Dans le Sud-Est, nouveaux orages violents attendus après une nuit sans dégâts majeurs

 Une photographie montre un orage au-dessus de l'étang de Pérols, dans le sud de la France, le 16 août 2022. Huit départements français sont placés en vigilance orange sur l'arc méditerranéen le 16 août 2022. (AFP).
Une photographie montre un orage au-dessus de l'étang de Pérols, dans le sud de la France, le 16 août 2022. Huit départements français sont placés en vigilance orange sur l'arc méditerranéen le 16 août 2022. (AFP).
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Publié le Mercredi 17 août 2022

Dans le Sud-Est, nouveaux orages violents attendus après une nuit sans dégâts majeurs

  • Trois départements normands, la Manche, le Calvados et la Seine-Maritime, ont également été placés en vigilance orange pour des «pluies orageuses»
  • Dans le Sud-Est, après une accalmie passagère dans la matinée, «de nouveaux orages se reforment sur les reliefs de l'Hérault et du Gard et en début d'après-midi et des lignes orageuses se reforment en mer»

MARSEILLE : Frappés dans la nuit par de forts orages et des pluies parfois diluviennes, cinq départements de l'arc méditerranéen restaient en vigilance orange mercredi face à "un risque de phénomènes violents" désormais étendu à trois départements normands, même si les dégâts matériels restent minimes.

L'Hérault, le Gard, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône ainsi que le Var, placés par Météo-France en vigilance orange depuis mardi, ont vu celle-ci reconduite pour la journée de mercredi avec de nouveaux orages attendus dans l'après-midi, qui pourraient être localement violents et générer de forts cumuls de précipitations.

Trois départements normands, la Manche, le Calvados et la Seine-Maritime, ont également été placés en vigilance orange à partir de 14h00 et jusqu'à 19h00 pour des "pluies orageuses" qui "pourront donner localement jusque 40 à 60 mm en très peu de temps", selon le dernier bulletin de Météo-France.

Dans le Sud-Est, après une accalmie passagère dans la matinée, "de nouveaux orages se reforment sur les reliefs de l'Hérault et du Gard et en début d'après-midi, des lignes orageuses se reforment en mer et touchent à nouveau les Bouches-du-Rhône et le Var", précise l'institut météorologique, qui évoque des "orages d'été" sans qualifier l'épisode de "méditerranéen".

Ces orages pourraient être "localement violents avec des intensités pluvieuses fortes" pouvant atteindre "80 mm en peu de temps, avec de la grêle et de fortes rafales de vent de l'ordre de 80 à 100 km/h".

Des cumuls de précipitations de 100 à 150 mm pourront même être atteints localement, anticipe Météo-France, qui estime que le département des Bouches-du-Rhône sera le plus exposé, "avec des orages qui peuvent être durables et peu mobiles".

La levée de la vigilance orange est prévue à 20h00 pour le Gard et l'Hérault et 22h00 pour les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le Var.

Dégâts minimes

Dans la nuit de mardi à mercredi, des orages, parfois accompagnés de fortes pluies, ont déjà balayé le Sud-Est d'ouest en est, de l'Aude au Var, mais aucun dégât notable n'a été enregistré, selon les services de secours interrogés par l'AFP. La vigilance orange avait été levée dans la nuit pour l'Aude, le Tarn et l'Aveyron.

"A ce stade, pas de dégâts, des petites interventions sur tous les départements placés en vigilance orange, rien de grave, la prévention a fait son travail et nous n'avons rien à signaler", a rassuré sur RMC Grégory Allione, le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

Dans l'Hérault, Météo-France a relevé "jusqu'à 75 mm de précipitations à Montarnaud et 97 mm à Puechabon, dont 86 mm en une heure".

A Hyères, dans le Var, les fortes précipitations sur la ville ont été accompagnées de grêlons de la taille de billes et une rafale de vent a été enregistrée à 116 km/h.

Au tribunal judiciaire de Marseille, de nombreux bureaux ont été inondés en raison d'une fissure dans une canalisation des eaux pluviales, a signalé le parquet sur Twitter. "Mais tout baigne à présent", a-t-il rassuré ensuite.

De même, deux tunnels permettant de traverser la deuxième ville de France, ceux de la Major et du Vieux-Port, ont été fermés, envahis par la pluie durant la nuit. En fin de matinée, le tunnel de la Major était toujours inaccessible aux automobilistes.

L'ensemble des plages du littoral marseillais étaient quant à elles fermées à la baignade, en raison des risques de pollution.

Mardi soir, l'Ile-de-France avait également été touchée par des orages "très intenses", selon Météo-France, qui ont temporairement perturbé les transports en commun.


Covid: la vague de rentrée se poursuit, les hospitalisations augmentent

Cette photo d'archive prise le 10 juillet 2022 montre des touristes se faisant tester avec un test antigénique pour le Covid-19 près de l'Arc de Triomphe à Paris. ALAIN JOCARD / AFP
Cette photo d'archive prise le 10 juillet 2022 montre des touristes se faisant tester avec un test antigénique pour le Covid-19 près de l'Arc de Triomphe à Paris. ALAIN JOCARD / AFP
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  • Les autorités sanitaires n'excluent pas, par ailleurs, un retour à l'obligation de porter le masque dans les lieux clos, une possibilité ouvertement évoquée cette semaine par le Covars, l'organisme qui a succédé au Conseil scientifique
  • La semaine dernière, la circulation du virus a progressé «fortement sur l'ensemble du territoire métropolitain, en particulier chez les plus âgés», a résumé l'agence Santé publique France dans un bilan donné jeudi soir

PARIS: La vague de rentrée de Covid-19, commencée début septembre en France, poursuit sa hausse en matière de contaminations comme d'hospitalisations, selon le bilan hebdomadaire des autorités sanitaires.

La semaine dernière, la circulation du virus a progressé "fortement sur l'ensemble du territoire métropolitain, en particulier chez les plus âgés", a résumé l'agence Santé publique France dans un bilan donné jeudi soir.

Sur cette période-là (la semaine démarrant le 26 septembre), "l'augmentation se poursuivait également au niveau des indicateurs hospitaliers", avec une nette hausse des admissions à l'hôpital avec un diagnostic Covid, y compris en soins intensifs.

Les données les plus récentes datent de jeudi où 65.537 nouveaux cas ont été comptabilisés, contre 51.366 une semaine auparavant. Le nombre total de patients hospitalisés, à plus de 16.000, a retrouvé son niveau de la mi-août.

Après avoir connu plusieurs vagues depuis le début d'année, l'épidémie de Covid-19 était tombée à un niveau particulièrement bas fin août. Mais les contaminations ont ensuite rebondi, dans un contexte notamment marqué par la rentrée scolaire.

Ce contexte a conduit le gouvernement à avancer à début octobre le début de la campagne de vaccination anti-Covid, destinée aux plus fragiles et initialement prévue pour accompagner celle contre la grippe à partir du milieu du mois.

Les autorités sanitaires n'excluent pas, par ailleurs, un retour à l'obligation de porter le masque dans les lieux clos, une possibilité ouvertement évoquée cette semaine par le Covars, l'organisme qui a succédé au Conseil scientifique.

Le ministère de la Santé "ne s'interdit pas" une telle mesure, avait déclaré mardi le ministre François Braun sur RTL, assurant néanmoins pour l'heure "faire confiance aux Français" pour prendre par eux-mêmes des mesures de protection.


Véran dénonce un «appel à la violence sociale» de Mélenchon

Pour Mélenchon le 16 octobre sera «une mise en cause globale de la politique macroniste». (AFP)
Pour Mélenchon le 16 octobre sera «une mise en cause globale de la politique macroniste». (AFP)
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  • «Les appels masqués ou directs ou indirects à une forme de violence sociale, c'est irresponsable, encore plus de la part d'un responsable politique», a insisté le ministre
  • «Le 5 et le 6 octobre 1789 les femmes marchent sur Versailles contre la vie chère. Elles ramènent le roi la reine et le dauphin de force à Paris sous contrôle populaire. Faites mieux le 16 octobre», avait écrit Mélenchon

PARIS: Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a accusé vendredi Jean-Luc Mélenchon de "dépasser les bornes" avec son "appel à la violence sociale" dans un tweet évoquant la Révolution française et consacré à la "marche" du 16 octobre.

"C'est un appel à la violence sociale", a répété plusieurs fois sur BFMTV et RMC le ministre, avant d'ajouter l'adjectif "déguisé" car, selon lui, l'ancien candidat à la présidentielle "pourra toujours dire: c'est pas ce que je voulais dire".

"Ce n'est pas la première fois qu'il dépasse les bornes, il est tout le temps dans l'outrance", a-t-il estimé en saluant une "désolidarisation" de la part "de partis plus traditionnels au sein de la Nupes", notamment celle du patron du PS Olivier Faure.

"Le droit de manifester est constitutionnel, on le respecte, on l'accompagne, mais les appels masqués ou directs ou indirects à une forme de violence sociale, c'est irresponsable, encore plus de la part d'un responsable politique", a insisté le ministre.


Colère à Paris après les accusations d’«espionnage» de l’Iran

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  • La responsable du syndicat des enseignants français Cécile Kohler et son compagnon, Jacques Paris, ont été arrêtés en mai pour avoir entretenu «l'insécurité» en Iran
  • La France a condamné les arrestations et les aveux forcés, dans lesquels Mme Kohler a déclaré sur vidéo qu'elle était envoyée par la France pour déclencher une révolution

DJEDDAH: La France a accusé jeudi le régime iranien d'avoir pris en otage deux de ses citoyens après que Téhéran a diffusé une vidéo montrant le couple en train d’avouer sous la contrainte être des espions.

Cécile Kohler, responsable du syndicat des enseignants français, et son compagnon, Jacques Paris, ont été arrêtés en mai, accusés d’entretenir l’«insécurité » en Iran. La France a condamné ces arrestations et a exigé leur libération immédiate.

Dans la séquence télévisée de jeudi, Cécile Kohler a «avoué» être un agent du service de renseignement extérieur français, en Iran, pour «préparer le terrain pour la révolution et le renversement du régime de l'Iran islamique». Paris a déclaré: «Notre objectif au service de sécurité français est de faire pression sur le gouvernement de l'Iran.»

La vidéo a suscité la colère en France. «La mise en scène de leurs prétendus aveux est scandaleuse, consternante, inacceptable et contraire au droit international», a indiqué Anne-Claire Legendre, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

«Cette mascarade révèle le mépris de la dignité humaine qui caractérise les autorités iraniennes. Ces prétendus aveux extorqués sous la contrainte n'ont aucun fondement, pas plus que les raisons invoquées pour leur arrestation arbitraire.»

L'apparition du couple français à la télévision coïncide avec des semaines de manifestations antigouvernementales en Iran à la suite de la mort, le mois dernier, de Mahsa Amini, 22 ans, détenue par la police des mœurs. Elle intervient également au lendemain d'un débat au Sénat français au cours duquel tous les partis politiques ont condamné la répression des manifestations par l'Iran.

Les groupes de défense des droits affirment que les médias d'État iraniens ont diffusé plus de trois cent cinquante confessions forcées entre 2010 et 2020. Quatre citoyens français sont emprisonnés en Iran et la France évalue la possibilité qu’un autre citoyen français ait pu être arrêté pendant les manifestations actuelles.

Dans un Tweet du 5 octobre, le groupe Human Rights Activists in Iran et dix-neuf autres organisations de défense des droits de l'homme ont demandé au président américain, Joe Biden, dans une lettre ouverte, «de traiter le sujet de la violente répression du régime iranien contre ceux qui manifestent pour Mahsa Amini et la crise actuelle des droits de l'homme en Iran».

«Le peuple iranien a besoin du soutien des États-Unis et de l'ensemble de la communauté internationale pour obtenir ses droits et libertés», indique la lettre.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com