L'Arabie saoudite veut accueillir les plus grands événements sportifs du monde

L'Arabie saoudite veut accueillir les plus grands événements sportifs du monde
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Publié le Dimanche 21 août 2022

L'Arabie saoudite veut accueillir les plus grands événements sportifs du monde

  • Le combat des poids lourds entre Usyk et Joshua à Djeddah n'est que le dernier d'une longue liste passionnante
  • Le Royaume a pour objectif la Coupe d'Asie féminine de l'AFC, les Jeux asiatiques et les Jeux d'hiver asiatiques

DJEDDAH: La ville côtière saoudienne de Djeddah était une fois de plus en effervescence samedi avant l'un des plus grands combats de boxe de l'histoire du sport, entre l'Ukrainien Oleksandr Usyk et le Britannique Anthony Joshua.

Ces scènes d'anticipation sont de plus en plus fréquentes en Arabie saoudite; le Royaume accueille de plus en plus d'événements sportifs internationaux, fruit du vaste plan de transformation sociale et économique du pays, la Vision 2030.

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Un match de football entre l'Arabie saoudite et l'Australie, dans le cadre des éliminatoires asiatiques de la Coupe du monde 2022 au Qatar, à Djeddah (Photo, AFP).

En septembre dernier, Usyk a surpris le monde de la boxe en surclassant Joshua lors du premier combat, remportant ainsi son quatrième titre de champion des poids lourds. En raison de la guerre en Ukraine, la revanche prévue n'a pu avoir lieu dans le pays d'origine du champion.

En revanche, le combat intitulé «Rage on the Red Sea», s'est déroulé à Djeddah.

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Oleksandr Usyk et Anthony Joshua avant leur match revanche à Djeddah, le 20 août 2022 (Photo, AN / Houda Bachatah).

L'un des objectifs de la Vision 2030, lancée en 2016, était de placer le Royaume comme une plaque tournante régionale pour des événements sportifs professionnels de classe mondiale qui généreraient des emplois pour les citoyens saoudiens et amélioreraient la qualité de vie en général.

Aujourd'hui, le sport occupe une place centrale dans le processus de diversification du Royaume, qui vise à sortir l'économie des hydrocarbures et à s'ouvrir à toute une série d'industries culturelles, entrepreneuriales et de haute technologie prospères.

En quelques années seulement, l'Arabie saoudite s'est hissée au premier plan en accueillant certains des plus grands événements sportifs du monde, ce qui a donné un élan supplémentaire au tourisme, à l'hôtellerie, aux loisirs et à l'emploi, tout en renforçant l'identité nationale.

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Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane  assiste au lancement du championnat ABB FIA de Formule E à Diriyah, à Riyad (photo, palais royal saoudien/ Archives).

Le tourisme est un domaine que l'Arabie saoudite est particulièrement désireuse de promouvoir avec le lancement de son e-visa saoudien en 2018. Le Royaume prévoit d’accueillir 100 millions de touristes d'ici 2030, attirés par un mélange de nouveaux hôtels de luxe et un calendrier de divertissement bien rempli.

L'accueil de grands événements sportifs a créé de nouvelles opportunités de partenariats, d'investissements et de parrainages à chaque étape de la chaîne de valeur, tout en démontrant la diversité, l'inclusivité et le potentiel économique de l'Arabie saoudite à un public international plus large.

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Le pilote saoudien de Toyota Yazid al Rajhi et le copilote britannique Michael Orr s'affrontent lors de la 11e étape du Dakar 2022 autour de Bisha (Photo, AFP).

Du tarmac lisse et soyeux de la piste de Formule E aux routes épiques de la course dans le désert du Dakar, et du Royal Greens Golf & Country Club de la Ville économique du roi Abdallah à la Cité sportive du roi Abdallah, l'infrastructure de divertissement sportif du Royaume s'est améliorée à pas de géant.

Le succès de la candidature de l'Arabie saoudite à l'organisation des Jeux asiatiques de 2034 est une preuve supplémentaire de la trajectoire stratégique à long terme du secteur, qui est liée à son développement national global.

En 2018, le Royaume a été témoin d'une multitude d'événements sportifs, de tournois et de championnats majeurs. Cette année-là, le Britannique Callum Smith a battu son compatriote George Groves à Djeddah pour remporter le titre WBA des poids supermoyens et la couronne des World Boxing Super Series.

L'édition 2018 de Diriyah E-Prix a également fait date, puisque le championnat s'est déroulé dans la ville historique de Diriyah, la capitale du premier État saoudien.

Depuis lors, l'Arabie saoudite a accueilli la supercoupe d'Italie, la supercoupe d'Espagne élargie, la coupe internationale saoudienne de golf et la coupe saoudienne, la course hippique la plus riche du monde, dotée de 20 millions de dollars américains (1 dollar américain = 1 euro).

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Le jockey Wigberto Ramos avec Emblem Road célèbre sa victoire à la course 1800M Groupe 1 de la coupe saoudienne de 20 millions de dollars américains à Riyad (Photo, AFP/ Archives).

Le royaume a également accueilli le championnat international saoudien de parachutisme «Clash on the Dunes» entre Joshua et Andy Ruiz Jr, la coupe de tennis de Diriyah, le tournoi de BMX et le championnat de skateboard, pour n'en citer que quelques-uns.

Bien que la révolution du divertissement en Arabie saoudite ait subi des revers en 2020, au plus fort de la pandémie de la Covid-19, avec des événements suspendus, des lieux fermés et des voyages internationaux interdits pendant plusieurs mois, le calendrier du divertissement est rapidement revenu en force.

En 2021, le Royaume a inauguré sa gloire suprême — le Grand Prix d'Arabie saoudite — s'imposant fermement comme un lieu de premier plan pour les événements sportifs internationaux.

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Des pilotes s'affrontent lors du Grand Prix de Formule 1 d'Arabie saoudite 2022 sur le circuit de la Corniche de Djeddah, le 27 mars 2022 (Photo, AFP).

Construit en huit mois seulement, le circuit à grande vitesse situé sur le front de mer de Djeddah est devenu le circuit de F1 le plus rapidement construit.

Le Royaume a désormais pour objectif d'accueillir la Coupe d'Asie féminine de l'AFC en 2026 et les Jeux asiatiques d'hiver dans la mégapole saoudienne de NEOM en 2029.

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Une destination de montagne dans la province saoudienne de Tabuk, au nord-ouest du pays, qui proposera bientôt des activités de ski et des sports d'aventure toute l'année (Photo, Arab News).

Un récent rapport d'Ernst & Young a révélé que la valeur de l'industrie des événements sportifs en Arabie saoudite augmente de 8 % par an, passant de 2,1 milliards de dollars américains en 2018 à une estimation de 3,3 milliards de dollars en 2024.

La contribution du sport au PIB national est passée de 2,4 milliards de dollars en 2016 à 6,9 milliards de dollars en 2019, avec le nombre d'événements internationaux organisés en Arabie saoudite ayant doublé, passant de 9 événements en 2018 à 19 en 2019. 

Certes, les dividendes économiques ne sont pas les seuls signes de réussite. Les jeunes athlètes du Royaume ont remporté des victoires importantes, dont toute la nation peut être fière à juste titre.

L'année dernière, le Saoudien Tarek Hamdi a remporté la médaille d'argent en karaté aux Jeux olympiques de Tokyo 2020. Puis, plus tôt cette année, Fayek Abdi est devenu le premier Saoudien à participer aux Jeux olympiques d'hiver, qui se sont tenus à Pékin.

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Le skieur alpin Fayek Abdi est devenu le tout premier Saoudien à participer aux Jeux olympiques d'hiver (Photo, Comité olympique saoudien).

Ayant obtenu de bons résultats lors de sa cinquième participation à la Coupe du monde de la FIFA en Russie en 2018, l'équipe nationale saoudienne s'est qualifiée pour la finale de cet hiver en mars dernier.

Un autre effet positif de la croissance des divertissements sportifs a été une augmentation générale des activités de santé et de remise en forme parmi la population saoudienne.

Une nouvelle enquête menée par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite a révélé que 48,2 % des habitants du pays pratiquent désormais des activités physiques et sportives pendant au moins 30 minutes par semaine.

Il s'agit d'une étape importante dans la création d'une société saine et dynamique, conformément aux objectifs de qualité de vie de la Vision 2030.

Un autre pilier du programme de réforme de la Vision 2030 consiste à transformer le rôle des femmes.

L'Arabie saoudite a élaboré plusieurs stratégies dans le but d’inclure les femmes dans le sport, notamment la création d'une ligue de football féminin de 24 équipes en 2020 et le lancement de la première ligue régionale de football féminin l'année suivante.

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L'équipe nationale féminine saoudienne de football a reçu un coup de pouce avec la nomination de la vétéran entraîneuse allemande Monika Staab comme entraîneuse-formatrice (Photo fournie).

En effet, selon le ministère saoudien des Sports, la participation des femmes aux activités sportives a augmenté de près de 150 % depuis 2015.

«En participant à des événements sportifs, les femmes réalisent tellement plus de choses», a déclaré à Arab News Hala al-Hamrani, fondatrice de la première salle de boxe féminine en Arabie saoudite. «L'événement de boxe de ce soir est important, mais je vais surtout regarder les deux premiers préliminaires féminins en Arabie saoudite.»

L'espoir somalo-britannique Ramla Ali deviendra la première boxeuse à participer à un événement international officiel en Arabie saoudite, en affrontant Crystal Garcia Nova dans un combat de huit rounds de poids super coq.

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Le soutien aux sports de combat a encouragé de nombreuses femmes du Royaume à s'entraîner dans les arts martiaux (Photo, Arab News).

«Je crois que c'est un grand pas en avant car cela envoie un message au public montrant que le gouvernement soutient les femmes qui participent à des sports de combat, ce qui permettra en retour aux familles qui étaient autrefois réticentes à l'idée de permettre à leurs filles de participer à des cours ou à différentes compétitions d'arts martiaux de reconsidérer leur position», a souligné Al-Hamrani.

De tels événements «contribuent à éliminer l'idée que les femmes ne devraient pas pratiquer la boxe», a-t-elle ajouté.

Al-Hamrani a soutenu: «Les matchs de boxe préliminaires et le soutien du gouvernement sont d’une grande importance, montrant que l'implication des femmes dans le sport, sous toutes ses formes, n'est plus tabou.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël construit des routes et des postes militaires dans le sud du Liban, les négociations à Rome au point mort

 L'impasse diplomatique intervient alors que l'activité militaire israélienne continue d'entraver la mise en œuvre des accords dans le sud du Liban. (Archives/Getty Images)
L'impasse diplomatique intervient alors que l'activité militaire israélienne continue d'entraver la mise en œuvre des accords dans le sud du Liban. (Archives/Getty Images)
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  • Israël « gagne du temps » à l’approche des élections, selon une source
  • Le Liban se montre réticent à négocier alors que Tel-Aviv retarde ses retraits

BEYROUTH : Le Liban n’a reçu aucune réponse israélienne aux propositions soumises lors du dernier cycle de négociations directes à Rome, a déclaré une source officielle libanaise, alors qu’Israël étend ses routes militaires et ses positions défensives dans les zones du Sud-Liban sous son contrôle.

Cette source, proche de la délégation libanaise chargée des négociations, a exclu la tenue imminente d’un huitième cycle de pourparlers, estimant qu’Israël semblait « gagner du temps » à l’approche de ses élections.

« Le Liban n’a reçu aucune réponse israélienne aux demandes et propositions qu’il a soumises lors du septième cycle de négociations de Rome, qui s’est tenu la semaine dernière sous l’égide des États-Unis », a déclaré la source.

« Israël ne semble pas disposé à le faire à court terme. »

La source a également indiqué que le chef du Commandement central américain, l’amiral Brad Cooper, avait reporté une visite prévue cette semaine au Liban et se rendrait à la place en Arabie saoudite.

« Le Liban ne semble pas figurer parmi les priorités de l’agenda américain pour le moment », a ajouté la source.

La chaîne publique israélienne Kan a indiqué que les médiateurs tentaient de réduire les divergences et d’organiser un nouveau cycle de pourparlers le mois prochain.

Elle a attribué ce retard aux tensions entre les deux parties, affirmant que le Liban était réticent à reprendre les négociations car Israël n’avait pas étendu les zones d’où il se retirait.

Israël, quant à lui, s’est plaint auprès de Washington des activités de l’armée libanaise et l’a accusée de coordonner ses actions avec le Hezbollah.

Les responsables libanais rejettent cette accusation.

Cette impasse diplomatique intervient alors que l’activité militaire israélienne continue d’entraver la mise en œuvre des dispositions prévues dans le sud du Liban.

L’armée libanaise n’a pas été en mesure d’achever son déploiement à Zawtar Al-Gharbiyah, dans le district de Nabatieh, première zone pilote relevant de la phase initiale d’un accord-cadre mis en œuvre par le biais d’un mécanisme convenu à Rome.

Le déploiement y a débuté le 21 juillet.

Cependant, les forces israéliennes continuent de procéder à des explosions dans la localité voisine de Zawtar Al-Sharqiyah et ont ouvert le feu sur des unités de l’armée libanaise lorsque celles-ci s’enfonçaient plus profondément dans des zones proches de la ville contrôlée par Israël.

Zawtar Al-Gharbiyah, qui s'étend sur environ 4 km², est l'une des trois villes sélectionnées pour constituer la première zone pilote dans le cadre de cet accord soutenu par les États-Unis.

Le général de brigade à la retraite de l’armée libanaise Khalil Gemayel, ancien commandant du secteur du Litani Sud, a déclaré à Arab News que le Liban avait profité des dernières négociations de Rome pour proposer des retraits israéliens plus importants de Bint Jbeil et de Khiam.

L’objectif, a-t-il précisé, était d’accélérer à la fois le retrait des forces israéliennes et le déploiement de l’armée libanaise.

« Si les retraits ne se font que par petites étapes, il faudra des mois, voire des années, pour débarrasser le sud du Liban de la présence militaire israélienne », a déclaré M. Gemayel.

Il a ajouté que des informations militaires indiquaient qu’Israël avait établi un important centre de commandement à Khiam et construisait des routes militaires, tout en se montrant réticent à se retirer de Bint Jbeil en raison de l’importance symbolique de cette ville pour le Hezbollah.

M. Gemayel a affirmé que l’armée libanaise était capable de prendre le contrôle de la zone située au sud du Litani et a rejeté les allégations israéliennes selon lesquelles elle coordonnerait ses actions avec le Hezbollah.

« L’armée libanaise ne coordonne pas ses actions avec le Hezbollah », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’armée avait déjà démantelé environ 200 installations militaires du Hezbollah et scellé les tunnels qu’elle avait découverts, tout en respectant les restrictions légales régissant les perquisitions de propriétés privées.

« Le problème ne réside pas dans la capacité de l’armée à se déployer, malgré son besoin de soutien », a déclaré Gemayel. « Le problème réside dans le mécanisme de suivi de la mise en œuvre des zones pilotes et dans la nécessité de donner à cette expérience une véritable chance de réussir. »

Il a précisé que les troupes libanaises avaient reçu pour instruction d’arrêter toute personne portant ouvertement des armes et qu’elles pouvaient mener des raids, bien que les perquisitions de propriétés privées nécessitent généralement une autorisation judiciaire.

Dans les zones pilotes, a-t-il ajouté, les troupes libanaises facilitaient le retour des habitants non armés, mais la poursuite des explosions et des tirs israéliens rendait difficile le maintien des familles sur place.

« Comment peut-on s’attendre à ce que des familles s’installent dans un climat de peur et d’intimidation constantes ? », a déclaré M. Gemayel.

Le maire de Zawtar Al-Gharbiyah, Abdul Ezzeddine, a récemment déclaré qu’un drone israélien avait pénétré dans la mairie et ordonné aux personnes présentes d’ouvrir les portes pour une inspection, avant de se diriger vers la place de la ville pour surveiller les travaux de déblaiement des décombres.

M. Gemayel a indiqué que certaines installations du Hezbollah découvertes par l’armée libanaise étaient dissimulées au sein de propriétés civiles et reliaient entre eux des immeubles d’habitation.

Il a précisé que des perquisitions pouvaient être menées en cas de constat d’infraction, sur autorisation judiciaire ou pendant un état d’urgence déclaré en vertu de la loi libanaise sur la défense.

Cette dernière option nécessiterait une décision gouvernementale prise par décret.

Ces développements ont alimenté les inquiétudes à Beyrouth : les négociations visant à mettre fin aux opérations militaires, à garantir le retrait israélien et à permettre le retour des résidents déplacés se poursuivent en parallèle des activités israéliennes sur le terrain, sans que celles-ci ne soient restreintes.

Alors que les délégations négocient les cartes et les modalités de retrait, les forces israéliennes continuent de raser au bulldozer, de démolir des structures et d’établir des positions dans le sud.

Une source officielle libanaise a déclaré que Beyrouth restait néanmoins attachée aux négociations.

« Se retirer des pourparlers pourrait s’avérer plus dangereux, car cela laisserait le champ libre à une issue décidée sur le champ de bataille », a déclaré cette source.

La source a accusé Israël d’exercer une pression croissante sur un État libanais qui avait choisi la voie diplomatique comme alternative à une reprise de la guerre.

« Le Hezbollah rejette totalement les négociations et ne propose aucune alternative », a déclaré la source.

Le responsable a également cité les déclarations de responsables politiques israéliens et les incidents impliquant des militants extrémistes israéliens pénétrant sur le territoire libanais comme des facteurs ayant accru les inquiétudes au Liban quant aux intentions à long terme d’Israël.

Ces craintes se sont intensifiées après que le ministère israélien des Affaires étrangères a publié une carte régionale accompagnant des données sur la malnutrition infantile, qui semblait inclure des zones du territoire libanais soit occupées par les forces israéliennes, soit sous le contrôle de tir israélien.

Cette carte a suscité des condamnations au Liban et donné lieu à des contacts diplomatiques avec Washington.

Israël l’a par la suite retirée de son compte officiel en anglais, bien qu’elle soit restée visible sur le compte en arabe.

La source libanaise a qualifié cet épisode de tentative visant à « provoquer le Liban et à détourner son attention de la question fondamentale : le sort des zones occupées ».

Des collines stratégiques sous pression

Les opérations militaires israéliennes se concentrent également autour des collines d’Ali Al-Taher, dans le district de Nabatieh, qui culminent à environ 600 mètres et surplombent Nabatieh, les villages environnants et les zones menant à Jezzine.

Gemayel a déclaré que le cessez-le-feu annoncé en juin avait empêché les forces israéliennes de mener à bien leur avancée vers ces collines, qui, selon les évaluations militaires libanaises, pourraient abriter d’importantes infrastructures du Hezbollah.

Ces collines figuraient parmi les dernières positions dont les forces israéliennes se sont retirées lorsqu’elles ont quitté le Sud-Liban en 2000.

Gemayel a déclaré que les combats autour de la localité voisine de Kfar Tebnit avaient mis au jour ce qui semblait être un vaste réseau de tunnels et démontré le coût potentiel d’une tentative de prise de ces hauteurs.

« L’armée israélienne contrôle les versants arrière des collines à l’aide de robots et de drones de surveillance qu’elle a déployés sur la colline centrale, connue sous le nom d’Al-Dabsha », a-t-il déclaré.

« Elle construit des routes et des fortifications, mais n’a pas encore atteint les tunnels. »

Il a ajouté que les forces israéliennes incendiaient également des zones boisées à travers les collines.

M. Gemayel a indiqué que des informations non vérifiées avaient circulé, suggérant que des robots avaient été envoyés dans les tunnels, mais a souligné que les détails restaient flous.

Il a également mis en avant les travaux de construction militaire israéliens menés ailleurs dans la zone occupée comme preuve d’un éventuel enracinement à plus long terme.

Selon M. Gemayel, les forces israéliennes prolongent des routes et construisent des positions défensives, notamment le long d’un axe reliant la zone frontalière de Taybeh à Yohmor, dans la Bekaa occidentale, et en direction du château de Beaufort, ce qui pourrait leur permettre d’accéder aux zones situées au nord du Litani.

Il a indiqué que plus de 20 pelles mécaniques et bulldozers avaient été observés en train de travailler sur un terrain rocheux difficile.

« Quiconque entreprend des travaux de construction de cette ampleur signale qu’il a l’intention de rester dans la région et ne souhaite pas se retirer », a déclaré Gemayel.

Il a également évoqué Mansouri, une ville côtière du secteur ouest située à environ 12 km de la frontière et à 7 km de Tyr.

M. Gemayel a expliqué que le cessez-le-feu avait empêché l’occupation israélienne de la ville, mais qu’Israël l’avait par la suite classée dans ce qu’il qualifie de « zone jaune » et exerce un contrôle des tirs sur la zone.

L’armée libanaise avait auparavant facilité le retour d’une cinquantaine de familles, car la ville elle-même n’était pas occupée, a-t-il expliqué, mais celles-ci ont ensuite été contraintes de repartir suite à des avertissements d’évacuation lancés par Israël.

Pour le Liban, le fossé de plus en plus visible entre les négociations diplomatiques et l’évolution de la situation sur le terrain devient la préoccupation centrale.

Beyrouth s’est engagée dans le processus de Rome dans l’espoir de trouver un mécanisme permettant de mettre fin aux attaques, de faciliter les retraits israéliens et de permettre le retour des habitants ainsi que la reconstruction.

Alors qu’un nouveau cycle de négociations est désormais incertain, les responsables libanais craignent que le temps ne joue en défaveur de cet objectif — laissant les réalités militaires sur le terrain se cristalliser tandis que les négociations restent suspendues.


Le Liban vote l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient

Le parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'"historique" par le ministre de la Justice Adel Nassar. (AFP)
Le parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'"historique" par le ministre de la Justice Adel Nassar. (AFP)
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  • "Le projet de loi visant à abolir la peine de mort au Liban a été approuvé", a annoncé le bureau du président du Parlement
  • Le texte précise que les crimes commis avant l'entrée en vigueur de cette loi seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité

BEYROUTH: Le parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d'"historique" par le ministre de la Justice Adel Nassar.

Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004.

"Le projet de loi visant à abolir la peine de mort au Liban a été approuvé", a annoncé le bureau du président du Parlement.

Le texte précise que les crimes commis avant l'entrée en vigueur de cette loi seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité.

Le ministre de la Justice a salué une décision "historique", soulignant que grâce à ce vote, Beyrouth ne serait plus débouté de ses demandes d'extradition de suspects de la part de pays où la peine de mort est abolie.

C'est "une étape monumentale pour les droits humains dans le pays, une rupture claire avec une sentence cruelle et arbitraire qui n'aurait jamais dû être prononcée", a déclaré de son côté Ramzi Kaiss, chercheur de l'ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).

Le vote d'abolition de la peine de mort fait partie d'une série de projets de loi discutés lors de la session parlementaire, dont une loi générale d'amnistie, serpent de mer depuis plusieurs années.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.