Les marques de beauté saoudiennes prônent la durabilité et le respect des animaux

Mama’s Alchemy propose des options végétaliennes dans la catégorie des soins corporels en Arabie saoudite et dans la région (Photo fournie).
Mama’s Alchemy propose des options végétaliennes dans la catégorie des soins corporels en Arabie saoudite et dans la région (Photo fournie).
Les produits durables de MZN Bodycare sont disponibles dans les principales chaînes de pharmacies, chez les détaillants haut de gamme et dans les spas d’Arabie saoudite (Photo fournie).
Les produits durables de MZN Bodycare sont disponibles dans les principales chaînes de pharmacies, chez les détaillants haut de gamme et dans les spas d’Arabie saoudite (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 19 août 2022

Les marques de beauté saoudiennes prônent la durabilité et le respect des animaux

  • Muzon Ashgar, fondatrice et directrice de la marque saoudienne MZN Bodycare, a élaboré ses propres recettes de produits cosmétiques naturels et les a conditionnés elle-même
  • «Nous voulions proposer des options végétaliennes dans la catégorie des soins corporels en Arabie saoudite et dans la région, car il y a très peu de marques qui servent cette cause»

RIYAD: Muzon Ashgar, fondatrice et directrice de la marque saoudienne MZN Bodycare, s’est toujours intéressée aux produits cosmétiques naturels, qu’elle se procure aux États-Unis.

Mais après avoir organisé une «spa party» pour ses amies il y a quelques années, elle s’est rendu compte qu’il n’était pas nécessaire de chercher à l’étranger pour respecter les règles éthiques.

Mme Ashgar a élaboré ses propres recettes de produits cosmétiques naturels et les a conditionnés elle-même. Elle a commencé à offrir ses produits en cadeau dans son spa à domicile, puis à les vendre sur les marchés et lors d’événements locaux, avant de créer sa propre entreprise.

Aujourd’hui, ses produits durables et sans cruauté sont disponibles dans les principales chaînes de pharmacies, chez les détaillants haut de gamme et dans les spas d’Arabie saoudite.

«Nous sommes impressionnés par le fait que la plupart de nos clients se soucient réellement que MZN soit une marque durable. Notre communauté est remarquablement consciente des avantages de l’achat de marques locales durables», déclare Mme Ashgar à Arab News.

Toutefois, cette prise de conscience n’est pas toujours évidente et est inexistante dans certaines communautés.

Un rapport réalisé par le cabinet de conseil Mordor Intelligence révèle que les principaux acteurs du secteur saoudien de la beauté sont des entreprises qui ne pratiquent pas la cruauté, notamment Beiersdorf AG (société mère de marques telles que Nivea et Labello) et Estée Lauder.

Lorsqu’une marque n’est pas sans cruauté, l’entreprise procède elle-même à des tests individuels sur des animaux, par l’intermédiaire de son fournisseur ou d’un tiers.

Procter & Gamble, qui possède des marques telles que Herbal Essences, Pantene, Olay et SK-II, occupe la première place sur cet immense marché mondial. Le géant de la consommation a récemment annoncé son engagement en faveur de l’initiative #BeCrueltyFree au sein de ses 19 entreprises, témoignant ainsi de la volonté de l’industrie de devenir plus durable.

Avon, une marque totalement sans cruauté, arrive en troisième position. Estée Lauder ne l’est pas, mais certaines des marques de son portefeuille, dont Smashbox et Too Faced, toutes deux populaires auprès des consommateurs saoudiens, sont certifiées sans cruauté par l’association américaine de défense des droits des animaux, PETA.

La question se complique dans la mesure où certaines marques ne peuvent pas développer pleinement une approche sans cruauté parce qu’elles vendent des produits dans des pays où la loi impose l’expérimentation animale, comme la Chine. Le retrait de leur approvisionnement de ces pays entraînerait une énorme perte des revenus.

Cependant, l’Arabie saoudite ne préconise pas l’expérimentation animale pour les produits de soin et de beauté. Cela crée un marché facile pour les cosmétiques durables et végétaliens locaux, qui peuvent ainsi répondre à la demande pour ces produits.

L’écologiste saoudienne Zahra Alqatari affirme à Arab News que la question de la durabilité n’était que peu connue dans le Royaume.

«Cela entraîne une faible demande de produits de beauté durables et sans cruauté. En conséquence, l’industrie de la beauté continue de créer des produits qui nous nuisent, ainsi qu’aux animaux et à l’environnement.»

Toutefois, cette situation est en train de changer, car des marques locales, telles que MZN Bodycare, proposent des produits naturels, végétaliens et sans cruauté aux consommateurs de tous les jours.

La marque, créée en 2015, estime que l’utilisation de plantes locales permet de créer des produits respectueux de l’environnement.

«Notre région regorge de plantations aux bienfaits étonnants, comme le moringa, les huiles d’olive, les huiles essentielles de rose et de lavande, ainsi que la poudre et les huiles de graines de dattes. Nous avons découvert, grâce à des recherches publiées, que ces huiles sont très riches en antioxydants et en vitamines qui sont bénéfiques pour la peau», explique Mme Ashgar à Arab News.

La société a constaté un intérêt croissant des Saoudiens pour le développement d’habitudes de vie durables et respectueuses de l’environnement.

«Certains clients nous ont demandé de mettre en place un programme de ‘retour des emballages’, dans lequel nous reprenons les emballages usagés et les remplissons à nouveau pour eux. Certains nous appellent pour vérifier la source de nos matières premières et que nous sommes effectivement une marque sans cruauté», mentionne Mme Ashgar.

Mama’s Alchemy, une autre marque sans cruauté, a pour valeur fondamentale et pour motivation le végétalisme.

«Nous voulions proposer des options végétaliennes dans la catégorie des soins corporels en Arabie saoudite et dans la région, car il y a très peu de marques qui servent cette cause. Nous pensons que le végétalisme joue un rôle essentiel dans le maintien de la propreté de notre planète et la réduction des déchets», indique Dina Horanieh, associée directrice de la société, à Arab News.

Les fondateurs de la marque sont partis à la recherche de produits corporels végétaliens pour leur usage personnel, mais ils n’en ont pas trouvé, alors ils ont créé les leurs. Mama’s Alchemy s’adresse non seulement aux consommateurs végétaliens, mais aussi à tous ceux qui sont en quête de produits corporels propres et durables.

«La réaction (du public saoudien) a été réconfortante. Nous espérons voir davantage de fournisseurs locaux proposer des options durables. Nous travaillons en permanence pour proposer davantage de produits végétaliens et durables», ajoute Mme Horanieh.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'ONU approuve le premier projet de crédit carbone lié à l'accord de Paris

"Les opportunités offertes par ce marché carbone des Nations Unies dans toutes les régions sont immenses, en particulier maintenant que des mesures de protection environnementale solides, des normes rigoureuses et un système de recours clair sont en place pour garantir l'intégrité, l'inclusivité et l'efficacité", s'est félicité le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell. (AFP)
"Les opportunités offertes par ce marché carbone des Nations Unies dans toutes les régions sont immenses, en particulier maintenant que des mesures de protection environnementale solides, des normes rigoureuses et un système de recours clair sont en place pour garantir l'intégrité, l'inclusivité et l'efficacité", s'est félicité le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell. (AFP)
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  • L'accord de Paris, moteur de la coopération climatique mondiale adopté en 2015, prévoit qu'un pays qui dépasserait ses objectifs de baisse des émissions de CO2 puisse vendre son excès de réductions à un pays en retard sur ses propres objectifs
  • Ce pays a désormais le droit, dans le cadre de l'accord de Paris, de réduire, sur le papier, le total de ses propres émissions de gaz à effet de serre, grâce à ces crédits carbone

PARIS: Le premier projet de crédit carbone dans le cadre de l'accord de Paris a reçu le feu vert de l'ONU jeudi, un mécanisme pour aider les pays riches à tenir leurs engagements climatiques mais critiqué pour les risques d'écoblanchiment.

L'accord de Paris, moteur de la coopération climatique mondiale adopté en 2015, prévoit qu'un pays qui dépasserait ses objectifs de baisse des émissions de CO2 puisse vendre son excès de réductions à un pays en retard sur ses propres objectifs, en général un pays riche.

Ce pays a désormais le droit, dans le cadre de l'accord de Paris, de réduire, sur le papier, le total de ses propres émissions de gaz à effet de serre, grâce à ces crédits carbone.

Concrètement, une entreprise sud-coréenne va financer un programme de remplacement de foyers de cuisson ouverts (bois, charbon de bois, etc.) par des foyers plus économes en combustibles en Birmanie, a annoncé l'ONU Climat jeudi.

De tels projets sont censés réduire les émissions de CO2 puisque moins d'énergie sera perdue et donc utilisée par les familles pour cuisiner, avec un bénéfice additionnel pour la qualité de l'air et pour protéger les forêts locales.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ un quart de la population mondiale cuisine avec des foyers ouverts qui polluent l'air intérieur et extérieur en brûlant des combustibles tels que kérosène, charbon de bois, bouses séchées et déchets agricoles.

Mais ces programmes ont historiquement échoué à tenir leurs promesses, les méthodologies ayant surestimé les réductions d'émissions, notamment dans le cas où les populations délaissent les nouveaux systèmes parce qu'ils les trouvent moins pratiques, ou s'ils se cassent.

La Corée du Sud va, en payant pour ce programme de remplacement, bénéficier de crédits carbone, qui aideront à réduire le total de son empreinte carbone. Le mécanisme onusien évite un double comptage de ces réductions dans les pays vendeurs et acheteurs des crédits.

"Les opportunités offertes par ce marché carbone des Nations Unies dans toutes les régions sont immenses, en particulier maintenant que des mesures de protection environnementale solides, des normes rigoureuses et un système de recours clair sont en place pour garantir l'intégrité, l'inclusivité et l'efficacité", s'est félicité le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell.

Au-delà des problèmes de comptage, les détracteurs du mécanisme de crédit carbone dénoncent un passe-droit donné à certains pour ne pas réduire leurs propres émissions, puisqu'il leur suffirait de payer pour se dire en ligne avec l'accord de Paris.

Ce nouveau mécanisme a été validé par les pays du monde entier à la COP29 en 2024, et des centaines d'autres projets attendent d'être approuvés.

 


Terra Academia au cœur du développement des compétences vertes dans le Golfe

Terra Academia est lancée au BIBF pour former la prochaine génération de professionnels aux défis écologiques du Golfe. (Photo: Arab News en français)
Terra Academia est lancée au BIBF pour former la prochaine génération de professionnels aux défis écologiques du Golfe. (Photo: Arab News en français)
Terra Academia: la cérémonie de lancement au BIBF rassemble ministres, diplomates et acteurs privés autour de la transition écologique. (Photo: fournie)
Terra Academia: la cérémonie de lancement au BIBF rassemble ministres, diplomates et acteurs privés autour de la transition écologique. (Photo: fournie)
Jean-Michel Blanquer, président de Terra Academia, lors du lancement de Terra Academia à Bahreïn. (Photo : fournie)
Jean-Michel Blanquer, président de Terra Academia, lors du lancement de Terra Academia à Bahreïn. (Photo : fournie)
Étudiants et professionnels en devenir : Terra Academia mise sur la formation pratique pour construire le futur vert de la région. (Photo: fournie)
Étudiants et professionnels en devenir : Terra Academia mise sur la formation pratique pour construire le futur vert de la région. (Photo: fournie)
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  • Terra Academia Bahreïn vise 5 000 professionnels formés d’ici 2030, en combinant campus, formation en ligne et immersion sur des sites industriels
  • Le lancement a mis en avant le rôle de l’éducation, des alliances public-privé et de la localisation des talents pour accélérer la transition écologique du Golfe

MANAMA: Dans le Golfe, la transition énergétique entre dans une nouvelle phase. Après des investissements massifs dans les infrastructures — dessalement, efficacité énergétique, gestion des déchets — l’enjeu se déplace vers les compétences. C’est dans ce contexte qu’a été lancé Terra Academia au Bahrain Institute of Banking and Finance (BIBF), avec l’ambition de structurer une filière régionale de formation dédiée à la transformation écologique.

Placée sous le thème, « Partnering for Sustainable Futures: Education and Ecological Transformation », la conférence a réuni ministres, diplomates, universitaires, économistes et dirigeants d’entreprise autour des défis écologiques auxquels fait face le Golfe.

Jean-Michel Blanquer, président de Terra Academia et ancien ministre français de l’Éducation nationale, a présenté l’initiative comme une réponse aux transformations profondes qui redessinent les sociétés.

« Nous sommes à la croisée des révolutions numérique, de l’intelligence artificielle et écologique. L’éducation doit préparer les jeunes à s’adapter, avec des bases éthiques et techniques solides, aux défis que ces transformations entraînent », a-t-il déclaré à Arab News en français lors d’un entretien.

Le ministre de l’Éducation, Dr Mohammed bin Mubarak Juma, y voit un outil d’alignement entre politique publique et ambitions climatiques : « Terra Academia constitue une étape clé pour faire converger notre stratégie éducative et nos objectifs de neutralité carbone. »

Jean-Michel Blanquer a précisé que Terra Academia propose une approche systémique et multidisciplinaire, associant compétences pratiques, sciences et technologies pour accélérer la transformation écologique. Bahreïn a été choisi pour sa position stratégique régionale et sa cohérence avec les priorités nationales et régionales en matière de durabilité.

Terra Academia ambitionne de devenir la première université du Moyen-Orient entièrement dédiée à la transformation écologique, à l’innovation industrielle et au développement des compétences de demain. D’ici 2030, elle prévoit de former 5 000 étudiants et professionnels via un campus dédié et une plateforme numérique.

Les programmes s’adressent aux jeunes diplômés, cadres, dirigeants et responsables publics. Au cœur du dispositif : gestion de l’eau, traitement des déchets, efficacité énergétique — avec une forte dimension pratique via des stages sur des sites industriels opérés par Veolia.

Pour Veolia, présente dans les pays du Golfe depuis plus de 50 ans, l’initiative traduit une évolution stratégique : développer les talents locaux plutôt que recourir exclusivement à l’expertise internationale.

Le groupe exploite Bahrain Bay dans le cadre d’un contrat de gestion intégrée des ressources de 75 ans, comprenant la plus grande centrale de refroidissement urbain du pays (150 MW) ainsi qu’une station de traitement des eaux usées desservant 1,5 million de mètres carrés.

Philippe Bourdeaux, Vice-Président exécutif senior Afrique et Moyen-Orient chez Veolia, a identifié trois axes majeurs : l’eau, les déchets et l’efficacité énergétique.

« La dessalinisation continue de se développer, mais la réutilisation des eaux usées reste un domaine où le potentiel est important. La gestion des déchets offre des perspectives dans la capture du méthane, la valorisation énergétique et le traitement des déchets industriels et dangereux. Quant à l’efficacité énergétique des grandes infrastructures — des aéroports aux métros — elle demeure un levier largement inexploité pour réduire les émissions de CO₂ », a-t-il déclaré à Arab News en français.

Il insiste sur l’importance des compétences techniques et de la localisation de la main-d’œuvre pour assurer une exploitation durable et s’aligner sur les stratégies régionales : « Nous ne pouvons pas nous appuyer uniquement sur des talents internationaux. Former des ingénieurs et des managers locaux garantit la durabilité des projets tout en préparant les jeunes professionnels à des responsabilités techniques et managériales plus élevées. »

Un panel consacré au rôle des alliances public-privé a souligné un point clé : la transition écologique est autant une question de financement et de gouvernance que de technologie.

Finance verte, évaluation des risques climatiques et cadres d’investissement durable sont désormais intégrés aux programmes, en partenariat avec le BIBF.

L’intervention de l’économiste Philippe Aghion, prix Nobel 2025, a rappelé que l’innovation demeure un moteur essentiel de la croissance durable — un signal adressé aux décideurs économiques autant qu’aux industriels.

Terra Academia entend relier éducation, industrie et politiques publiques, en préparant les talents locaux à conduire la transition écologique du Golfe.

Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, a décrit l’initiative comme un catalyseur pour le développement de la main-d’œuvre : « Cette initiative reflète notre conviction que l’éducation, le développement des compétences et la création d’emplois environnementaux locaux sont des leviers essentiels d’une croissance durable au Moyen-Orient. »

Terra Academia incarne une approche stratégique de la transformation écologique dans le Golfe, en articulant rigueur académique, expertise opérationnelle et gouvernance financière.

Au-delà de l’infrastructure, c’est désormais la profondeur du capital humain qui déterminera la trajectoire régionale. Dans la course vers le zéro carbone, les infrastructures peuvent donner le rythme — mais ce sont les talents qui en détermineront l’issue.


L'économie du premier État saoudien a jeté les bases de la stabilité moderne

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
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  • Le commerce a repris dans la péninsule arabique, selon un historien
  • La ville de Diriyah est considérée comme un centre politique et commercial de premier plan

RIYAD: L'économie du premier État saoudien a servi de pilier fondamental à la construction de la nation, à la consolidation de son influence et à la garantie de sa stabilité, a récemment rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les principales caractéristiques de cette économie sont décrites dans le livre "Diriyah : Origins and Development during the First Saudi State", du Dr Abdullah Al-Saleh Al-Othaimeen, a rapporté la SPA.

Les mesures prises à l'époque ont permis d'assurer la sécurité, d'unifier les régions et d'organiser la société. Cela a permis de stimuler le commerce, de stabiliser les marchés et d'améliorer la vie à Diriyah et dans les régions avoisinantes.

arabie saoudite

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenu un centre économique dynamique. (SPA)


L'ouvrage, publié par la Fondation du roi Abdulaziz pour la recherche et les archives, explique comment ces actions ont facilité l'arrivée des caravanes, sécurisé de vastes routes commerciales et relancé le commerce dans toute la péninsule arabique.

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. Ses marchés attiraient des marchands et des étudiants de toute la région.

La communauté locale s'appuyait sur diverses activités, notamment le commerce, l'agriculture et l'élevage, les chevaux et les chameaux jouant un rôle crucial dans le transport, le commerce et la sécurisation des routes.

La croissance économique au cours de cette phase de fondation "a consolidé la position de Diriyah en tant que centre politique et commercial de premier plan dans la péninsule arabique", a rapporté l'APS