Retour sur l'attaque au couteau contre Salman Rushdie

L'auteur britannique Salman Rushdie (Photo, AFP).
L'auteur britannique Salman Rushdie (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 18 août 2022

Retour sur l'attaque au couteau contre Salman Rushdie

  • Le journal iranien Kayhan a félicité Hadi Matar pour son acte odieux
  • De nombreuses personnalités, iraniennes et arabes, ont également exprimé leur joie

Peu importe que le romancier Salman Rushdie ait été poignardé ou non conformément à la vieille fatwa de Khomeini. Le journal iranien Kayhan a félicité Hadi Matar pour son acte odieux, lui conférant la légitimité khomeiniste dérivée de cette fatwa. Même le "diplomate" iranien Le journal iranien Kayhan a félicité Hadi Matar pour son acte odieux, a tweeté dans le même sens.

De nombreuses personnalités, iraniennes et arabes, ont également exprimé leur joie après à l'attaque au couteau et ont insisté sur le fait que si Matar ne l'avait pas fait, ils auraient été prêts à faire ce qu'il a fait. L'une des idées absurdes répétées dans leurs exaltations était de considérer que l'attaque avait vengé le commandant de la "Force Al-Qods" Qassem Soleimani, accordant à l'attaque une signification politique et "stratégique" qui se rajoute aux justifications disponibles pour ceux qui en cherchent.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Palmarès du 15e Festival international du film de femmes de Salé

Le FIFFS a attribué le grand Prix du film documentaire à «Among Us Women» (Photo, Le Matin).
Le FIFFS a attribué le grand Prix du film documentaire à «Among Us Women» (Photo, Le Matin).
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  • Il s’agit d’une histoire de communication entre femmes de différentes générations
  • Le film traite les tabous sur les obligations de maternité imposées à certaines femmes, et le refus d'être mère

La comédie féministe «Ninjababy» de la réalisatrice norvégienne Yngvild Sve Flikke a remporté le grand Prix du 15e Festival international du film de femmes de Salé (FIFFS) organisé du 26 septembre au 1er octobre. Ce long métrage, distingué dans plusieurs événements internationaux, met en question l'instinct maternel en utilisant l'incrustation animée. Le film met en scène Ninjababy, personnage animé sorti du carnet à dessins de Rakel (23 ans) qui découvre qu’elle est enceinte de six mois après une aventure pas très romantique d’une nuit.

L’avortement n’étant plus une option, l’adoption est la seule solution. C’est alors que débarque Ninjababy, ce fœtus non désiré au bandeau noir troué sur les yeux, qui s’obstine à faire de la vie quotidienne de Rakel un véritable enfer. Le film traite les tabous sur les obligations de maternité imposées à certaines femmes, et le refus d'être mère. D’une manière rafraichissante, il pousse à réfléchir sur le sujet et surtout à en discuter. Le trophée de la première œuvre a été décerné à la réalisatrice slovéno-australienne Sara Kern pour son film «Moja Vesna». Ce long métrage raconte l’histoire d’une famille d’immigrés selon la perspective d’une fillette de dix ans. Après la mort soudaine de sa mère, Moja devient de façon inattendue l’adulte de sa famille fragmentée, essayant de réunir Vesna, sa sœur aînée troublée, et son père distant. Pour sa part, le film «El Agua» de Elena López Riera a reçu le Prix spécial du jury.

Il s’agit d’une histoire de communication entre femmes de différentes générations. C’est l’été dans un petit village du sud-est espagnol. Une tempête menace de faire déborder à nouveau la rivière qui le traverse. Une ancienne croyance populaire assure que certaines femmes sont prédestinées à disparaître à chaque nouvelle inondation…

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Les réseaux sociaux, amis ou ennemis ?

Les langues se délient et les révélations se succèdent pour dénoncer des comportements complètement déviants (Photo, AFP).
Les langues se délient et les révélations se succèdent pour dénoncer des comportements complètement déviants (Photo, AFP).
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  • Les nouvelles technologies de communication, font que les actes de corruption sont aujourd’hui de plus en plus dénoncés
  • Nous savons que certains secteurs et certains métiers provoquent les tentations et attirent les personnes malhonnêtes

Le recours à des méthodes controversées et illicites compromet de plus en plus la crédibilité de certains corps professionnels. Une crédibilité menacée aujourd’hui par des hommes et des femmes qui bafouent l’honneur du métier. La question de la corruption, avec tout ce qu’elle comporte pour autant d’appréhension, de jugement et d’interprétation, ne plaide pas en faveur d’une réputation sans tache pour différentes parties prenantes. 

Définie comme le fait de solliciter, d’offrir, de donner ou d’accepter une commission illicite en échange d’une action qui affecte le comportement ou l’exercice normal de la fonction du bénéficiaire, il est cependant difficile de dire si la corruption est plus ou moins présente que par le passé. Les nouvelles technologies de communication, telles que les réseaux sociaux, font que les actes de corruption sont aujourd’hui de plus en plus dénoncés dans un monde où l’argent est devenu pratiquement maître absolu. Les langues se délient et les révélations se succèdent pour dénoncer des comportements complètement déviants…

Nous savons que certains secteurs et certains métiers provoquent les tentations et attirent les personnes malhonnêtes. Tout, ou presque, est sujet à des pratiques douteuses. Il faut dire que tant qu’il y a de l’argent sur et sous la table, la corruption tourne à plein régime. 

Encore un acte de malversation et de perversion qui ternit, de toute évidence, l’image du pays. Mais dans un contexte pas toujours linéaire et dans une ambiance orientée souvent vers la diabolisation, seuls les actes peuvent-ils définir les responsabilités ?

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Le Liban et l'immense insuffisance de la culture politique démocratique arabe

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, assiste à une session parlementaire pour élire un nouveau président à Beyrouth le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, assiste à une session parlementaire pour élire un nouveau président à Beyrouth le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
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  • Aujourd'hui, le Liban vit une Nakba
  • La chose n'est pas sans paradoxe

Imaginez si les intellectuels arabes, à l'époque nationaliste des années 50 et 60, s'étaient comportés comme si la Nakba palestinienne ne les concernait pas. Un tel comportement aurait été considéré comme une grave lacune dans leurs qualités nationalistes, voire comme une collusion avec l'ennemi du nationalisme. Rien de tel ne s'est produit, et les intellectuels nationalistes arabes ont été dépassés par un excès de zèle nationaliste, avec tout l'enthousiasme qui l'a emporté sur ses réalisations.

Aujourd'hui, le Liban vit une Nakba. C'est aussi une calamité arabe, et elle a des implications pour la liberté et de nombreuses caractéristiques du progrès. Cependant, l'impact de cette calamité sur la culture politique arabe, y compris son segment démocratique, est à peine visible. Cela se produit à un moment qui avait été inauguré par les révolutions arabes avec leurs revendications de liberté.

La chose n'est pas sans paradoxe.

Certes, beaucoup ont exprimé leur sincère regret, secouant la tête en signe de désapprobation ou manifestant de la tristesse pour Beyrouth. Cependant, il a rarement semblé avoir été profondément perçu comme une calamité pour la liberté, et l'ampleur ou l'importance de cette calamité a rarement été notée.

Bien sûr, le Liban ne souffre pas de la perte de territoire ou de l'occupation étrangère directe.

Cependant, ce qui est fait face est plus dangereux…

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