Pakistan: arrêter Imran Khan serait une «ligne rouge» prévient l'opposition

L'ancien Premier ministre pakistanais et chef du parti pakistanais Tehreek-e-Insaf (PTI), Imran Khan, prononce un discours devant ses partisans lors d'un rassemblement célébrant le 75e anniversaire de la fête de l'indépendance du Pakistan à Lahore, le 13 août 2022. (Photo, AFP)
L'ancien Premier ministre pakistanais et chef du parti pakistanais Tehreek-e-Insaf (PTI), Imran Khan, prononce un discours devant ses partisans lors d'un rassemblement célébrant le 75e anniversaire de la fête de l'indépendance du Pakistan à Lahore, le 13 août 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 22 août 2022

Pakistan: arrêter Imran Khan serait une «ligne rouge» prévient l'opposition

L'ancien Premier ministre pakistanais et chef du parti pakistanais Tehreek-e-Insaf (PTI), Imran Khan, prononce un discours devant ses partisans lors d'un rassemblement célébrant le 75e anniversaire de la fête de l'indépendance du Pakistan à Lahore, le 13 août 2022. (Photo, AFP)
  • Renversé le 10 avril par une motion de censure, Imran Khan a depuis organisé de vastes rassemblements dans le pays pour faire pression sur la fragile coalition au pouvoir
  • Le principal objectif de M. Khan est d'obtenir des élections générales anticipées, mais le gouvernement n'a montré aucun signe en ce sens, bien que confronté à des problèmes économiques majeurs

ISLAMABAD: Les dirigeants de l'opposition pakistanaise ont prévenu lundi que les autorités franchiraient une "ligne rouge" si elles arrêtaient l'ancien Premier ministre Imran Khan, accusé de trahison pour ses commentaires sur le système judiciaire. 

Renversé le 10 avril par une motion de censure, M. Khan a depuis organisé de vastes rassemblements dans le pays pour faire pression sur la fragile coalition au pouvoir. 

Lundi, des centaines de personnes se sont rassemblées devant sa maison près de la capitale Islamabad, apparemment pour empêcher la police d'y accéder, alors que l'ancienne star de cricket se bat depuis des mois contre une série d'accusations, sans avoir été arrêté jusqu'ici. 

Un rapport préliminaire a été déposé auprès de la police dimanche, première étape d'un processus qui pourrait conduire à des accusations formelles et à une arrestation. 

"Où que vous soyez, rejoignez Bani Gala aujourd'hui et montrez votre solidarité avec Imran Khan", a tweeté l'ancien ministre de l'Information Fawad Chaudhry, en référence au domicile de M. Khan. "Imran Khan est notre ligne rouge", a-t-il ajouté. 

Le parti Pakistan Tehreek-e-insaf (PTI) d'Imran Khan a jugé "sans fondement" les dernières accusations porté contre son leader. 

"Nous émettons de sérieuses réserves quant à cette démarche mue par des considérations politique qui renforce l'instabilité dans le pays", a déclaré le PTI dans un communiqué. 

M. Khan a organisé une série de vastes rassemblements depuis son éviction, mettant en garde les institutions, y compris la puissante armée, de ne pas soutenir le gouvernement dirigé par un de ses rivaux politiques de longue date, Shehbaz Sharif. 

Dimanche, il a critiqué un magistrat signataire du mandat d'arrêt d'un responsable du PTI, détenu depuis une semaine et qui, selon les dirigeants du parti, a été torturé en détention. 

Le principal objectif de M. Khan est d'obtenir des élections générales anticipées, mais le gouvernement n'a montré aucun signe en ce sens, bien que confronté à des problèmes économiques majeurs. 

Imran Khan avait été élu en 2018 sur la promesse de mettre fin à la corruption. Mais le soutien populaire dont il bénéficiait s'était ensuite érodé face aux difficultés économiques. 

Sous son règne, les indicateurs économiques du pays ont chuté, et le Fonds monétaire international a suspendu un programme de prêts de 6 milliards de dollars, que le nouveau gouvernement vient seulement de remettre sur les rails. 

Dimanche, l'autorité pakistanaise de régulation des médias (PEMRA) a interdit aux télévisions de retransmettre en direct les allocutions de l'ex-Premier ministre, affirmant qu'il tenait "des discours haineux" qui sont "susceptibles de troubler la paix et la tranquillité publiques". 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com