Le grand feu du centre du Portugal maîtrisé, deux incendies en Espagne freinés

Le système européen d'information sur les incendies de forêt indique que 275 000 hectares ont brûlé dans des incendies en Espagne (Photo, AP).
Le système européen d'information sur les incendies de forêt indique que 275 000 hectares ont brûlé dans des incendies en Espagne (Photo, AP).
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Publié le Vendredi 19 août 2022

Le grand feu du centre du Portugal maîtrisé, deux incendies en Espagne freinés

  • Près d'un millier de pompiers restaient toujours mobilisés jeudi matin sur le terrain
  • Les brasiers de Bejis et du Vall d'Ebo ont ravagé près de 25 000 hectares

LISBONNE: Le Portugal connaissait jeudi matin une accalmie sur le front des incendies après avoir déclaré "maîtrisé" le grand feu de forêt du parc naturel de la Serra da Estrela dans le centre du pays, tandis que la pluie a affaibli deux importants incendies de la région espagnole de Valence.

"Le feu est maîtrisé, mais il n'est pas éteint. Il y a tout un travail de consolidation qui va se poursuivre dans les prochains jours", a déclaré mercredi soir à la radio TSF le commandant de la protection civile portugaise Miguel Oliveira.

"Il est toujours possible et très probable qu'il y ait de nouvelles réactivations, mais on espère qu'elles ne prennent pas des proportions préoccupantes", a-t-il précisé.

Près d'un millier de pompiers restaient toujours mobilisés jeudi matin sur le terrain, selon les informations de l'Autorité nationale de la protection civile.

Après avoir été maîtrisé une première fois la semaine dernière, le feu s'était à nouveau embrasé lundi, attisé par des vents violents.

Ce brasier, qui s'était déclaré le 6 août dernier au cœur de ce parc naturel reconnu par l'Unesco, est le plus important de cet été au Portugal.

Il a fait partir en fumée quelque 25.000 hectares de forêt de cette chaîne de montagnes culminant à environ 2.000 mètres, selon des estimations encore provisoires.

Le Portugal, qui connaît cette année une sécheresse exceptionnelle, s'attend à une nouvelle vague de chaleur à partir de samedi. L'Institut portugais de la mer et de l'atmosphère (IPMA) prévoit une hausse progressive des températures jusqu'en septembre qui devrait être "plus chaud et plus sec" que la normale.

Depuis le début de l'année, quelque 92.000 hectares y sont partis en fumée, soit la superficie la plus étendue depuis les incendies meurtriers de 2017 qui avaient fait une centaine de victimes, selon le dernier bilan de l'Institut pour la conservation de la nature et des forêts.

En Espagne, l'arrivée de la pluie et, avec elle, la baisse des températures, ont considérablement freiné deux importants incendies qui ont frappé la région de Valence (sud-est), se sont réjouies les autorités et les secours jeudi.

"Enfin, une bonne nouvelle : la pluie et la baisse des températures ont permis de contenir l'incendie dans le Vall d'Ebo", a ainsi tweeté dans la soirée de mercredi le président de la région de Valence, Ximo Puig.

"Cette nuit, l'incendie de Bejis a évolué positivement avec la baisse des températures et les précipitations (...), nous avons peu de flammes visibles", a-t-il encore commenté jeudi matin sur la radio Cadena Ser, espérant que jeudi "soit la journée décisive pour en finir avec ces incendies".

Les services de secours de la région, le 112, ont également confirmé que les averses qui ont vu tomber "entre 14 et 20 mm de pluie ont réduit les flammes jusqu'à les faire quasiment disparaître sur tout le périmètre".

À eux deux, les brasiers de Bejis et du Vall d'Ebo ont ravagé près de 25.000 hectares, et ont forcé l'évacuation de quelque 3.000 personnes.

Selon les scientifiques, le réchauffement du climat augmente la probabilité des canicules ainsi que des sécheresses et, par ricochet, des incendies.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.