Israël lance des vols vers l'étranger pour des Palestiniens de Cisjordanie

Les plus de 475 000 habitants des colonies israéliennes de Cisjordanie peuvent s'envoler à l'étranger par l'aéroport de Tel-Aviv, mais pas les Palestiniens de ce territoire occupé depuis 1967 qui, sauf permis spéciaux, ne peuvent entrer en Israël. (Photo, AFP)
Les plus de 475 000 habitants des colonies israéliennes de Cisjordanie peuvent s'envoler à l'étranger par l'aéroport de Tel-Aviv, mais pas les Palestiniens de ce territoire occupé depuis 1967 qui, sauf permis spéciaux, ne peuvent entrer en Israël. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 22 août 2022

Israël lance des vols vers l'étranger pour des Palestiniens de Cisjordanie

Les plus de 475 000 habitants des colonies israéliennes de Cisjordanie peuvent s'envoler à l'étranger par l'aéroport de Tel-Aviv, mais pas les Palestiniens de ce territoire occupé depuis 1967 qui, sauf permis spéciaux, ne peuvent entrer en Israël. (Photo, AFP)
  • Quarante Palestiniens ont pris place à bord d'un vol du transporteur israélien Arkia entre l'aéroport Ramon, situé près de la ville d'Eilat, et Larnaca, à Chypre, a indiqué une porte-parole de l'Autorité aéroportuaire israélienne
  • Situé près du checkpoint de Qalandia, à Jérusalem-Est, cet aéroport était utilisé par les Palestiniens jusqu'en 1967 lorsque l'armée israélienne a pris le contrôle de la portion orientale de la Ville sainte

JÉRUSALEM: Israël a lancé lundi un projet pilote permettant aux Palestiniens de Cisjordanie occupée de s'envoler à l'étranger depuis un aéroport israélien dans le désert du Néguev (sud), plutôt que de passer par la Jordanie voisine. 

Quarante Palestiniens ont pris place à bord d'un vol du transporteur israélien Arkia entre l'aéroport Ramon, situé près de la ville d'Eilat, et Larnaca, à Chypre, a indiqué une porte-parole de l'Autorité aéroportuaire israélienne. 

Un porte-parole du Cogat, branche du ministère israélien de la Défense responsable des Affaires civiles dans les Territoires palestiniens, a confirmé que des Palestiniens étaient bien à bord du vol qui s'est posé à 13H00 (10H00 GMT) à Larnaca. 

Les plus de 475 000 habitants des colonies israéliennes de Cisjordanie peuvent s'envoler à l'étranger par l'aéroport de Tel-Aviv, mais pas les Palestiniens de ce territoire occupé depuis 1967 qui, sauf permis spéciaux, ne peuvent entrer en Israël. 

Ils doivent passer en Jordanie pour se rendre à l'aéroport d'Amman. Le mois dernier, ce pays avait fait état d'une "hausse sans précédent du nombre de voyageurs" au point de passage Allenby entre la Cisjordanie et la Jordanie. 

Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur la façon dont les Palestiniens s'étaient rendus à l'aéroport Ramon, ainsi que sur les prochains vols de ce projet. 

Au cours des dernières semaines, des responsables israéliens avaient évoqué le lancement de vols, à partir d'Israël et en direction de la Turquie, pour les Palestiniens de Cisjordanie. Le premier de ces vols était prévu lundi mais les autorités israéliennes ont annoncé dimanche son report. 

Plutôt que de s'envoler depuis l'aéroport de Ramon, situé à 180 km de la pointe méridionale de la Cisjordanie, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a appelé récemment Israël à rouvrir l'ancien aéroport de Jérusalem. 

Situé près du checkpoint de Qalandia, à Jérusalem-Est, cet aéroport était utilisé par les Palestiniens jusqu'en 1967 lorsque l'armée israélienne a pris le contrôle de la portion orientale de la Ville sainte. 

Les Israéliens ont continué à utiliser cet aéroport jusqu'au début de la seconde Intifada (soulèvement palestinien, 2000-2005). Depuis, l'aéroport est déserté et des responsables israéliens ont évoqué un projet pour le transformer en colonie israélienne. 

Le vol inaugural lundi de Palestiniens entre Israël et Chypre, à défaut de la Turquie, intervient le jour même d'une visite officielle du président palestinien Mahmoud Abbas dans ce pays où il doit s'entretenir avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. 


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.