William et Harry, deux frères jadis soudés, désormais éloignés

Le prince William et le prince Harry lors du concert du jubilé de diamant à Londres, le 4 juin 2012. (Photo, AFP)
Le prince William et le prince Harry lors du concert du jubilé de diamant à Londres, le 4 juin 2012. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 22 août 2022

William et Harry, deux frères jadis soudés, désormais éloignés

Le prince William et le prince Harry lors du concert du jubilé de diamant à Londres, le 4 juin 2012. (Photo, AFP)
  • Tandis que William, numéro deux dans l'ordre de succession au trône, a passé le cap des 40 ans et assume de plus en plus de responsabilités, son frère de trois ans son cadet a rejeté le carcan royal
  • «Cette sorte de relation fraternelle idyllique qu'ils véhiculaient (...) a beaucoup contribué à remettre la monarchie sur les rails», assure l'historien et auteur royal Ed Owens

LONDRES: Ils s'étaient épaulés à la mort de leur mère, ils vivent désormais à des milliers de kilomètres l'un de l'autre: 25 ans après le décès de Diana, ses fils William et Harry sont aujourd'hui éloignés. 

Tandis que William, numéro deux dans l'ordre de succession au trône, a passé le cap des 40 ans et assume de plus en plus de responsabilités, son frère de trois ans son cadet a rejeté le carcan royal. 

Selon le tabloïd The Sun, "Harry et Wills se parlent à peine à la suite du Megxit", la décision choc d'Harry et sa femme Meghan de s'éloigner de la famille royale en 2020. Ils vivent en Californie avec leurs deux enfants, Archie et Lilibet. 

Après la mort de leur mère Diana en 1997 dans un accident de voiture à Paris, les deux garçons avaient bouleversé des millions de personnes en marchant côte à côte derrière son cercueil, retenant leurs larmes devant les caméras. 

William avait 15 ans et Harry 12. 

Les deux frères ont fréquenté le prestigieux pensionnat d'Eton puis Harry a opté pour une formation militaire, tandis que William est allé à l'université. 

William a épousé Kate Middleton en 2011 et fondé une famille, une période pendant laquelle les deux frères semblaient particulièrement proches. 

"Cette sorte de relation fraternelle idyllique qu'ils véhiculaient (...) a beaucoup contribué à remettre la monarchie sur les rails", assure l'historien et auteur royal Ed Owens. 

Le mariage de Harry avec l'actrice américaine Meghan Markle en 2018 semble avoir affecté leurs relations. En 2019, Harry affirmait dans une interview que son frère et lui se trouvaient sur "des chemins différents". 

Un an plus tard, Harry et Meghan annonçaient avec fracas qu'ils renonçaient à leurs rôles de premier plan au sein de la famille royale britannique puis quittaient le pays. 

Dans une interview explosive à Oprah Winfrey en mars 2021, Meghan a affirmé que Kate l'avait fait pleurer. 

Pire: le couple a accusé la famille royale de racisme, assurant avoir été interrogé sur la couleur de peau de leur enfant à naître, Meghan étant métisse. 

Devant les caméras peu après, William a assuré que la famille royale n'était "pas du tout une famille raciste". 

Redouté livre 

Parmi leurs points communs, William et Harry partagent une aversion pour les tabloïds, après la mort de leur mère pourchassée par des paparazzis. 

Harry a affirmé à Oprah Winfrey qu'il avait quitté le Royaume-Uni pour empêcher "l'histoire de se répéter", comparant le traitement de Meghan par les tabloïds britanniques à celui jadis réservé à Diana. 

En juillet 2021, les deux frères se sont retrouvés pour dévoiler une statue de leur mère devant le palais de Kensington mais se sont à peine adressé la parole. 

Lors des célébrations du jubilé de platine (70 ans de règne) de la reine Elizabeth II en juin, Harry et William étaient assis loin l'un de l'autre lors d'un service religieux. 

Selon le Daily Telegraph, il n'y a eu "aucune interaction". 

Harry et Meghan sont attendus de nouveau en septembre au Royaume-Uni. Ils séjourneront à Windsor, sur le domaine de la reine Elizabeth II, à proximité de la nouvelle maison de William. 

Mais selon la presse britannique, les deux frères n'ont pas prévu de se voir. 

L'ancien correspondant royal Robert Hardman croit toutefois une réconciliation possible. 

"Ils se sont clairement éloignés mais ce sont des frères, c'est une famille", déclare l'auteur de "Queen of Our Times : The Life of Queen Elizabeth II". 

Il loue le "rôle digne" de Harry et Meghan lors de la visite au Royaume-Uni à l'occasion du jubilé de la reine: "Pour moi, cela ressemble à une évolution vers des séjours semi-réguliers au Royaume-Uni". 

Mais toute réconciliation dépendra du contenu d'un livre de confidences qu'Harry doit publier d'ici à la fin de l'année, attendu avec impatience par la presse qui spécule sur de possibles règlements de comptes et révélations. 

"Le livre va être très explosif", prédit M. Hardman. "Je m'attends à ce qu'il soit extrêmement dur pour les médias, assez dur pour l'establishment du palais." 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.