national" mais "des milliers, autant que de bassins de vie".

Sa vidéo a été critiquée par Jean-Luc Mélenchon (LFI), pour lequel "Macron bavarde" avec "un jargon hors-sol et abscons".